La famille Boudet de Puymaigre est une famille éteinte en ligne masculine de la noblesse française, originaire du Bourbonnais. Sa filiation suivie remonte à Hélion Boudet, cité en 1420. Maintenue dans sa noblesse en 1634 puis en 1667, une de ses branches se fixe en Lorraine au et reçoit en 1822 un titre héréditaire de comte. Elle compte notamment parmi ses membres un préfet, un homme de lettres, un maréchal de camp et un conseiller municipal de Paris.

Histoire La famille Boudet est originaire du Bourbonnais, où elle possède la terre du Mas, située dans la paroisse de Prémilhat, ainsi que la terre de Combraille à Viersat, aux confins de l'Auvergne et de la Combraille. Elle détient par la suite les terres de Puymaigre, du Sioudray, de la Vernouaille, de la Jaunais et de Villemory, puis, après son implantation dans le pays messin, celles de Tragny et de Mercy-le-Haut.

La filiation suivie commence avec Hélion Boudet, écuyer et seigneur du Mas, cité dans un contrat d'échange du . Il exerce en 1467 la fonction de lieutenant de la châtellenie de Montluçon pour Jean Ier de Bourbon, duc de Bourbon et d'Auvergne.

Son fils Jean Boudet, écuyer et seigneur du Mas, épouse Françoise Bessonnat, également nommée Boissonnat, par contrat du . Leurs fils Jean et Pierre sont à l'origine de deux rameaux. Pierre Boudet, lieutenant général de la châtellenie de Montluçon, épouse Marguerite de Fournoux. Ce rameau compte notamment Louis-Gilbert Boudet du Mas, chevalier de Saint-Michel, gouverneur de Chalon, aide de camp et gentilhomme de la chambre de Gaston d'Orléans.

Jean Boudet, auteur du rameau principal, épouse Françoise de Moussy. Leur fils Nicolas Boudet, seigneur du Mas et archer des gardes du roi, épouse Marguerite de Saint-Julien par contrat du . La filiation se poursuit avec François Boudet, marié à Marguerite de Beaufort le , puis avec Gaspard Boudet, seigneur du Mas, de Prémilhat et de Combraille, qui épouse Michelle de Culant par contrat du .

Gaspard Boudet est maintenu dans sa noblesse par les élus de Montluçon le et participe au ban et arrière-ban du Bourbonnais en 1636. Ses descendants sont de nouveau maintenus nobles le par Henry Lambert d'Herbigny, intendant du Berry et du Bourbonnais, sur des preuves de filiation remontant à 1420.

L'un des fils de Gaspard Boudet, nommé Pierre par Gustave Chaix d'Est-Ange et François dans l'armorial des d'Hozier, épouse Charlotte de Bise en 1660Gustave Chaix d'Est-Ange donne le prénom Pierre et la date du . L'armorial des d'Hozier donne le prénom François et la date du .. Celle-ci est la fille de Gabriel de Bise, seigneur de Puymaigre, et de Marguerite de Salignac. La terre de Puymaigre, située sur l'actuelle commune de Malleret-Boussac, près de Boussac, entre alors dans la famille, qui joint progressivement son nom à celui de Boudet. Les armes de la famille sont enregistrées dans l'Armorial général de France dressé à partir de 1696.

Un rameau demeure établi à Prémilhat puis dans la Creuse, notamment à Soumans. Pierre Boudet, seigneur du Mas, de la Vernouaille, de Beaulieu et de Combraille, est impliqué dans une rixe survenue à Lépaud le , au cours de laquelle le sieur de Puygirault trouve la mort. Les conséquences financières de l'affaire entraînent la vente du château du Mas en 1679. Ce rameau se poursuit notamment avec Gilbert Boudet, Godefroy Boudet, Pierre Boudet et Étienne Boudet, dont la fille Marie-Trinité Boudet meurt en 1895.

La branche de Puymaigre se fixe à Metz au . François Boudet de Puymaigre, seigneur de Puymaigre et du Sioudray, lieutenant-colonel au régiment de Normandie et chevalier de l'ordre de Saint-Louis, épouse en 1728 Élisabeth de Bock, fille du baron Jean-Nicolas de Bock et de Marguerite Scharf.

