Jacques Colas de Brouville de La Noue, né le à Orléans et décédé le à Paris, est un magistrat et homme politique français.
Biographie
Jacques Colas de Brouville de La Noue naît à Orléans le , au sein d'une famille de . Il est le fils d’Étienne Colas de Brouville, sieur de La Noue, conseiller de préfecture du Loiret, et de Marie-Anne Seurrat. Son grand-père maternel est Jacques-Isaac Seurrat de La Boulaye, juge-magistrat au bailliage d'Orléans et député de la noblesse aux États généraux de 1789.
Inscrit en 1810 au barreau d'Orléans, Colas de La Noue est appelé, le , à siéger à la Cour impériale en tant conseiller-auditeur.
Il épouse le Thérèse-Edwige Vandebergue, petite-fille de Claude Vandebergue-Seurrat, dont il a deux fils : Jacques-Gustave Colas de Brouville de La Noue (né en 1812) et Louis-Ernest Colas de Brouville de La Noue (né en 1814, maire de Joué-lès-Tours).
Le , le roi Louis XVIII le nomme conseiller-magistrat à la Cour royale d'Orléans.
Lors du retour de Napoléon Ier de l'île d'Elbe, Colas de La Noue refuse de servir l'Empereur et ne reprend ses fonctions que lorsque les ordonnances des 7 et rétablissent les magistrats sur leur siège. La Cour royale d'Orléans est renouvelée par ordonnance du , et Colas de la Noue qui occupait le second rang parmi les conseillers devient, le suivant, doyen des conseillers de la Cour royale.
En 1826, il publie la Jurisprudence de la Cour royale d'Orléans, un recueil rassemblant des arrêts rendus entre 1811 et 1826, classés par ordre alphabétique et accompagnés de réflexions autour de la jurisprudence.
Il est nommé membre du conseil municipal d'Orléans en 1826, puis, en 1829, président de chambre à la Cour royale d'Orléans.
En 1828, il se remarie avec Marie Antoinette Delaroche, d'où naissent : François Henri (1828-1899, secrétaire général du Conseil d'État), Étienne (1831-1832), Thomas (1831-1832) et Antoine Jean (1842-1920).
Lors la Révolution de Juillet, refusant de soumettre au serment, il décline le siège de premier président et présente sa démission.
À la chute de la monarchie de Juillet, dont il a toujours été l'adversaire, Colas de La Noue est nommé préfet du Var, fonctions qu'il exerce du au .
Distinctions
Chevalier de la Légion d'honneur ()
Notes et références
Notes
Références
Voir aussi Bibliographie
René Bargeton, Bernard Le Clère, Pierre Bougard [dir.], Dictionnaire biographique des préfets du 11 ventôse an VIII au 4 septembre 1870 (1800-1880), Pierrefitte-sur-Seine, Archives nationales (France), 1981, , . Jean-Claude Farcy, Rosine Fry, Annuaire rétrospectif de la magistrature , Centre Georges Chevrier (Université de Bourgogne/CNRS), 2010. Joseph Salvarelli, Les Administrateurs du département du Var (1790-1897). Notices biographiques, Draguignan, 1897, , . Pierre Serna, « Orléans, la petite république des girouettes, ou lorsque les élites sèment le trouble en ville ». In : Ordonner et partager la ville : , Rennes, Presses universitaires de Rennes, 2011, §18.
Liens externes
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