Vicki Ann Funk, née le à Owensboro aux États-Unis et morte le dans le comté d'Arlington, est une botaniste, chercheuse et conservatrice américaine. Elle a travaillé au Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution. Elle est connue pour ses travaux sur la famille des Composées (Asteraceae), notamment par sa collecte intensive de spécimens dans de nombreuses régions du monde mais également à travers ses travaux de synthèse sur la phylogénie et la biogéographie de cette famille.

Biographie Vicki Funk naît le à Owensboro, situé dans le Kentucky. Elle grandit à Owensboro, mais également dans plusieurs bases militaires de l'US Air Force avant son entrée à l'école primaire. Par la suite, Funk étudie la biologie et l'histoire à l'Université d’État de Murray dans le Kentucky et obtient un baccalauréat ès sciences (BS) en 1969. Elle souhaite intégrer dans un premier temps une faculté de médecine mais elle abandonne rapidement l'idée après avoir fait du bénévolat dans un hôpital durant l'été. Après avoir obtenu son diplôme, elle vit et travaille à temps partiel en Allemagne pendant deux ans. Puis elle retourne aux États-Unis pour enseigner au lycée pendant un an. Elle passe ensuite un été à la station biologique de Hancock sur le lac Kentucky. C'est durant ce séjour qu'elle y découvre sa passion pour le travail de terrain et la recherche scientifique.

En 1975, elle obtient une maîtrise en biologie à l'Université d’État de Murray où son mémoire s'intitule « », sous la direction de Marian Fuller. Elle passe l'été 1975 à étudier les plantes aquatiques au du lac Érié. À l'automne, elle commence des études de doctorat à l'Université d’État de l'Ohio sous la direction de Ron Stuckey. Plus tard, elle se tourne vers les Composées avec Tod Stuessy. Elle est conservatrice adjointe à l'Université d’État de l'Ohio de 1976 à 1977. En 1980, elle obtient son doctorat avec une thèse intitulée « La systématique du Montanoa Cerv (Asteraceae) » qui est publiée en 1982 dans les « Mémoires du Jardin botanique de New York ». En 1981, elle passe une année en tant que postdoctorante au Jardin Botanique de New York où elle poursuit ses études sur les Composées avec Arthur Cronquist. Elle étudie également le domaine émergent de la phylogénétique au Musée américain d'histoire naturelle de New York.

La même année (1981), Funk est nommée chercheuse et conservatrice à l'Herbier national américain du Musée national d'histoire naturelle de la Smithsonian Institution, à Washington. En 1986, elle publie « A Phylogenetic analysis of the Orchidaceae » avec .

En 2004, elle devient directrice de recherche et conservatrice pour la famille des Composées à l'Herbier national américain, qui est hébergé dans le Département de botanique. Elle a également été professeure adjointe à l'Université George Mason et à l'Université Duke.

Travaux Les recherches de Vicki Funk portent sur l'étude de l'évolution et de la biogéographie des Composées à l'aide de l'analyse ADN. Elle co-découvre l'espèce Bidens meyeri en danger critique d'extinction sur l'île Rapa Iti, en Polynésie française. Son travail montre que cette espèce de Bidens peut représenter la fin d'un processus de migration depuis l'Amérique du Nord à travers les îles de la Société et vers les îles Australes.

À partir de 1988, elle dirige le . Elle lance en 2015 le . Tous deux sont basés au sein de la .

Funk a été membre d'un certain nombre de sociétés savantes au sein desquelles elle a occupé plusieurs postes. Elle a, entre autres, été présidente de la (1998-1999), de l' (2006-2007), de l' (2007-2009), de la (2014) et de l (2011-2017).

Récompenses En 2001, le gouvernement du Queensland en Australie décerne à Funk une bourse de rechercheQueensland Research Fellowship. En 2009, elle reçoit deux prix : le et le . En 2010, elle obtient la médaille Stebbins pour la meilleure publication dans les domaines de la systématique ou de l'évolution des plantes de 2007 à 2009, de la part de l'''. En 2012, elle remporte le et devient membre du conseil d'administration du pendant deux ans. En 2014, elle remporte le prix Rolf Dahlgren pour ses contributions majeures à la compréhension de la systématique et de l'évolution des angiospermes.

Funk a également été reconnue pour l'ensemble de ses réalisations dans son domaine. En 2018, elle remporte le de l'. En 2019, la Linnean Society of London récompense Funk avec sa Médaille linnéenne pour ses services à vie aux sciences naturelles. En 2019, l annonce le lancement du « Fond Vicki Funk » pour la recherche des étudiants diplômés, en son honneur.

En 2005, les scientifiques nomment une nouvelle espèce de fourmi du nom de Vicki Funk. Cette espèce, Pheidole funki, n'est connue que grâce à un seul spécimen collecté en Guyane. Deux genres, à savoir Vickia et Vickifunkia, sont nommés en l'honneur de la contribution de Vicki Funk à la systématique des Composées. L'espèce Xenophyllum funkianum J. Calvo des Andes équatoriennes porte son nom en 2020 dans une co-publication posthume. Baccharis funkiae, une espèce endémique étroite de Compositae d'Uruguay porte le nom de Vicki Funk. Les botanistes indiens ont nommé une nouvelle espèce de Gesneriaceae Didymocarpus vickifunkiae pour honorer ses contributions.

En novembre 2020, le '' consacre un numéro spécial sur la systématique des collections et la biogéographie en hommage à Vicki Funk.

Publications

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Références

Liens externes

Profil public à Bionomia, montrant des échantillons collectés et identifiés par Funk, et la science a permis

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