Leur fils François-Gabriel Boudet de Puymaigre (1729-1801) atteint le grade de maréchal de camp en 1784. Il participe en 1789 aux assemblées de la noblesse tenues à Metz et à Vic. Il épouse successivement Claire-Françoise-Nicolle de Muzac et Thérèse de Muzac, filles d'un président des requêtes au parlement de Metz. Après avoir émigré, il commande une division de l'armée de Condé pendant les campagnes de 1792 et 1793. Il meurt à Graz, en Styrie, le .

Issu du second mariage, Jean François Alexandre Boudet de Puymaigre (1778-1843) émigre avec sa famille pendant la Révolution française, puis revient en France en 1802. Il exerce différentes fonctions dans l'administration des contributions indirectes avant de devenir successivement préfet du Haut-Rhin, de l'Oise et de Saône-et-Loire sous la Restauration. Il est également gentilhomme honoraire de la chambre du roi et officier de la Légion d'honneur. Un titre héréditaire de comte lui est accordé par lettres patentes du , à la suite d'une ordonnance du .

Son fils, Théodore-Joseph Boudet de Puymaigre (1816-1901), est un homme de lettres, hispaniste et collecteur de traditions populaires. Président de l'Académie de Metz, il publie notamment les Chants populaires recueillis dans le pays messin en 1865, ainsi que plusieurs ouvrages consacrés aux littératures espagnole et portugaise.

Le fils de ce dernier, Henri François Joseph Boudet de Puymaigre (1858-1940), est lieutenant-colonel d'infanterie breveté d'état-major. Il siège au conseil municipal du 7e arrondissement de Paris, pour le quartier des Invalides, de 1912 à 1940, et devient membre de la Commission du Vieux Paris en 1912. Chevalier de la Légion d'honneur en 1903, il est promu officier en 1917. Il épouse en 1890 Victorine-Eulalie-Catherine d'Harcourt.

Leur fils Jean Joseph Marie Boudet de Puymaigre, sous-lieutenant au régiment d'infanterie, meurt au combat à Servon, dans la Marne, le . Henri Boudet de Puymaigre meurt à Paris le , entraînant l'extinction en ligne masculine de la branche de Puymaigre. Sa fille Gilberte Boudet de Puymaigre avait épousé en 1919 Gaston Émé de Marcieu.

Personnalités François-Gabriel Boudet de Puymaigre (1729-1801), maréchal de camp et commandant dans l'armée de Condé. Jean François Alexandre Boudet de Puymaigre (1778-1843), préfet du Haut-Rhin, de l'Oise et de Saône-et-Loire, créé comte héréditaire en 1822. Théodore-Joseph Boudet de Puymaigre (1816-1901), homme de lettres, hispaniste et collecteur de traditions populaires. Henri François Joseph Boudet de Puymaigre (1858-1940), lieutenant-colonel, conseiller municipal de Paris et membre de la Commission du Vieux Paris.

Titres et armoiries Comte héréditaire, titre accordé à Jean François Alexandre Boudet de Puymaigre par lettres patentes du , à la suite de l'ordonnance du .

Les armes de la famille se blasonnent ainsi : D'or à un demi-vol de sable. Elles sont accompagnées d'une couronne de comte et ont pour supports deux lions d'or.

Généalogie La filiation suivante est volontairement limitée aux principaux représentants et aux rameaux nécessaires à la compréhension de l'histoire familiale.

De la souche au rameau de Puymaigre

Branche de Puymaigre

Rameaux secondaires

Alliances Les principales alliances de la famille Boudet de Puymaigre sont : Bessonnat ou Boissonnat (1498), de Moussy, de Fournoux, de Saint-Julien (1563), de Rochedragon (1574), Bohier, Alamargot, de Beaufort (1600), de Culant (1624), de Bise (1647 et 1660), de Bock (1728), de Muzac, Duchier de La Courcelle (1798), de Gargan du Chastel (1809), Pyrot de Crépy, du Boys de Riocour, d'Harcourt (1890), Émé de Marcieu (1919) et de Fourneaux.

Notes et références Notes

Références

Voir aussi Bibliographie . . . . . . .

Articles connexes

Armorial des familles d'Auvergne

Catégorie:Famille noble française Catégorie:Famille du Bourbonnais Catégorie:Famille noble de Lorraine