La (en occitan : carrièra dels Fonts) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Situation et accès Description La rue des Fontaines est une voie publique. Elle traverse les quartiers de la Patte d'Oie et de Bourrassol.
La rue des Fontaines correspond à la première partie du chemin vicinal 28, de Toulouse au village de Saint-Martin-du-Touch (actuelles rue des Fontaines et route de Bayonne)Salies 1989, vol. 1, .. Longue de , elle débute au nord-ouest de la place du Ravelin et suit un parcours orienté au nord-ouest jusqu'à la rue du Docteur-Émile-Roux. Elle est ensuite orientée plus à l'ouest, jusqu'à la rue d'Antipoul, puis suit un parcours presque rectiligne, orienté au nord-ouest jusqu'à l'avenue de Casselardit.
La chaussée compte dans sa première section, entre la place du Ravelin et la rue Jacques-Roudil, deux voies de circulation automobile, et ensuite, entre la rue Jacques-Roudil et l'avenue de Casselardit, une seule voie de circulation à sens unique. Elle est définie comme une zone 30 et la vitesse y est limitée à . Dans sa première section, il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable. Entre la rue Jacques-Roudil et le boulevard Jean-Brunhes, la rue des Fontaines est à double-sens cyclable et possède une bande cyclable réservée aux cyclistes à contre-sens. Enfin, entre le boulevard Jean-Brunhes et l'avenue de Casselardit, la rue des Fontaines ne possède ni bande, ni de piste cyclable, tandis que la circulation à contre-sens y est interdite.
Voies rencontrées La rue des Fontaines rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Place du Ravelin Rue Jacques-Roudil (d) Rue Gamelsy (g) Rue Nestor-Brun (g) Rue du Docteur-Émile-Roux (g) Rue Labruyère (g) Rue d'Antipoul (g) Boulevard Jean-Brunhes Rue des Braves (g) Rue Pouvillon (d) Rue Dufaur-de-Pibrac (g) Impasse Pouvillon (d) Rue Paul-Décamps (d) Rue Milhès (d) Rue de la Cartoucherie (g) Rue Pierre-Souffron (d) Rue Bertrand-Massonnié (g) Rue Antonio-Vivaldi (d) Rue Adolphe-Talazac (d) Rue Paul-Merlin (d) Rue Charleville (g) Rue des Gais-Pinsons (d) Avenue de Casselardit
Transports La rue des Fontaines est parcourue et desservie, entre le boulevard Jean-Brunhes et l'avenue de Casselardit, par la ligne de bus . Elle est de plus parallèle à l'avenue de Grande-Bretagne, où se trouvent les stations Zénith et Cartoucherie, sur la ligne de tramway , ainsi que les arrêts des lignes du Linéo et du bus . À l'est, la station de métro la plus proche est la station Saint-Cyprien – République, sur la ligne de métro , près de laquelle se trouvent les arrêts des lignes de Linéo et de bus .
Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse le long de la rue des Fontaines ou des voies les plus proches : les stations (89 bis allées Charles-de-Fitte), (face 175 rue des Fontaines), (68 boulevard Jean-Brunhes) et (face 287 rue des Fontaines).
Odonymie La rue des Fontaines est déjà désignée, au , comme le chemin des Fontaines. Ce nom lui vient des nombreuses sources et des fontaines (font, « source » ou « fontaine » en occitan médiéval) qui traversaient le chemin. Aux , elle est également désignée comme le chemin de Colomiers ou encore de Saint-Martin – Colomiers et Saint-Martin-du-Touch étant deux villages auxquels il menaitSalies 1989, vol. 2, ..
Histoire Moyen Âge et période moderne Au Moyen Âge, le chemin des Fontaines est un chemin rural qui traverse la campagne à l'ouest de la ville et de son faubourg de la rive gauche, Saint-Cyprien. Le chemin naît face au ravelin de la porte de l'Isle (emplacement de l'actuelle place du Ravelin). Il tient son nom des nombreuses sources qui descendent de la terrasse de la Garonne et s'écoulent en traversant le chemin. La fontaine des Trois-Canelles, qui s'écoule dans les fossés du rempart de la ville, alimente le faubourg en eau potable. Plus loin, la fontaine Sainte-Marie tient son nom d'une chapelle reconstruite au : son canal est franchi par un pont.
