Lettres de mon moulin est un recueil de nouvelles d'Alphonse Daudet, avec une participation de Paul Arène. Le titre fait référence au moulin Saint-Pierre, situé à Fontvieille (Bouches-du-Rhône).
Éditions Une première édition du recueil est publiée par Hetzel en 1869 avec pour sous-titre Impressions et Souvenirs. Dix ans plus tard, Alphonse Lemerre publie une nouvelle édition, qualifiée de définitive. Elle inclut cinq autres nouvelles parues dans Le Bien public en 1873 (Les Étoiles, Les Douaniers, Les Oranges, Les Sauterelles, En Camargue) et un récit de Noël repris des Contes du lundi (Les Trois Messes basses)Roger Ripoll, in Alphonse Daudet, Œuvres, tome 1, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1981, 1270.
Contenu du recueil et historique des publications Avant-propos, ajouté pour le recueil Installation, intégré à La Diligence de Beaucaire dans Le Figaro La Diligence de Beaucaire, d'abord publié dans Le Figaro du , avec comme surtitre De mon moulin Le Secret de maître Cornille, d'abord publié dans L'Événement (lancé par Hippolyte de Villemessant) du La Chèvre de monsieur Seguin, d'abord publié dans L’Événement du Les Étoiles, d'abord publié dans Le Bien public du , puis dans Robert Helmont en 1874. Daudet s'inspire de Mistral. L'Arlésienne, d'abord publié dans L’Événement du La Mule du pape, d'abord publié dans Le Figaro du Le Phare des Sanguinaires, d'abord publié dans Le Figaro du , avec comme surtitre Lettres de mon moulin L'Agonie de la Sémillante, d'abord publié dans L’Événement du Les Douaniers, d'abord publié dans Le Bien Public du , puis dans Robert Helmont en 1874 Le Curé de Cucugnan, d'abord publié dans L’Événement du . Daudet traduit Lou curat de Cucugnan de Roumanille. Les Vieux, d'abord publié dans Le Figaro du Ballades en prose La Mort du Dauphin, d'abord publié dans L’Événement du Le Sous-préfet aux champs, d'abord publié dans L’Événement du Le Portefeuille de Bixiou, d'abord publié dans Le Figaro du La Légende de l'homme à la cervelle d'or, d'abord publié dans L’Événement du Le Poète Mistral, d'abord publié dans L’Événement du Les Trois Messes basses, d'abord publié dans les Contes du lundi en 1875 Les Oranges, d'abord publié dans Le Bien public du , puis dans Robert Helmont en 1874 Les Deux Auberges, d'abord publié dans Le Figaro du À Milianah, d'abord publié dans La Revue nouvelle du , sous le titre Promenades en Afrique. La Petite Ville Les Sauterelles dans Le Bien public du , puis dans Robert Helmont en 1874 L'Élixir du révérend père Gaucher, d'abord publié dans Le Figaro du En Camargue, d'abord publié dans Le Bien public des et , puis dans Robert Helmont en 1874 Le Départ ; La Cabane ; À l'espère ! (À l'affût !) ; Le Rouge et le Blanc ; Le Vaccarès ; Nostalgies de caserne, d'abord publié dans L’Événement du
Un ou des auteurs ?
En 1883, Daudet écrit dans La Nouvelle RevueAlphonse Daudet, « Histoire de mes livres. Les Lettres de mon moulin », La Nouvelle Revue, juillet 1883, 12 :
Les cinq premiers textes parus dans L'Événement sont signés Marie-Gaston, le sixième Alphonse Daudet (Marie-Gaston), les six derniers Alphonse Daudet. Marie-Gaston est emprunté au nom d'un personnage de Mémoires de deux jeunes mariées de BalzacRoger Ripoll, in Alphonse Daudet, Œuvres, tome 1, Gallimard, « Bibliothèque de la Pléiade », 1981, 1268.
