Le d'infanterie australien est une division de l'armée de terre australienne. Bien que sa dénomination exacte () lui soit donné pendant la Première Guerre mondiale, la lignée du peut être remontée jusqu'en 1854, lorsqu'une unité des (fusillers volontaires) est levée à Sydney, en Nouvelle-Galles du Sud. Cette unité a depuis été redésignée à plusieurs reprises mais, grâce à ses liens avec les unités de la force de défense coloniale de la Nouvelle-Galles du Sud, l'histoire du bataillon inclut des services au Soudan et en Afrique du Sud.
Le est levé pour le service à l'étranger en 1914, en pleine Première Guerre mondiale, dans le cadre de la première force impériale australienne. Attaché à la , le bataillon sert d'abord en Égypte avant de prendre part aux combats contre les Turcs à Gallipoli. Plus tard, le bataillon est envoyé sur le front occidental où il combat dans les tranchées en France et en Belgique dans le cadre du Corps australien. Le bataillon est dissous en 1919, après la fin de la guerre.
En 1921, le bataillon est reformé dans le cadre de l'armée de réserve australienne sous le nom de « (East Sydney Regiment) ». Pendant l'entre-deux-guerres, la désignation de l'unité change à plusieurs reprises et, pendant un certain temps, elle est fusionnée avec le .
Pendant la Seconde Guerre mondiale, le bataillon sert de force de garnison en Australie avant d'être dissous en 1944 en raison du manque d'effectifs.
Après la guerre, le n'est pas reformé avant 1957, date à laquelle il devient une unité de à Sydney sous le nom « d'infanterie (Commando) (City of Sydney's Own Regiment) » avant d'être réduit à un élément de la taille d'une compagnie dans l', sous le nom « , Royal New South Wales Regiment ».
En 1965, le bataillon est reformé pour devenir le « , Royal New South Wales Regiment (Commando) » à la fin de l'organisation pentropique. Il conserve son rôle de commando jusqu'en 1971, date à laquelle il est fusionné une nouvelle fois avec le , une unité de l'armée de réserve australienne qui existe toujours aujourd'hui.
Histoire
Lignée Bien que le n'ait été techniquement créé qu'en 1914, l'unité tire son origine d'unités levées à Sydney, en Nouvelle-Galles du Sud, soixante ans auparavant. En effet, le est le plus ancien bataillon d'infanterie de Nouvelle-Galles du Sud. Il est le successeur des (fusiliers volontaires de Sydney), qui ont été créés en 1854 dans la colonie de Nouvelle-Galles du Sud de l'époque, en réponse aux inquiétudes suscitées par la menace que représentaient les forces navales russes dans le Pacifique pendant la guerre de Crimée. Par la suite, l'unité connait plusieurs changements de composition et de désignation au fur et à mesure de la réorganisation des différentes forces de défense coloniales entre le milieu et la fin du . En 1860, l'unité est connue sous le nom de « Sydney Battalion », mais en 1878, à la suite de la décision d'introduire un système de paiement partiel pour les soldats volontaires, l'unité est absorbée par le d'infanterie volontaire de Nouvelle-Galles du Sud (« 1st Regiment of New South Wales Volunteer Infantry »).
En 1885, le fournit un détachement d'un officier et pour servir au Soudan pendant la guerre des mahdistes, pour laquelle ils reçoivent l'honneur de bataille « Suakin 1885 ». Au cours de la seconde guerre des Boers, et du régiment servent en Afrique du Sud au sein du contingent de Nouvelle-Galles du Sud, ce qui leur vaut de recevoir l'honneur de bataille « Afrique du Sud 1899-1902 ». Après la création de la fédération de l'Australie, le régiment devint le d'infanterie australien (1st Australian Infantry Regiment). Un système de conscription est introduit en 1911. En raison de la forte augmentation de la taille de l'armée, les régiments existants sont réorganisés et redésignés. En conséquence, le régiment est divisé en trois unités : les , et régiments d'infanterie.
Première Guerre mondiale Après le déclenchement de la Première Guerre mondiale, la décision est prise de créer une force expéditionnaire connue sous le nom de première force impériale australienne (AIF), qui existerait aux côtés des unités de milice déjà existantes. Cette décision s'explique en grande partie par les dispositions du Defence Act 1901 qui interdit d'envoyer des conscrits combattre à l'étranger, mais aussi par la nécessité de maintenir une présence militaire en Australie en cas d'urgence ou d'attaque pendant que la est déployée à l'étranger. Bien qu'à l'origine, le nombre de miliciens pouvant s'enrôler est limité en raison de la nécessité d'assurer la défense des côtes et de garder les installations vitales, un grand nombre de miliciens s'enrôlent et sont affectés à des unités de l'AIF en fonction de leur localité. Par conséquent, de nombreuses unités de l'AIF sont associées aux unités de la milice de leur lieu d'affectation et, dans une certaine mesure, on tente de maintenir l'identité de ces unités au sein de l'AIF. On pense que jusqu'à du d'infanterie d'avant-guerre ont servi dans diverses unités de l'AIF pendant la guerre, y compris le .
