Les Émeutes de 2021 aux Îles Salomon sont de graves émeutes et manifestations ayant secoué les Îles Salomon à la suite de tensions sur la question de la reconnaissance entre la Chine et Taïwan. Causant le décès de trois personnes, la destruction de plusieurs bâtiments, ainsi qu’impliquant le déploiement de diverses forces de maintien de l’ordre de nation d'Océanie.
Déroulés
Raison Depuis 2019, le gouvernement provincial de l’île de Malaita, et plus largement sa population, sont en confrontation avec le gouvernement central des îles Salomon, qui a reconnu la Chine unique, la République populaire de Chine, alors que l’île de Malaita avait reconnu Taïwan, obligeant cette reconnaissance provinciale à se plier à celle du gouvernement central. En échange de cela, Pékin avait versé 500 millions de dollars aux Îles Salomon.
En 2021, alors que des troubles secouaient les îles Salomon, le Premier ministre Manasseh Sogavare qualifia les manifestants d’« agents de Taïwan » ce qui amplifia les événements et causa les émeutes. Ainsi que la dévaluation de l'économie due à la pandémie de Covid-19 et des tensions ethniques.
Mais pourtant, ces troubles liés à la question chinoise ne sont pas nouveaux. En 2006, des émeutes avaient éclaté après des rumeurs de trucage par des entreprises du quartier chinois lors de l’élection de la même année.
Émeute Les manifestations étaient initialement pacifiques partant de Malaita pour Honiara sur l'île de Guadalcanal, demandant le Premier ministre Manasseh Sogavare prennent la parole avant le 24 novembre, ce que ce dernier refusa. Ainsi, les manifestants ont tenté d’incendier la résidence du Premier ministre, réussissant à brûler des bâtiments à ses côtés. Dans la même journée, ils ont pénétré le parlement, avant de le saccager.
Dans le même temps, des manifestants sont allés manifester, parfois armés à la main, avec des haches et des couteaux, dans les quartiers chinois, où ils ont détruit des bâtiments, celui d’affaires et de Point Cruz.
Les autorités salomoniennes ont été contraintes d’appeler à une aide internationale, qui se concrétisa le 26 novembre par l’arrivée de forces australiennes, fidjiennes, néo-zélandaises et papouanes-néo-guinéennes.
Afin de tenter de calmer les émeutes, tandis que les forces internationales prenaient place, dans la journée du 26, un couvre-feu pour une durée indéterminée fut établi dans la capitale.
Conséquences La banque centrale des Îles Salomon estime la perte issue des émeutes et de leurs conséquences à plus de 600 millions de dollars, ainsi que jusqu'à perdus.
En termes de bâtiments, une école et un commissariat se sont retrouvés incendiés par les manifestants, tout comme des dizaines de commerces du quartier chinois.
Réactions
Politique Le Premier ministre de la province de Malaita, Daniel Suidani, a critiqué les choix du gouvernement mais a également condamné les violences de la part des manifestants.
Matthew Wale, le chef de l'opposition, a également condamné les violences mais a déclaré que Sogavare devrait démissionner, le blâmant pour l'escalade de la violence.
Diplomatique Le Premier ministre de Guadalcanal a fermement dénoncé les émeutes.
Force de Maintien de l'ordre +PaysNombre d’hommes déployésSource Australie~100 Papouasie-Nouvelle-Guinée34
Crédit de traduction
Notes et références
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