Gabrielle Siry-Houari, née le au Chesnay (Yvelines), est une haute fonctionnaire et femme politique française.
Elle est conseillère de Paris déléguée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l'espace public, ancienne porte-parole du Parti socialiste et autrice.
Biographie Gabrielle Siry-Houari grandit à Rennes, où elle pratique le basket-ball au niveau national. Elle intègre Sciences Po Rennes après son bac à 16 ans puis étudie à Sciences Po Paris.
Elle obtient le concours de la Banque de France où elle travaille plusieurs années sur la finance durable, et sur l'encadrement de la rémunération des grands dirigeants financiers à l'échelle européenne. Elle est chargée d'enseignement en économie à l'Université Paris-Dauphine..
Elle occupe le poste de conseillère aux affaires internationales et innovation financière au cabinet d'Axelle Lemaire, secrétaire d'État au numérique et à l'innovation, en 2016-2017.. Elle est chargée d'encourager la finance solidaire (financement participatif, ouverture en France du don par SMS aux associations caritatives) et des enjeux liés au Brexit.
De 2023 à 2025, elle exerce à la Commission européenne en tant qu'économiste., où elle publie un rapport sur les liens entre changement climatique et stabilité financière. Elle rédige des recommandations de politique publique comme la pénalisation financière des investissements du secteur financier dans les énergies fossiles, thème qu'elle développe dans plusieurs articles.
Vie politique D'origine espagnole et algérienne, Gabrielle Siry-Houari est candidate pour le Parti socialiste (PS) aux élections législatives de 2017 sur la circonscription des Français de l'étranger, où elle arrive en quatrième position au premier tour et récolte 8,13 % des suffrages. Lors de cette campagne, elle obtient le maintien de services publics dans un contexte de réduction du réseau consulaire.
En 2018, elle est nommée porte-parole du PS par Olivier Faure qu'elle soutient lors du congrès d'Aubervilliers. Elle occupe cette fonction aux côtés de Boris Vallaud.
En 2020, elle est élue adjointe au maire du arrondissement de Paris chargée du développement économique, de l'emploi, de l'enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante..
Elle présente le résultat de ses travaux sur le sujet des discriminations dans une interview à Libération en 2021. Elle dénonce en particulier le racisme qui frappe les algériens en France et plus largement les populations perçues comme arabes dans le contexte de l'offensive israélienne dans la bande de Gaza.
À l'occasion des élections municipales de 2026 à Paris, elle figure sur la liste d'union de la gauche et des écologistes menées par Emmanuel Grégoire, et est une des porte-paroles de sa campagne. Elle est élue conseillère de Paris le 22 mars 2026 et nommée conseillère déléguée à la lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans l'espace public en avril 2026.
Engagement féministe Dans le cadre de la publication de son essai féministe La République des hommes (Bouquins, 2021), elle explique boycotter la chaîne CNews, notamment à la suite d'altercations avec Pascal Praud qu'elle juge sexiste. En 2020, pendant la pandémie de Covid-19, elle co-organise avec d'autres femmes issues de tous les partis de gauche un grand meeting en ligne visant à mettre en lumière le fait que « les soignantes, les caissières, les aides ménagères, les ouvrières du textile, etc. sont en première ligne dans la vie, mais absentes dans les réflexions politiques ».
En 2022, elle est chargée par Anne Hidalgo de l’égalité femmes-hommes dans le cadre de sa campagne présidentielle.
Elle critique ensuite le manque de parité dans les investitures du PS aux législatives qu'elle décrit comme "une affaire de boy's club" et annonce vouloir une modification des statuts de son parti pour assurer une parité réelle. À l'occasion du congrès de Marseille de 2023, elle présente des propositions pour la place des femmes en politique.
En 2024, membre du conseil d'administration d'Osez le féminisme !, elle organise dans L’Humanité un appel signé par de nombreuses associations féministes et adressées à l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), régulateur des médias, intitulé « Ne renouvelez pas les fréquences de C8 et CNews, foyers de sexisme et de racisme ».
En , elle lance avec la présidente d'associations féministes Marie-Noëlle Bas un "Observatoire féministe" des élections municipales à Paris afin d'évaluer les programmes et l'exemplarité des candidats.
Prises de position
Mort de Nahel Merzouk En 2023, Gabrielle Siry-Houari critique dans Libération les réactions de Bruno Retailleau et Mathilde Panot à la mort de Nahel Merzouk. Le texte intitulé « pour LR et LFI, quand on est issu de l’immigration, on ne semble jamais complètement français » dénonce le racisme qui existe au sein de la police, la course vers l'extrême-droite des LR de Bruno Retailleau et indique que le combat contre le racisme suppose d'éviter l'assignation identitaire, ce qui lui vaut des critiques de La France insoumise.
Gestation pour autrui Elle s'exprime régulièrement dans les médias aux côtés de nombreuses associations féministes pour s'opposer à la notion de gestation pour autrui dite « éthique » : « Peut-on réellement être anticapitaliste sans s'opposer à deux des systèmes de marchandisation des corps des femmes que sont la prostitution et la gestation pour autrui» http://osezlefeminisme.fr/wp-content/uploads/2022/04/JournalOLF_60_PRINT_compressed.pdf .
Publications
Livre Elle publie en aux éditions Bouquins son premier livre intitulé La République des hommes où elle dénonce le sexisme en politique et décrit un ..
Rapport "Rapport de la Commission sur la surveillance des risques liés au climat pesant sur la stabilité financière", Commission européenne, .
Articles Économie : Dix ans de réglementation de finance durable en Europe : de la mesure du risque financier à l’évaluation de l’impact environnemental, Annales des Mines, Écologie : Si écologie punitive il doit y avoir, c’est à l’encontre des financements des énergies fossiles, Le Monde, Climat : pour une refonte de la politique commerciale européenne, Libération, Europe : Le refus d'un emprunt commun n'est pas seulement égoïste, il est irresponsable, Le Monde, Droits et libertés : Nos droits et libertés ne sont pas à vendre, Libération, Europe et inégalités sociales : Catalogne : l'indépendantisme a encore de beaux jours devant lui, Le Monde, Histoire du socialisme : Le tournant de la rigueur vu par les socialistes, Institut François Mitterrand,
Références
Liens externes
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