Les élections législatives françaises de 1988 se déroulent les et . Dans le territoire de Wallis-et-Futuna, un député est à élire dans le cadre d'une circonscription.
Le député sortant Benjamin Brial (RPR) est réélu au second tour face à son rival Kamilo Gata (DVD), mais ce dernier conteste le scrutin auprès du Conseil Constitutionnel et l'élection est annulée en raison de fraude électorale.
Élus
Contexte politique
Positionnement des partis Dans les années 1980, la vie politique à Wallis-et-Futuna est structurée .
Candidats Benjamin Brial est député de Wallis-et-Futuna depuis 1967 (21 ans). Âgé et malade, c'est une figure politique majeure du Rassemblement pour la République qui domine localement, mais il concentre une nombreuse opposition à son encontre.
Kamilo Gata est un , qui décide de se présenter contre Benjamin Brial. Kamilo Gata participe avec l'étiquette divers droite.
Basile (Pasilio) Tui est candidat de l'Union pour la démocratie française, parti de l'opposition traditionnelle.
Enfin, Joseph Maisueche, commerçant, participe à l'élection pour le Parti socialiste. Il a déjà participé à celle de 1986 aux couleurs du PS.
Résultats Analyse
En raison des particularismes locaux, notamment la prévalence de la religion catholique et de la coutume, mais également de l'éloignement de Wallis-et-Futuna de la métropole (), l'appellation « socialiste » est vue comme synonyme de « laïcité » et donc . Les responsables coutumiers et religieux sont plutôt conservateurs, et influent sur les mauvais résultats du candidat socialiste Joseph Maisueche. D'autre part, ce dernier est un métropolitain () et .
L'opposition à Benjamin Brial se scinde en deux, entre la candidature traditionnelle de l'UDF et celle de Kamilo Gata. Cette situation permet à Brial d'être réélu.
Résultats à l'échelle de la collectivité + Résultats des élections législatives de 1988 à Wallis-et-FutunaPartiPremier tourSecond tourSiègesVoix%Voix%37,8652,18137,8647,82016,410Union du Rassemblement et du Centre96,06100,0013,940La France unie3,940
Résultats par circonscription
Annulation de l'élection et recompositions politiques Après les résultats serrés entre Benjamin Brial et Kamilo Gata, le RPR décide de se rapprocher de l'aile droite de l'UDF. Brial fait ainsi élire Basile Tui à la présidence de l'Assemblée territoriale le pour en faire son allié.
L'élection est contestée par Kamilo Gata le . En effet, une partie importante des électeurs sont des Wallisiens et Futuniens résidant en Nouvelle-Calédonie ayant quitté leurs îles d'origine, et plusieurs centaines de procurations ont été établies dans des conditions douteuses. , le Conseil constitutionnel annule l'élection le . Une nouvelle élection législative partielle se tient le de l'année suivante, remportée par Kamilo Gata.
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Circonscription de Wallis-et-Futuna Liste des députés de Wallis-et-Futuna Élections législatives françaises de 1988
Wallis-et-Futuna 1988 Wallis-et-Futuna