Pariana campestris est une espèce herbacée, néotropicale, de sous-bois, à feuilles larges, appartenant à la famille des Poaceae (famille du maïs).
Il est connu en Guyane sous les noms de Calumet (Créole), Pariane (français), Tampoa-oui, Mau-maivi (Saramacca), Asumantu pinpin (Aluku), Scwc (Wayãpi), Asoematoe (sranan tongo du Suriname), Rerobali (Arawak).
Description Pariana campestris est une plante herbacée, vivace, cespiteuse, ou parfois rhizomateuse, stolonifère, haut d'environ . Les chaumes hauts de sont glabres et luisants. Les chaumes feuillés et fertiles sont de même apparence. Les feuilles portent des gaines glabres à striées en lignes, stramineuses dessous et souvent vineuses au sommet. On observe des marques "lunaires" au sommet de la gaine, qui est longue de . Les oreillettes de la gaine se prolongent en callosités latérales, celles-ci parfois caduques, portent des groupes de nombreuses soies (20-100) à leur base, longues de , étalées, flexueuses, glabres ou pubérulentes en dessous, rougeâtres ou vinacées. Les ligules mesurent environ de long. On observe également un pseudopétioles épaissis, long de . Les limbes, mesurant , sont largement ovales à largement lancéolés, arrondis à cunéiformes à la base, aigus à acuminés à l'apex, vert foncé et glabres dessus, dessous vert plus clair à glauque bleuâtre, glabre à pubérulent. Le pédoncule est généralement inclus dans le sommet de la gaine pubérulente, moins communément exsert, mesure jusqu'à . L'inflorescence dressée à penchée mesure . Les fascicules de l'épillet ne se chevauchant pas fortement. Les épillets femelles mesurent , portent des fleurs de 5-6 mm de long, ovales, indurées, straminées. Les épillets mâles portés sur des pédicelles glabres à pubérulents, mesurent . Les glumes longues de , sont largement à étroitement triangulaires, portant 1 à 3 nervures, acuminées à atténuées. La fleur elliptique à ovale, mesure , porte 3(5) nervures, est glabre à pubérulente, sans nervures transversales évidentes. On compte 18-40 étamines. Les anthères mesurent de de long.
Répartition On rencontre Pariana campestris de la Colombie au Brésil (Amazonas, Pará), en passant par le Venezuela, les Guyanes et le Pérou.
Habitat Forêts et sentiers ensoleillés
Toxicité Pas de toxicité connue
Écologie Pariana campestris pousse depuis 0 jusqu'à , mais surtout en dessous de , dans le sous-bois des forêts humides. Elle fleurit irrégulièrement tout au long de l'année, avec des pics apparents en saison des pluies (de janvier à mars et en août). On la rencontre le plus souvent dans les anciennes clairières et les anciens chablis, mais aussi dans les coulées humides sur les affleurements de granit.
Pariana campestris fait partie des espèces de Poaceae que l'on soupçonne d'être entomogames. Elle produit des grains de pollen qui présentent des sculptures de l'exine plus prononcées (bien que peu visibles par rapport aux autres Pariana), que chez les autres espèces de Poaceae aux grains de pollen plus lisses. Ce trait, associé à la forme particulière de l'inflorescence et à l'habitat de ces plantes en sous-bois de forêts tropicales peu sujet au vent, fait penser à une possible pollinisation entomophile.. On a observé sur ces inflorescences, divers insectes pollinisateurs (Diptera, Coleoptera et Hymenoptera dont les Meliponini en particulier sur lesquelles on a observé du pollen). La pollinisation par les insectes n'a cependant pas été démontrée formellement.
Histoire naturelle En 1775, le botaniste Aublet propose la diagnose suivante : vignette|gauche|Pariana campestris (Pl. 337) d'après Aublet, 1775 On a repréſenté une portion du chalumeau, une feuille du bas, de même que les parties détachées des fleurs, de grandeur naturelle. On a groſſi une fleur mâle & une fleur femelle. L’épi de fleur eſt compoſé de pluſieurs articulations. Les anneaux des fleurs ſe ſéparent en entier les uns des autres. - (1. Feuille détachée. - 2. gaîne du pédicule. - 4. Anneau de fleurs. {a,a>a) Fleurs mâles, (b) Fleurs femelles. - 5. Anneau de fleurs, vu détaché de l’épi. - 6. Bouton de fleur mâle ſéparé. - 7. Les quatre balles de la fleur mâle ouvertes. - 8. Fleur mâle épanouie. - 9. Fleur femelle.)
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet
Liens externes
Catégorie:Poaceae Catégorie:Espèce d'Angiospermes (nom scientifique) Catégorie:Plante décrite par Aublet