Henri de Pouilly, né le à Bruxelles et mort le à Reims, est un général français, commandant du corps d'armée d'Oran en 1960-1961.

Biographie Né en 1905 à Bruxelles, élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1923 et 1925, il sort dans la cavalerie. Il étudie ensuite à l'école supérieure de guerre.

Lors de la bataille de France, il est capturé le mais il s'évade dès le . Il gagne l'Afrique du Nord où il commande le d'escadrons du de chasseurs d'Afrique en 1943. En 1944, il est nommé chef d'état-major de la blindée.

En 1951, il est mis à la disposition du haut-commissaire de France en Indochine puis rejoint l'état-major particulier du ministre de la Défense nationale René Pleven en .

En 1956, au début de la guerre d'Algérie, il arrive à la tête du secteur autonome de Tébessa. Nommé général de brigade le , il prend en mai le commandement de la d'infanterie, sur la subdivision de Médéa. Il devient d'ailleurs préfet du département après la crise de mai 1958.

Promu général de division le , il reçoit en le commandement du corps d'armée d'Oran. Il est nommé général de corps d'armée peu après. Le général Challe, principal organisateur du putsch des généraux à Alger, ce putsch déclenché le par quelques officiers supérieurs, envoie un émissaire, le colonel Argoud à Sidi-Bel-Abbès, où se trouve le général Paul Gardy pour que celui-ci s’empare d’Oran avec l’aide de la Légion étrangère. Mais les légionnaires refusent de participer à ce putsch même si Gardy s'y est rallié. Le général de Pouilly reçoit lui aussi le colonel Argoud et l'éconduit. Le général de Pouilly avait été contacté au téléphone par le général Challe, pour apporter son concours au putsch, et lui avait répondu : . On avait ensuite compté sur son retrait, à défaut de participation et sur un colonel chef de son état-major à Oran. Mais ce colonel était en permission. Pour autant, Henri de Pouilly préfère quitter Oran avec le préfet IGAME pour Tlemcen, laissant l’état-major d’Oran à Gardy et à Argoud, Jacques Fauvet, Jean Planchais, La fronde des généraux, Arthaud, 1961, p.173.. Ceux-ci ne l’occupent que jusqu’au mardi . Puis faute d'obtenir des ralliements, le colonel Argoud doit repartir vers Alger.

Henri de Pouilly reste ainsi fidèle au gouvernement de la République. Replié à Tlemcen sur ordre du ministre Louis Joxe, il se rend à Alger pour rencontrer le général putschiste Maurice Challe, à la demande de celui-ci . Ce dernier le fait alors arrêter. Mais le général Challe renonce lui-même à poursuivre ce putsch, il se rend le aux forces loyalistes et est transféré immédiatement en métropole. Le putsch a duré cinq jours. Il a échoué parce que l’armée, à l’exception des éléments de choc, n’était pas prête à une telle sédition.

Henri de Pouilly, lui aussi revenu en métropole, y devient inspecteur de l'Arme blindée et cavalerie en . Fin , il est mis en disponibilité sur sa demande. Il est placé en deuxième section des officiers généraux le .

Il déclare en 1962, lors du procès du général Salan :

Il meurt le à Reims.

Distinctions

Officier de l'Ordre national de la Légion d'honneur Croix de guerre 1939-1945

Notes et références

Catégorie:Naissance en avril 1905 Catégorie:Naissance à Bruxelles au XXe siècle Catégorie:Décès en mars 2000 Catégorie:Décès à Reims Catégorie:Décès à 94 ans Catégorie:Général français du XXe siècle Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Militaire français de la guerre d'Algérie Catégorie:Élève de l'École spéciale militaire de Saint-Cyr Catégorie:Officier de la Légion d'honneur (date non précisée) Catégorie:Titulaire de la croix de guerre 1939-1945