Jean-Eudes Gannat, né le , est un militant néofasciste et un homme politique. Connu pour la fondation en 2017 du groupe d'extrême droite L'Alvarium, dissous en 2021, il lance le Mouvement Chouan en 2023. Après plusieurs candidatures électorales sous l’étiquette du FN puis sans étiquette, il se présente en 2026 aux élections municipales à Segré-en-Anjou Bleu. Arrivé troisième avec 21,72 % des voix au premier tour, sa liste obtient sept sièges et il entre au conseil municipal et au conseil communautaire. Il est condamné plusieurs fois pour provocation à la haine raciale ainsi que pour injure raciste, et fait appel de ses condamnations judiciaires.

Biographie Jean-Eudes Gannat est le fils de Pascal Gannat, ancien directeur de cabinet de Jean-Marie Le Pen et figure du Front national. Il est également le frère de François-Aubert Gannat, membre de Génération identitaire, et de Louis-Joseph Gannat, qui s'est présenté aux élections législatives de 2024 sous l’alliance entre Éric Ciotti et le RN, avant d'en être exclu pour propos antisémites et homophobes.

Formation Jean-Eudes Gannat est d'abord scolarisé au collège de l'Espérance, en Vendée, une institution privée non mixte. Puis, il intègre au lycée l'établissement catholique Notre-Dame d'Orveau. Il effectue deux années d'études de droit à l'université d'Angers, à la faculté de droit, économie et gestion, vers 2012.

Parcours politique En 2012, Jean-Eudes Gannat devient secrétaire général du mouvement jeunesse du Front national dans le Maine-et-Loire. La même année, il fonde le Rassemblement des étudiants de droite (RED), syndicat étudiant d'extrême droite lié au GUD, et se mobilise contre le mariage pour tous.

En 2014, il est troisième de la liste du FN lors des élections municipales à Angers. En , il est tête de liste FN lors des élections départementales dans le canton d'Angers-7 et réalise un score de 20,41 %.

En 2017, à Angers, il fonde le collectif L'Alvarium, présenté comme un centre identitaire local, proche de l'organisation néofasciste du Bastion social. Le collectif se fait alors connaître pour ses actions lors de manifestations, souvent marquées par des heurts avec des militants de gauche qui mènent à des procédures judiciaires. L'Alvarium reçoit également le soutien de militants royalistes de l'Action Française, d'anciens membres de Génération identitaire, des Nationalistes d'Yvan Benedetti, ainsi que de l'ancien président du Front national de la jeunesse Julien Rochedy.

En 2020, il se présente aux élections législatives partielles de Saumur Nord faisant un résultat de 1,41 % des voix. Puis aux élections départementales de 2021 dans le canton de Segré-en-Anjou Bleu, remportant 3,15 % des voix.

Le , le ministère de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce la dissolution officielle de L'Alvarium, dénonçant , son et son . Après cette dissolution, plusieurs membres relancent des activités politiques comme le Mouvement Chouan, fondé en 2023 avec Jean-Eudes Gannat comme président. Ce nouveau mouvement se rattache à une ligne national-catholique d'extrême droite.

En , il obtient son premier mandat et siège dans l'opposition du conseil municipal de Segré-en-Anjou Bleu après avoir remporté 21,72 % des voix.

Procédures judiciaires et condamnations

Procès et condamnation pour complicité de diffamation Le , Jean-Eudes Gannat est condamné pour complicité de diffamation envers un citoyen chargé d'un mandat public pour avoir accusé l'adjoint au maire de la commune de Trélazé d'être un .

Jean-Eudes Gannat est de nouveau accusé de complicité de diffamation envers un militant du quartier de la Roseraie pour des propos tenus sur les réseaux sociaux le . Le procès est prévu pour le .

Condamnation pour Relaxé en première instance, Jean-Eudes Gannat est condamné en par la cour d'appel pour participation à un attroupement en vue de commettre des violences sur des manifestants à Angers. Il se pourvoit en cassation.

Condamnation pour injure raciste et diffamation En , Jean-Eudes Gannat est condamné à d'amende par le tribunal correctionnel de Rennes pour et après avoir ciblé explicitement les origines guadeloupéenne d'un journaliste de Ouest-France dans une interview accordée au site d'extrême droite Breizh-info.

Le , la cour d'appel de Rennes relaxe Jean-Eudes Gannat. Celle-ci estime que les propos ne et que , mais la Cour de cassation annule la décision de la cour d'appel de Rennes estimant que celle-ci et aurait dû des propos visées. L'affaire est donc renvoyée devant la cour d'appel de Rennes, qui examine de nouveau l'affaire le .

Condamnation pour et En novembre 2025, Jean-Eudes Gannat est placé en garde à vue après avoir filmé des migrants afghans vivant dans sa ville et posté la vidéo sur son compte TikTok, dénonçant l'afflux migratoire dans les villes rurales. Il lui est interdit par le juge des libertés et de la détention d'utiliser les réseaux sociaux X et TikTok pour une période d'un mois. Le procès se déroule le au tribunal correctionnel d'Angers, la ligue des droits de l'homme s'y constitue partie civile. Le parquet requiert contre lui quatre mois de prison avec sursis et d'amende. Le , Jean-Eudes Gannat est condamné à trois mois de prison avec sursis pour et . Il décide de faire appel du jugement.

Publication

Voir aussi Mouvement identitaire

Notes et références

Catégorie:Personnalité de l'extrême droite française Catégorie:Nationaliste français Catégorie:Naissance en septembre 1994