L'expression ADN récréatif fait référence à des tests génétiques commerciaux, auxquels les clients accèdent sans l'intermédiaire de professionnels de santé. Ces tests peuvent porter sur des informations liées à la généalogie ou à la médecine prédictive. Ils sont interdits dans certains pays, dont la France et le Portugal.
Généalogie Des entreprises comme MyHeritage ou 23andMe proposent d'utiliser des tests génétiques pour révéler , mais mettent aussi en relation les personnes ayant des correspondances ADN et donc de potentiels parents, qui peuvent se contacter sur leur réseau social.
Ces tests ne peuvent pas indiquer avec certitude une origine géographique. La société française de génétique humaine a alerté .
Médecine prédictive À partir de l'ADN de leur client, les entreprises cherchent à repérer les marqueurs génétiques correspondant à une origine ou prédisposant à une maladie, et promettent d’étudier le risque de cancer ou de maladies cardio-vasculaires. Mais ces maladies dépendent de facteurs non génétiques, et le caractère prédictif de l'analyse est faible.
L’agence américaine chargée de la sécurité des médicaments (FDA) a interdit à l'entreprise 23andMe de commercialiser ses tests médicaux ; celle ci a créé des filiales au Royaume-Uni et au Canada pour poursuivre la commercialisation, et obtenu de la FDA en 2017 l'autorisation d'un test prédisant le risque de développer dix maladies, dont Parkinson et Alzheimer. Criminologie Aux États-Unis, le Golden State Killer a été identifié grâce à l'ADN d'un membre de sa famille enregistré sur le site commercial de recherche généalogique GEDmatch.
Risques liés à la commercialisation Les données génétiques étant produites par des entreprises, le risque existe de leur fuite sur internet ou de leur réutilisation à des fins commerciales. Les sociétés et MyHeritage ont été piratées. L'entreprise 23andMe a vendu les données de cinq millions de ses clients au laboratoire pharmaceutique GlaxoSmithKline. Le site de cette entreprise avertit: . En Europe, les données génétiques sont considérées comme personnelles et protégées par le règlement général sur la protection des données.
Aspects légaux La pratique est interdite en France, mais autorisée en particulier dans les autres pays de l'Union Européenne et aux États-Unis. Contrairement aux informations relayées par de nombreux médias français, la pratique n'a jamais été interdite en Pologne. En France, acheter un test génétique pour connaître ses origines est théoriquement passible d’une amende de ; la publicité pour ces services est aussi interdite.
Débat en France Pour certains, les tests ADN à visée généalogique répondent à une quête d’identité légitime, et la connaissance de ses origines est un droit. Pour d'autres, les tests récréatifs remettent en cause l’encadrement législatif de la génétique en France, qui impose une médiation par des professionnels qualifiés. À l'occasion de la révision de la loi bioéthique, Jean-François Delfraissy considère que . Selon Agnès Buzyn, si l’ADN récréatif était autorisé, les Français pourraient découvrir que leur père n’est pas leur père: elle estime que .
Documentaires
Notes et références
Voir aussi
Articles connexes Analyse génétique Génétique médicale MyHeritage, 23andMe
Liens externes
« Tests ADN récréatifs : de qui je me mêle ? », La Science, CQFD, France Culture, 4 juin 2026.
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