Paul Flandres, né le à Grébault-Mesnil et mort à Provins le , est un militaire, ingénieur et résistant français, compagnon de la Libération. Vétéran de la Grande guerre, il devient ingénieur dans la colonie du Gabon où il est encore en poste lors du déclenchement de la seconde guerre mondiale. Décidant de se rallier à la France libre, il intègre la division blindée du général Leclerc et participe aux combats en Afrique, à la bataille de Normandie, à la libération de Paris et à l'invasion de l'Allemagne.

Biographie

Jeunesse et engagement

Paul Flandres naît le à Grébault-Mesnil, dans la Somme. Étudiant en droit, la première guerre mondiale interrompt ses études. Incorporé dans l'armée le et affecté au régiment d'artillerie lourde, il est promu brigadier en septembre avant de passer au régiment d'artillerie lourde en novembre. Il est promu maréchal des logis le puis, le , il est muté au régiment d'artillerie lourde avant d'être affecté au régiment d'artillerie lourde le . Le , il est envoyé à l'école militaire d'artillerie à Fontainebleau pour y suivre les cours d'élève-aspirant. Il en sort en novembre avec le grade d'aspirant et est muté au régiment d'artillerie. Promu sous-lieutenant à titre temporaire en , il est mis en congé de démobilisation le .

Entre-deux-guerres

Promu lieutenant de réserve en 1921, il retourne dans la vie civile et reprend ses études en entrant à l'école spéciale des travaux publics d'où il sort en 1924 avec un diplôme d'ingénieur. En 1930, il s'installe en Afrique-Équatoriale française (AEF).

Seconde Guerre mondiale

Résidant au Gabon, il est mobilisé le au bataillon de tirailleurs du Gabon. Ne partant pas combattre en métropole, il est affecté à la direction de l'artillerie de l'AEF puis détaché à l'annexe d'artillerie de Libreville le . Lors de la campagne du Gabon, il décide de se rallier à la France libre. Sous les ordres du lieutenant-colonel Parant, gouverneur du Gabon, il participe à la construction de batteries d'artillerie côtières. Promu capitaine le , il est envoyé deux mois plus tard au Congo et affecté à l'annexe d'artillerie de Pointe-Noire dont il prend le commandement en juin. En , il est blessé par le dysfonctionnement d'une mitrailleuse et doit être amputé d'un doigt. Le , son engagement pour la France libre lui vaut d'être condamné à mort par contumace par le régime de Vichy, jugement qui sera annulée le . Désireux de combattre, il obtient d'être affecté à la colonne Leclerc à Bangui où il prend le commandement de la compagnie automobile (CA5). En , le capitaine Flandre et sa compagnie sont affectés au dépôt de guerre du Tchad à Fort-Lamy puis à partir du , il prend part à la guerre du désert en Libye. Après avoir participé aux combats du Fezzan et de Tripolitaine, il est engagé dans la campagne de Tunisie durant les premiers mois de l'année 1943. Il se distingue notamment lors des combats de Ksar Ghilane puis lors de ceux de Bir Ghezene pour lesquels il reçoit une citation à l'ordre du corps d'armée le . Promu chef d'escadron le , Paul Flandre devient en même temps chef du service auto de la division française libre ( DFL), nouvelle appellation de la colonne Leclerc qui avait déjà été renommée "Force L" en .

Le , la DFL étant devenue la division blindée ( DB), Le commandant Flandre prend le commandement du groupe d'escadrons de réparation de la division (GER XV). Déplacé à la frontière algero-marocaine avec la DB en , il embarque à Oran le suivant en direction de l'Angleterre où il arrive le . Après plusieurs mois de préparation au débarquement de Normandie, il débarque le à Grandcamp-Maisy et prend part à la bataille de Normandie. Il participe ensuite à la libération de Paris puis à la campagne des Vosges de septembre à . Après la bataille d'Alsace de à , il bénéficie avec la division de deux mois de répit à Châteauroux avec de s'engager dans l'invasion de l'Allemagne à partir d'. Il suit l'avancée de la DB jusqu'à Berchtesgaden où il apprend la fin de la guerre. Le , pour son engagement dans la France libre et pour son eficacité dans ses missions d'entretien et de logistique au service de la DB, Paul Flandre reçoit une citation du général Leclerc et est fait chevalier de la Légion d'honneur. De retour en France à la fin du mois de mai, il est détaché au service régional du matériel de Paris puis au dépôt central des forces françaises libres avant d'être démobilisé le .

Après-guerre

Après le conflit, Paul Flandre retourne au Gabon et dirige une exploitation forestière à Libreville où il est également administrateur de sociétés. Engagé en politique, il devient président du grand conseil de l'Afrique-Équatoriale française, député et ministre des finances du Gabon.

Paul Flandre meurt le à Provins et est inhumé dans son village natal.

Décorations

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Commandeur de la Légion d'honneurCompagnon de la LibérationCroix de guerre 1939-1945(Avec une palme et une étoile de vermeil)Médaille de la Résistance française(Avec rosette)Médaille coloniale(Avec agrafes "Fezzan", "Fezzan-Tripolitaine" et "AFN")Médaille de la VictoireMédaille commémorativede la guerre 1914-1918Legion of Merit(États-Unis)Commandeur du Nichan Iftikhar(Tunisie)Commandeur de l'Ordre de l'Étoile équatoriale(Gabon)

Références

Bibliographie

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Voir aussi Articles connexes

Ordre de la Libération Libération de la France

Liens externes

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