La Bibliothèque rose est une collection française de livres pour la jeunesse créée en 1856 par les éditions Hachette et destinée aux enfants de six à douze ans. La collection a fêté ses 150 ans en 2006 et elle est toujours éditée de nos jours.
Initialement Bibliothèque rose illustrée, le nom de la collection devient Nouvelle Bibliothèque rose en 1958, puis Bibliothèque rose en 1971. En 1962, une sous-collection est lancée : Minirose, destinée aux plus petits.
La collection atteint son apogée entre 1955 et 1987. Après une crise des ventes tout au long des années 1990, la Bibliothèque rose renoue avec le succès depuis les années 2000.
Historique
L'ancêtre de la Bibliothèque rose est la série Livres illustrés pour les enfants, à couverture déjà rose, de la Bibliothèque des Chemins de fer lancée par Louis Hachette en 1853Voir le prospectus de la Bibliothèque des chemins de fer à la fin des volumes de la collection, .
D'abord spécialisé dans les manuels scolaires, Louis Hachette investit l'édition de loisir à partir de 1850. C'est le développement des voyages qui lui donne l'idée d'implanter des kiosques dans les gares, dans lesquels il vendra, à partir de 1853, sept collections destinées aux voyageurs dont une seule, à couverture rose, perdurera, avec des auteurs tels que la comtesse de Ségur ou Zénaïde Fleuriot.
La collection est créée après un voyage en train de Louis Hachette en compagnie de Napoléon III et du comte Eugène de Ségur, administrateur de la Compagnie des chemins de fer de l'Est. L'idée germe lorsque ce dernier lui parle des histoires que sa femme, la comtesse de Ségur, invente pour leurs enfants. C'est donc elle qui inaugure la collection (qui n'acquiert sa couleur rose que quatre ans plus tard) avec Les Nouveaux Contes de fées ; le contrat est signé en .
Depuis la publication de séries à héros récurrent éditées à partir de 1955, les livres les plus célèbres de la Bibliothèque rose sont ceux écrits par Enid Blyton : Le Club des Cinq, Oui-Oui, Jojo Lapin, et par Georges Chaulet (Fantômette).
Depuis les années 2000, la Bibliothèque rose est essentiellement centrée sur la novélisation de séries télévisées et de films. Les nouveautés se concentrent sur les licences des héros phares de la nouvelle génération : Winx Club, Titeuf, les personnages Disney, etc.
Les anciennes séries sont toujours éditées, mais dans une version remaniée et modernisée par rapport au texte d'origine, au point que les nouvelles versions de séries telles que Le Club des Cinq suscitent la polémique auprès des parents dont beaucoup considèrent que la traduction originale a été par trop dénaturée et le niveau de langage, trop affaibliUn article de Libération au sujet de la modernisation des séries de la Bibliothèque rose et verte..
Évolution de la collection
La Bibliothèque rose illustrée (1856-1958)
De 1856 à 1958, la collection comprend 460 romans, représentant 465 volumes publiés, écrits par 174 auteursSource : catalogue de la collection par Merveille des Livres.
Les volumes sont proposés soit brochés avec une couverture rose, soit reliés. D'abord dans le format 11 x 17 cm (de type Bibliothèque des chemins de fer Hachette), puis sous le format in-12 (12 x 18 cm). De l'origine aux années 1930, la reliure est faite en percaline rouge puis après en simple carton imprimé. Le premier plat comporte un fer doré mentionnant la collection, le titre et parfois l'auteur, ainsi que l'éditeur dont l'intitulé varie selon l'évolution de la dénomination sociale de l'entreprise. Les tranches sont dorées jusqu'en 1919, puis seulement la tranche de tête dorée jusqu'en 1924, et les autres jaunes, puis toutes jaunes jusqu'en 1959. Le nombre de pages varie entre 157 et 472. Les volumes comportent des gravures en noir in-texte et hors-texte.
En 1934, Hachette ajoute une jaquette de papier blanc, illustrée en couleur sur les plats avec le titre en rouge sur le dos (idem pour la Bibliothèque verte du même éditeur).
