Maprounea guianensis est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Euphorbiaceae (famille du ricin). C'est un arbuste néotropical.

Il est connu en Guyane sous les noms de Radié chancre (créole), Ka'akɨ, Yalakasilo, Yalakasila (Wayãpi), Idurasβeiti (Palikur), Aye wiwii (Aluku), Vaquinha (portugais).

Description Maprounea guianensis est un arbre petit à moyen, à bois dur, haut de . Ses feuilles sont elliptiques à ovales avec un apex aigu à acuminé, portant 0, 1 ou 2 paires de glandes à la base de la face abaxiale. On compte (1) 2 ou 3 fleurs pistillées par inflorescence. Les inflorescences staminée ont un contour oblong-elliptique, plus long que large. Les fruits sont des capsules longues de .

Notons que Maprounea guianensis change de phénotype sous l'effet du stress hydrique

Répartition On rencontre Maprounea guianensis du Panama au Brésil en passant par la Colombie, le Venezuela, Trinidad, le Guyana, le Suriname, la Guyane, l'Équateur, le Pérou et la Bolivie. Il croît dans les forêts sempervirentes de plaine ou de basse montagne, souvent dans les habitats ripicoles ou perturbés, depuis le niveau de la mer jusqu'à d'altitude. Il est commun en Guyane sur la côte dans les lisières de savane et les forêts secondaires, et plus rare dans l'intérieur.

Utilisations En Guyane, Maprounea guianensis sert à préparer un remède Créole pour soigner les chancres vénériens et les boutons sur les jambes. Les Wayãpi en tirent un antidiarrhéique. Il favorise la cicatrisation l'ombilic des nouveau-nés chez les Palikur. Il sert aussi à soigner les coupures et pour la toilette intime des femmes Aluku. On l'utilise pour soigner les plaies et apaiser les démangeaisons chez les Amérindiens du nord-ouest du Guyana.

On a découvert à Maprounea guianensis des vertus antiparasitaires nématicides sur Haemonchus contortus

Maprounea guianensis a fait l'objet de plusieurs études biochimiques.

Histoire naturelle En 1775, le botaniste Aublet propose la diagnose suivante : vignette|gauche|Maprounea guianensis par Aublet (1775) Planche 342. L'on a repréſenté un rameau de grandeur naturelle. L'on a groſſi ſes fleurs & les parties ſéparées. - 1. Axe qui porte les fleurs. - 2. Cône de fleurs. - 3. Calice. - 4. Fleur. - 5. Calice ouvert. - 6. étamines.

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Liens externes

Catégorie:Hippomaneae Catégorie:Espèce d'Euphorbiaceae (nom scientifique) Catégorie:Espèce d'arbustes (nom scientifique) Catégorie:Euphorbiacée endémique d'Amérique Catégorie:Arbuste en Amérique centrale Catégorie:Dicotylédone du Panama Catégorie:Arbuste au Brésil Catégorie:Euphorbiacée du Brésil Catégorie:Arbuste en Guyane Catégorie:Euphorbiacée de Guyane Catégorie:Plante décrite par Aublet