Thérèse Planiol, née Thérèse Dupeyron le à Paris et décédée le à Varennes (Indre-et-Loire), est une femme médecin et biophysicienne, agrégée de médecine, pionnière et spécialiste de la médecine nucléaire et des ultrasons, professeur à la faculté de médecine de Tours. Elle a fondé la Société française d'application des ultrasons en médecine et biologie. Elle a également écrit et publié des poèmes. Elle est parfois dénommée Thérèse Dupeyron Planiol.

Biographie

Enfance Thérèse Planiol nait à Montmartre, dans le le . Son père est déclaré inconnu, et sa mère l'abandonne à l'âge de 3 mois.. Elle apprendra plus tard que son père était peintre et sa mère modèle. Elle est placée à l'assistance publique, puis dans plusieurs familles d'accueil. Elle restera très attachée à sa deuxième nourrice, qui l'élève dans un milieu rural et précaire, mais avec beaucoup d'affection., dans la région de Clermont-Ferrand..

Études Intéressée très jeune par la médecine et les sciences, elle doit faire face à son milieu d'origine et au sexisme ambiant. Heureusement, elle est soutenue par plusieurs enseignants. En premier lieu par son institutrice, Mme Bussac, qui l'aide à préparer le concours des bourses, pour qu'elle puisse poursuivre des études. Elle est élève au Lycée Jeanne d'Arc à Clermont-Ferrand de 1929 à 1933.

Elle intègre d'abord un cursus en physique. Puis elle obtient le Diplôme de Docteur en Médecine. Elle s'oriente ensuite vers la Physique Médicale. Elle en devient la première femme Professeur agrégée en France. En 1954, elle soutient une thèse intitulée étude isotopique par le sodium radioactif des méningites tuberculeuses des jeunes enfants. Recherches Elle se spécialise dans les applications en médecine nucléaire concernant la neurologie. Elle devient pionnière de cette spécialité sur le plan mondial. Parallèlement, elle développe les premières applications connues en échographie pour détecter des hématomes et des tumeurs cérébrales. gauche|vignette|CHU de la Pitié Salpetrière Elle devient chercheuse à l'Institut National d'Hygiène (devenu INSERM), puis biologiste des Hôpitaux au CHU de la Pitié Salpetrière à Paris, en tant qu'assistante du chef du service d’électroradiologie, le Professeur Herman Fishgold.

Tout en continuant à travailler à Paris, elle est nommée à Rouen (Seine-Maritime) en 1967 au concours d'agrégation de physique médicale. vignette|l'Hôpital Bretonneau En 1968, elle s'installe à Tours. Elle travaille rapidement avec les professeurs Georges Desbuquois et Émile Aron. Elle associe des médecins et des ingénieurs pour créer un service d'Explorations Fonctionnelles au CHU Bretonneau, ainsi qu'un Laboratoire de Biophysique à la Faculté de Médecine.

Elle fonde en 1972 la Société Française pour l'Application des Ultrasons en Médecine et Biologie. Elle a été professeur honoraire à la Faculté de médecine de Tours.

Publications Outre sa production liée à la recherche, elle a également publié d'autres ouvrages remarqués : Son autobiographie Une femme, un destin (éditions Rive Droite, 2 éditions, en 1995 et 2008), dans laquelle elle explore son enfance, et son origine familiale douloureuse ; Herbes folles hier, femmes médecins aujourd’hui (345 pages, 2000, Éditions Cheminements), qui est un éloge aux femmes qui ont réussi à devenir médecins, à des époques où le machisme était très présent ; Quelque chose d’autre (éditions Rive Droite, 2007), un recueil des poésies qu'elle a écrit durant toute sa vie.

Distinctions Officier de l'Ordre National du Mérite Commandeur de la Légion d'Honneur

Fondation Thérèse et René Planiol pour l’étude du cerveau Elle crée en 2003 avec ses propres fonds, et avec l’aide de Léandre Pourcelot, la « Fondation Thérèse et René Planiol pour l’étude du cerveau ». Cette fondation est reconnue établissement d’utilité publique en . Thérèse Planiol en a fait sa légataire universelle avant son décès.

Décès et postérité Elle décède le à Varennes (37600)Relevé des fichiers de l'Insee. Le nom Planiol est porté au lycéeGénéral, technologique et professionnel de Loches (Thérèse Planiol).

Œuvres Elle a publié et contribué à plusieurs ouvrages, dont :

Recherche médicale DUPEYRON Thérèse, « Etudes des troubles de la perméabilité méningée au cours des méningites tuberculeuses à l’aide du sodium radioactif », Thèse de doctorat en médecine (président de thèse Robert Debré), faculté de médecine, Paris, 1954.

PLANIOL Thérèse, « Diagnostic des lésions intracrâniennes par les isotopes », Paris, Masson Editions, 1959.

Éléments de biophysique. 1, Physico-chimie biologique et médicale, électrophysiologie, acoustique, François Grémy,... François Leterrier,... ; avec la collaboration de J.-C. Healy, J.-C. Pagès, T. Planiol, Lien au titre d'ensemble : Éléments de biophysique, 2 éd., Flammarion, 1975

Physico-chimie biologique et médicale, électrophysiologie, acoustique, François Grémy,... François Leterrier,... ; avec la collaboration de J.-C. Healy, J.-C. Pagès, T. Planiol, Titre d'ensemble : Biophysique générale et médicale ; 1, Flammarion, 1981

Autobiographie PLANIOL Thérèse, Une femme, un destin, Paris, éditions Rive Droite, 1996, 300 p. ; (2e édition 2008). Préface de Jean Bernard de l’Académie Française. Introduction de Maurice Tubiana de l’Académie des Sciences.

Vulgarisation médicale PLANIOL Thérèse, Herbes folles hier, femmes médecins aujourd’hui, Angers, éditions Cheminements, 2000, 350 p., Préface de Bernard Glorion, Président de l’Ordre national des médecins.

Poésie PLANIOL Thérèse, Quelque chose d’autre, Paris, éditions Rive Droite, 2007, Préface de Guy Breton.

Notes et références

Liens externes

Lycée Thérèse Planiol

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