Époque contemporaine Au , la rue des Fontaines compte de nombreux lavoirs publics, c'est-à-dire des établissements privés ouverts au public. En 1860, on en compte sept, soit la moitié des lavoirs de la ville, dont le lavoir de la CarotteSalies 1989, vol. 1, ., le lavoir Sainte-MarieSalies 1989, vol. 2, . et les Trois-Canelles. En 1865, il y en 11, puis en 1895 seulement 9Salies 1989, vol. 2, .. Progressivement, la progression de l'urbanisation le long de la rue des Fontaines fait disparaître cette ancienne activité : en 1920, on ne compte plus que cinq lavoirs.
En 1925, la cité-jardin des Fontaines est réalisée entre la rue des Fontaines, le boulevard Richard-Wagner, la rue des Églantiers (actuelle rue Adolphe-Talazac) et l'avenue de Casselardit. En 1926, c'est le lotissement Saint-Raymond, le long de la rue du même nom (actuelle rue Labruyère)Salies 1989, vol. 2, .. En 1927, la cité-jardin de Casselardit est réalisée par la Société méridionale foncièreSalies 1989, vol. 2, .. En 1932, le lotissement Morhange est aménagé autour des rues du Docteur-Émile-Roux et du Docteur-Léon-CalmetteSalies 1989, vol. 2, ..
Dans la deuxième moitié du , la construction des immeubles se développe, tels la résidence Fontaines 1984Salies 1989, vol. 1, ..
Patrimoine et lieux d'intérêt Immeubles et maisons 3 : maison (deuxième moitié du ).. 9 : maison Dangely (1859).. 91-95 : résidence des Fontaines (1984).. 109 : maison (deuxième quart du ).. 174-190 : résidence Parc-de-Bourrassol (1967)Salies 1989, vol. 2, ... 218 : maison (deuxième quart du ).. 230 : maison (deuxième quart du ).. 254 : villa Maïtena (1938).. 256 : maison Astre (fin du )..
Groupe scolaire les Gais Pinsons 270 : école élémentaire les Gais Pinsons.
Parcs et jardins 86 : stade des Fontaines. Le stade des Fontaines est d'abord voué à la Jeunesse olympique de Bourrassol, club de sport fondé en 1932 par le père Clément. En 1963, le club devient l'A.S. Espérance Bourrassol, puis en 1978 le Toulouse Fontaines Club. En 2016, le club a fusionné avec Toulouse St-Jo pour former le Toulouse Métropole Football Club, dont le siège est au stade Pierre-Cahuzac, à la base de loisirs des Argoulets.
128 : jardin des Fontaines.
Personnalité Marthe Varsi (1899-1967) : née Lamouille, épouse de Jean-Augustin Varsi, elle s'engage auprès des démunis. En 1947, elle est administratrice du Bureau d'aide sociale de la mairie, fondatrice et présidente de l'association départementale d'entraide. Elle mène également une carrière politique, puisqu'elle est responsable départementale du Mouvement républicain populaire (MRP) et, entre 1965 et 1967, conseillère municipale. Elle meurt à son domicile de la rue des Fontaines (actuel ). En 1969, la municipalité donne son nom à la rue de la Redoute, entre la place du Ravelin et les allées Charles-de-FitteSalies 1989, vol. 2, ..
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie .
Articles connexes Liste des voies de Toulouse Liste des espaces verts de Toulouse
Liens externes « Notice », Au nom de la voie, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse, (consulté le ). Inventaire préliminaire de la ville de Toulouse, sur le site Urban-Hist, Archives municipales de Toulouse (consulté le ). Inventaire général du patrimoine culturel d'Occitanie, sur le site Ressources patrimoines - La médiathèque culturelle de la Région Occitanie (consulté le ).
Fontaines