Quelques mois plus tard, Octave Mirbeau, dans Les Grimaces, après cette « introduction » : , ajouteOctave Mirbeau, « COQUELIN, DAUDET ET Cie », Les Grimaces, 21, 8 décembre 1883 :
Quelques jours plus tard, Gil Blas publie un article de Paul Arène en réponse à Mirbeau, où il s’adresse à DaudetPaul Arène, « Pour un fait personnel », Gil Blas, 16 décembre 1883, 1-2 :
En 1889, l'affaire rebondit quand Louis-Pilate de Brinn’Gaubast a la malencontreuse idée de dérober les brouillons des Lettres de mon moulin chez les Daudet alors qu'il était précepteur de Lucien Daudet, le fils d'Alphonse. Celui-ci mit tout en œuvre pour récupérer les brouillons, jetant une fois de plus le doute sur la paternité de ses écrits quand le larcin devint publicJean-Didier Wagneur, « Le pirate des lettres », Libération, Paris, 4 décembre 1997..
En 1912, un ami de Paul Arène, Léopold Dauphin, écritLéopold Dauphin, Paul Arène, Société de musicologie du Languedoc, Béziers, 1985, 25-26 :
La collaboration de Paul Arène aux Lettres est certaine, tout au moins pour les textes qui ont paru d'abord dans L'Événement. Il est impossible d'en déterminer l'étendue, les manuscrits n'étant pas connus. La subtile réponse d'Arène à Mirbeau lave Daudet des accusations de plagiat, lui reconnaît la paternité des sujets et confirme leur co-implication dans « la moitié à peu près » des nouvelles du recueil. Arène se garde bien d'en préciser l'étendue : « du diable si je m'en souviens ». D'autre part, Julia Daudet, l'épouse de Daudet, a elle aussi collaboré aux textes écrits en 1868-1869.
Adaptations
Disque La majeure partie des nouvelles a fait l'objet d'une gravure qui valut à Fernandel le Grand prix de l'Académie du disque en 1953 et qui reste encore commercialisée. Cet enregistrement contient notamment : La Chèvre de monsieur Seguin, L'Agonie de la Sémillante, Les Trois Messes basses, Le Sous-préfet aux champs, Le Curé de Cucugnan pour lesquels le récitant est particulièrement convaincant.
Fernandel en a réalisé vers 1967 un nouvel enregistrement, avec une ambiance sonore stéréophonique (et un accent méridional moins marqué que dans la première version).
En , Jean Maurel adapte, pour les éditions Musidisc, Les Lettres de mon moulin, avec l’illustration sonore des textes dits par Henri Tisot.
Cinéma En 1954, Marcel Pagnol réalise Les Lettres de mon moulin, film à sketches qui adapte Les Trois Messes basses, L'Élixir du révérend père Gaucher et Le Secret de maître Cornille.
Télévision L'ORTF diffuse en 1967 L'Arlésienne, adaptation de la nouvelle et de la pièce de même nom par Pierre Badel. Le téléfilm est tourné au mas d'Ange, près de Fontvieille, là où est situé le moulin d'Alphonse DaudetIci Radio-Canada du 17 au 23 mai 1969, vol. 3, , ..
En 1968, Marcel Pagnol complète son adaptation cinématographique de 1954 avec un téléfilm de moyen métrage, Le Curé de Cucugnan, tiré de la nouvelle de même nom.
Bande dessinée De 1979 à 1985, Mittéï scénarise et dessine une adaptation du recueil en trois albums aux éditions Dupuis. Cette adaptation est rééditée en 2002 sous forme d’intégrale aux éditions Joker..
Théâtre En 2020, le comédien Philippe Caubère se lance dans un seul en scène en deux parties adapté de 13 des textes du recueil.
Notes et références
Liens externes
Lettres de mon moulin (intégrale)
Catégorie:Recueil de nouvelles paru en 1869 Catégorie:Recueil de nouvelles françaises des années 1860 Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant en Provence-Alpes-Côte d'Azur Catégorie:Œuvre littéraire se déroulant au XIXe siècle