Les patronages du Nord apparaissent au cours du en lien avec le développement des patronages belges. Ils ne rejoignent qu'assez tardivement la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France à la veille de la Grande guerre.

La Fédération des sociétés de gymnastique du Nord Dès la création de la Fédération nationale des sociétés catholiques de gymnastique et d’armes de Belgique (FNSCGAB) en 1893, des sociétés attachées à des paroisses du Nord de la France traversent la frontière pour participer à des concours de gymnastique en Belgique et réciproquement. Cependant la Fédération des sociétés de gymnastique du Nord (FSGN) n’est fondée que dix ans plus tard à Tourcoing à l’initiative d'Alfred Margerin, vicaire général de Cambrai. , l'abbé Delaetère et en sont respectivement les premiers président, aumônier et trésorier.

En 1904, le premier concours à Lille ne concerne que 250 gymnastes mais on en recense déjà à Saint-Amand-les-Eaux quelque temps plus tard. De 1904 à 1907, succède à . En 1908, le comité, composé du colonel Fontanges, du capitaine Magniez, des abbés Maurice Dérémaux et Vilain, bien soutenu par François Delamaire, archevêque de Cambrai, prend un nouvel élan avec la création d'un comité technique où l'on retrouve . Cette année-là, lors du congrès eucharistique de Mouvaux,c'est l'archevêque lui-même qui bénit le nouveau drapeau de la Fédération des sociétés de gymnastique du Nord.

L’affiliation à la et l’Union de Flandre C'est à la suite d'une visite de Paul Michaux remontant à 1908 et sur insistance de l'archevêque de Cambrai, qu'après en avoir longuement débattu la s'affilie à la Fédération gymnastique et sportive des patronages de France (FGSPF) en 1912. Elle apparait alors au Journal officiel le sous le nom d'Union de Flandre et d'Artois. Dès l'année suivante Douai accueille au grand concours de la , présidé par Paul Michaux. Un an plus tard, le journal Les Jeunes de Flandre et d'Artois voit le jour. Juste avant la Grande guerre son du est consacré au succès du concours de Bailleul.

Entre 1914 et 1918, plus de six cent de gymnastes de l'Union de Flandre et d'Artois tombent au champ d'honneur où l'abbé Margerin s'illustre particulièrement. Dès la victoire, les survivants et leurs aumôniers se remettent à l'ouvrage pour reconstituer les sociétés et les cadres. L’abbé Dérémauxréorganise le mouvement, qui prend le nom d'Union de Flandre (UF) avec à la présidence. Les commissions se rebâtissent et le concours de 1922 consacre leur renouveau et celui des sociétés. Le , le concours régional de gymnastique se tient à Loos en présence d'Hector Quilliet, évêque de Lille et du général de Castelnau, vice-président de la . Malgré la scission de l'Union d'Artois le , le regroupe à Perenchies, fin . Le basket se développe également et en , à Thumeries, l’équipe de l’Union de Flandre vient à bout de la sélection du Nord par 33 à 25.

La mixité En 1939 la mobilisation engendre une mise en sommeil provisoire mais dès l’Armistice du 22 juin 1940 les cours de moniteurs et de monitrices reprennent avec l'abbé Decoopman, qui veille sur l'Union de Flandre depuis 1932 avec à la présidence. Des concours gymniques et des rencontres de sports collectifs assurent à l' une certaine existence malgré l'Occupation alors que la réglementation mise en place par la Charte des sports oblige l'Union à accueillir les féminines.

À la Libération, Jules Roussel devient président. En 1947, le concours réunit gymnastes à Caudry. L'année précédente, le Rayon sportif féminin (RSF) nouvellement intégré à la a organisé son premier concours dans le cadre de l'Union à Saint-Amand-les-Eaux. en est la première présidente et lui succède en 1949. En 1952, une vingtaine de jeunes filles passent l’examen de monitrices adjointes. Le de la même année le match Union de Flandre-Paris-Bruxelles voit la victoire de l'. Avec plus de , les challenges, concernent pour la première fois toutes les catégories et le à Lallaing, le concours du regroupe jeunes filles.

En 1953, l'abbé Lehembre succède à l'abbé Decoopman et R. Dion, secrétaire administratif depuis 1948, devient secrétaire général. Vingt-trois cliques et fanfares animent fêtes et défilés. En préparation du concours interrégional de Lille, plus de 400 gymnastes masculins ont participé aux challenges fédéraux.

Le Comité départemental du Nord À partir de 1965, la mise en œuvre du concile Vatican II touche l'ensemble des patronages de France. Beaucoup y perdent leur prêtre-directeur, voire leurs installations et leur siège social. Le secrétaire général de la , Robert Pringarbe constate plus tard : . La crise qui en résulte amène la fédération à réfléchir sur sa dimension d’éducation populaire et à troquer son nom pour celui de Fédération sportive et culturelle de France (FSCF) le .

L'évolution de la législation a amené depuis les Unions à abandonner ce sigle au profit de celui de Comité départemental. En 2021, le comité départemental du Nord qui a succédé à l'Union de Flandre compte licenciés(e) réparti(e)s en quarante-huit associations. Il gère onze activités sportives (gymnastique féminine et masculine, basket, tennis de table, musculation, arts martiaux, triathlon, remise en forme, éveil de l’enfant, parkour, slackline) et deux activités artistiques (danse et musique).

Notes et références

Bibliographie

Liens externes Fédération sportive et culturelle de France

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