Voir la catégorie d'illustration sur Commons : La Bibliothèque rose illustrée (1856-1958)
La Nouvelle Bibliothèque rose (1958-1971)
C'est en 1958 qu'a lieu le premier grand changement dans l'aspect des volumes : l'abandon de la reliure de couleur rouge et de la jaquette en papier. La couverture désormais plastifiée (pelliculage) comporte l'illustration sur le premier plat.
Les cahiers ne sont plus cousus, mais en feuillets et collés, procédé moins onéreux. L'inscription « Bibliothèque rose illustrée » est remplacée temporairement par « Nouvelle Bibliothèque rose ». Le dos devient entièrement rose. La taille des livres est légèrement réduite (11,4 cm X 17 cm). La série est numérotéeLe premier titre paru dans « La Nouvelle Bibliothèque rose » est : L'Histoire de Buffalo Bill d'Edmund Collier (1958) ; le dernier titre est le numéro 399 : La Double enquête de Domino de Suzanne Pairault (1971) .
Une innovation importante a lieu : la couleur fait son apparition avec l'insertion dans le cahier de quatre planches d'illustrations en couleur de pleine page, ainsi que de nombreuses illustrations in-texte de demi-page en noir et blanc.
La Bibliothèque rose (depuis 1972)
En 1972, l'inscription « Nouvelle Bibliothèque rose » est remplacée par l'inscription « Bibliothèque rose ».
Le début des années 1980 voit une baisse notable des ventes des livres de la Bibliothèque rose et verte. Afin de relancer les ventes, Hachette fait évoluer l'aspect et le format de ses volumes. Ainsi, en 1983, le format est-il légèrement réduit en largeur, et le dos comporte six stries blanches obliques sur un fond toujours rose. La case du milieu qui porte un dessin miniature est déplacée vers le haut de la tranche. Enfin, sur la quatrième de couverture est ajoutée une petite illustration en couleur tirée d'une planche intérieure du livre. Le texte d'origine est parfois abrégé.
En 1988, la chute des ventes des Bibliothèques rose et verte se confirme. Dans un souci d'économie, Hachette abandonne les couvertures cartonnées et adopte le format de poche souple. Les illustrations intérieures en couleur sont remplacées par des illustrations en noir et blanc, moins nombreuses que dans les volumes cartonnés.
En l'an 2000, Hachette décide de célébrer l'entrée dans le nouveau millénaire en créant une nouvelle stylique pour l'ensemble des volumes des Bibliothèques rose et verte. Un format hybride entre le format cartonné et le format souple voit le jour, plus luxueux et plus esthétique. La couverture semi-rigide et épaisse comporte une partie vernie en relief et en surbrillance ; l’autre partie est mate. Le papier utilisé est du haut de gamme.
Une première sous-série, (1971-1988), débute avec le numéro 1 : 1 - Lucie Rauzier-Fontayne --- La Petite fille à la guitare 1971. Le dernier titre publié dans cette première sous-série semble être : Numéro 1702 --- Yves Pinguilly --- La troisième chose extraordinaire de ce jour-là 1988.
Une deuxième sous-série, (1988-2010), débute avec un autre numéro 1 : 1- Michèle Trumel --- La grande Zourse, reine de la nuit 1988.Le dernier titre publié dans cette deuxième sous-série semble être : Numéro 1702 --- Raoul Cauvin --- Des vacances de rêve 2010.
À partir de 2011, les titres sont numérotés dans leurs séries respectives, et non plus dans la série générale.
Segmentation de la Bibliothèque rose
Note : la collection est segmentée par thème et par tranche d'âge.
La Bibliothèque rose regroupe les séries d'humour et d'émotions, et est divisée en trois segments : Ma première Bibliothèque Rose : pour les 6-8 ans Bibliothèque Rose : pour les 8-10 ans Bibliothèque Rose Plus : pour les 10-12 ans Les Classiques de la Bibliothèque rose : consacré aux séries anciennes mais on constate parfois une modification des textes originaux et leur modernisation : remplacement des machines à écrire par des ordinateurs, les personnages ne fument plus comme Œil de Lynx qui « mâchouille le tuyau de sa pipe toujours éteinte » dans Fantômette et le trésor du pharaon)
Le label « Pop! » a été créé en 2011, pour accueillir Titeuf et les autres héros de Tchô!.