Parmi les unités levées par l'AIF, le est l'une des premières unités d'infanterie levées en Nouvelle-Galles du Sud, étant formé dans la ville de Randwick dans les faubourgs de Sydney en , dans les quinze premiers jours de la guerre. Après une brève période d'entraînement de base, le est parmi les premières troupes australiennes à être déployées à l'étranger, arrivant en Égypte le . gauche|vignette| Alfred Shout, l'un des récipiendaires de la Croix de Victoria du , au Quinn's Post, Gallipoli, .|alt=Photographie noir et blanc montrant Alfred Shout debout dans une tranchée. Après avoir suivi un entraînement complémentaire et servi dans un rôle de défense statique autour du canal de Suez, le bataillon prend part au débarquement de la baie ANZAC, débarquant avec les deuxième et troisième vagues le . Après la bataille initiale pour les hauteurs surplombant la tête de pont, au cours de laquelle le bataillon prend part à l'attaque de la colline connue sous le nom de Baby 700, les Turcs reprennent le contrôle des hauteurs et le bataillon est contraint de se replier sur Russel Top, puis plus tard sur le flanc sud près de Gaba Tebe. Le , le bataillon mène une charge désespérée à la baïonnette pour laquelle l'un des officiers du bataillon, Alfred Shout, reçoit la croix militaire et est mentionné dans les dépêches.
En août, les Alliés passent à l'offensive sur la péninsule de Gallipoli en lançant l'. Dans le cadre de cette offensive, la est appelée à lancer une attaque de diversion sur . C'est au cours de cette bataille que le bataillon prend part à l'engagement sans doute le plus remarquable de la campagne. L'attaque commence tôt le et après seulement une heure, les Australiens capturent les positions turques à Lone Pine. Les Turcs contre-attaquent presque immédiatement et les combats se poursuivent pendant les trois jours suivants, au cours desquels deux membres du bataillon, Alfred Shout et Leonard Keysor, accomplissent des actes de bravoure pour lesquels ils reçoivent plus tard la Croix de Victoria. Les Alliés évacuent Gallipoli en et le retourne en Égypte. Pendant son séjour en Égypte, l'AIF connait une période d'expansion et de réorganisation, au cours de laquelle un certain nombre d'hommes du sont transférés au nouvellement formé. Au début de l'année 1916, les divisions d'infanterie de l'AIF sont envoyées en France où, au cours des deux années et demie suivantes, elles prendront part aux combats contre les Allemands sur le front occidental.vignette| Un aumônier australien prononçant le sermon lors de l'inauguration du mémorial du , Pozières.|alt=Photographie noir et blanc montrant une foule et l'aumônier au centre. La première action majeure du bataillon en France a lieu à Pozières en . Plus tard, le bataillon combat à Ypres, en Belgique, avant de retourner dans la Somme en hiver. À Bullecourt en , devient le troisième membre du bataillon à recevoir la Croix de Victoria. En 1918, le aide à stopper l'offensive de printemps allemande en mars et avril avant de prendre part à l'offensive des Cent-Jours lancée près d'Amiens le et qui met finalement fin à la guerre. Le bataillon reste sur le front jusqu'à la fin , lorsqu'il est retiré du front avec le reste du Corps australien pour se reposer et se recycler en prévision d'autres opérations. Le , tous les membres de la compagnie « D », sauf un, refusent de participer à une attaque pour protester contre le fait que le bataillon soit renvoyé au combat alors qu'il est sur le point d'être relevé. Les membres de la compagnie sont ensuite emprisonnés pour désertion ; il s'agit du plus grand nombre de « refus de combattre » de l'AIF pendant la guerre. Cela fait partie d'un affaiblissement général de la discipline en raison du stress des combats prolongés. Le bataillon est hors du front lorsque l'Armistice est déclaré le . Après la fin des hostilités, le processus de démobilisation commence et les effectifs du bataillon diminuent lentement à mesure que son personnel est rapatrié en Australie. Le bataillon est finalement dissous en .
Sur tout le conflit, le a subi un total de tués et . Les membres du bataillon ont reçu les décorations suivantes : trois croix de Victoria, deux compagnons de l'ordre de Saint-Michel et Saint-Georges, sept ordre du Service distingué avec une barrette, 40 croix militaire avec une barrette, 29 Distinguished Conduct Medal, 131 médaille militaire, neuf et 57 citation militaire.
Années d'entre-deux-guerres En 1918, les unités de milice d'avant-guerre sont réorganisées une fois de plus en régiments de plusieurs bataillons. Il est décidé que les régiments reconstitués seront numérotés d'après les bataillons de l'AIF et que chacun d'entre eux comprendrait de trois à six bataillons. Le premier bataillon est formé d'anciens soldats inactifs de l'AIF, les membres de l'armée de réserve australienne forment le deuxième et les cadets supérieurs forment le troisième. En conséquence, le d'infanterie est redésigné comme le d'infanterie. Un nouvel examen des besoins en matière de défense est effectué en 1920, à l'issue duquel il est décidé que la milice doit être encore réorganisée pour perpétuer les honneurs de bataille et les désignations de l'AIF. Le , l'AIF est officiellement dissoute et un mois plus tard, la nouvelle organisation de la milice est adoptée. Dans le cadre de cette réorganisation, le bataillon de l'armée de réserve de chaque régiment est séparé et adopte la désignation numérique du bataillon de l'AIF auquel il était associé, ainsi que son écusson de couleur et ses honneurs de bataille. vignette|Officiers du , .|alt=Photographie noir et blanc des officiers en trois rangs (photo de classe)