Séries actuelles de la Bibliothèque rose
Les Classiques de la Bibliothèque rose
Alice, de Caroline QuineA d'abord paru dans la collection Bibliothèque verte jusqu'en 2011. Le Clan des Sept de Enid Blyton Les Cinq (collectif d'écrivains) Le Club des Cinq, de Enid Blyton L'Étalon noir, de Walter Farley Fantômette, de Georges Chaulet Malory School de Enid Blyton Les Sept (collectif d'écrivains) Les Six Compagnons, de Paul-Jacques Bonzon Romans de la Comtesse de Ségur
Ma Première Bibliothèque Rose
1,2,3 Histoires de... Les Ballerines magiques Bijoux de Princesses Camp Rock Chante ! Charlotte aux fraises Les Chefs-d'œuvre Disney Les Copains de la Forêt La Fée Clochette Franklin, d'après la série télévisée d'animation canadienne diffusée en France à partir de 1999. Jojo Lapin, d'Enid Blyton d'après Les Contes de l'oncle Rémus de Joel Chandler Harris. Krypto, d'après la série télévisée d'animation américaine diffusée en France à partir de 2005. Ma princesse préférée, d'après les personnages féminins des films de Disney. Mini Loup, de Philippe Matter. Mimi Cracra, petite fille créée par Agnès Rosenstiehl de 1975 à 2005. Monster Buster Club, d'après la série d'animation franco-canadienne diffusée en France à partir de 2008. Oui-Oui, d'Enid Blyton. Paddington, d'après le petit ours créé par Michael Bond de 1958 à 2012. Princesse Academy Rainbow Magic, également publiée chez Pocket Jeunesse sous le titre L'Arc-en-ciel magique. Les Schtroumpfs, d'après la bande dessinée créée par Peyo et la série animée américaine Les Schtroumpfs diffusée en France à partir de 1981. Shuriken School, d'après la série d'animation franco-espagnole diffusée en France à partir de 2006. Winnie l'ourson, l'ours créé en 1926 par Alan Alexander Milne. Yakari, d'après la bande dessinée scénarisée écrite par Job et illustrée par Derib. Zoé Kézako, de Véronique Saüquère.
Bibliothèque rose
Les Ballerines magiques de Darcey Bussell. Bibliothèque Disney Princesse à Cheval, d'après les personnages féminins des films de Disney. Cédric Dagobert, de Zidrou. Descendants : Génération méchants, d'après la série télévisée du même nom, elle-même adaptée du téléfilm Descendants. Les Énigmes de Futékati de Béatrice Nicodème Esprits Fantômes Garfield, le gros chat fainéant créé par Jim Davis en bande dessinée. Ghost Secret Marsupilami Mini, la petite fille créée par Christine Nöstlinger. Miraculous, d'après la série télévisée du même nom Phinéas et Ferb, d'après la série télévisée du même nom Poppixie, d'après la série télévisée d'animation diffusée en France à partir de 2010. Quel monde de fous ! de Morris Gleitzman. Le Ranch, de Christelle Chatel : des histoires de chevaux. La Reine des neiges, d'après le film du même nom. Titeuf, d'après la bande dessinée suisse de Zep (pseudonyme de Philippe Chappuis). Totally Spies, d'après la série télévisée du même nom. Violetta, d'après la série télévisée de Disney Violetta. Winx Club, d'après la série télévisée du même nom. W.I.T.C.H., d'après la bande dessinée du même nom.
Bibliothèque Rose Plus
Les Aventures d'Alice au pays des merveilles Hannah Montana, d'après la série télévisée américaine diffusée en France depuis le . High School Musical, d'après les films américains. Jonas Plus belle la vie, d'après la série télévisée française. Shake It Up, d'après la série télévisée américaine diffusée en France depuis le . Les Sorciers de Waverly Place, d'après la série télévisée américaine diffusée en France depuis . Victorious, d'après la série télévisée américaine diffusée en France depuis le .
Anciennes séries de la Bibliothèque rose (avant 2000)
Abdallah de Paul Thies : les aventures d'un petit garçon au temps des pharaons. Alain Fernal de C.B. Hicks. Albert le dragon de Rosemary Weir. Anne d'Anne Braillard.