Sir James Michael Ah Koy, dit Jim Ah Koy, né à Lautoka le "Sir James Ah Koy celebrates 79th birthday", The Fiji Times, 30 novembre 2015 Brij Lal, Historical Dictionary of Fiji, Rowman & Littlefield, 2015, p.35, est un riche homme d'affaires, homme politique et diplomate fidjien.
Biographie Débuts et carrière politique Il naît aux Fidji d'une mère fidjienne autochtone de l'île de Kadavu, et d'un père d'origine chinoise "Witness to freedom day", The Fiji Times, 8 octobre 2020 Bessie Ng Kumlin Ali, Chinese in Fiji, université du Pacifique Sud, 2002, p.190.
Il se présente une première fois sans succès comme candidat indépendant aux élections législatives fidjiennes de 1966, recevant 18,4 % des voix dans la circonscription Centre et étant largement battu par le candidat du parti de l'Alliance, Douglas Walkden-Brown "Fiji election details", Pacific Islands Monthly, novembre 1966, p.40. Pour autant, il est proche du chef du parti de l'Alliance et chef du gouvernement, Ratu Kamisese Mara, et est assis près de lui lors de la cérémonie marquant l'indépendance des Fidji de l'Empire britannique en 1970. Il entre à la Chambre des représentants comme député de ce parti aux élections de 1982, et y est réélu à celles de 1987. Il soutient le coup d'État ethno-nationaliste autochtone de 1987 Colin Mackerras et Richard Maidment, Culture and Society in the Asia-Pacific, Routledge, 2005, p.103Adrien Rodd, « Identités nationales, identités « raciales » en Océanie », Revue française de civilisation britannique, vol. XXVII, n°2, 2012, p.129, et c'est comme membre du mouvement mené par l'auteur du coup d'État, Sitiveni Rabuka, qu'il retrouve un siège de député aux élections de 1994. Il est alors nommé ministre du Commerce, des Industries, du Commerce extérieur et des Entreprises publiques dans le gouvernement de celui-ci "Sir James Slams Govt Critics", The Fiji Sun, 29 octobre 2012. Fait ministre des Finances et du Développement économique en 1997, et héritant d'une économie en récession, il applique une dévaluation de 20 % du dollar fidjien "The Pacific meltdown", Pacific Islands Monthly, juillet 1998, p.18 "Melanesia in Review: Issues and Events, 1998", The Contemporary Pacific, vol. 11, n°2, p.427. Il est largement réélu député aux élections de 1999 "Republic of Fiji: 1999 legislative election", Adam Carr's Election Archive, mais le gouvernement Rabuka perd ces élections et James Ah Koy siège donc sur les bancs de l'opposition à la Chambre des représentants. De 2001 à 2006 il est sénateur, nommé par le Grand Conseil des Chefs Jonathan Fraenkel et Stewart Firth, From Election to Coup in Fiji: The 2006 Campaign and Its Aftermath, Australian National University Press, 2007, p.128. Il tente sans succès de retrouver un siège à la Chambre des représentants aux élections de 2006 Jonathan Fraenkel et Stewart Firth, From Election to Coup in Fiji, op. cit., p.457.
Prises de position James Ah Koy est un chrétien évangélique. Son réseau d'entreprises Kelton Group, dont il est le président fondateur, publie et distribue gratuitement en 2010 une nouvelle traduction de la Bible en fidjien, rédigée avec le financement de la Ah Koy Christian Trust, organisme de prosélytisme établi par James Ah Koy "New Fijian Translation Bible Project", Kelton Group. En 2012, il exprime le souhait que les Fidji deviennent constitutionnellement un État chrétien "Sir James For Christian State", The Fiji Sun, 13 septembre 2012.
Diplomate De 2007 à 2010, il est l'ambassadeur des Fidji en République populaire de Chine "Sir James Returns", The Fiji Sun, 24 décembre 2010 "Sir James Ah Koy to head Fiji's embassy in Beijing", Radio New Zealand, 18 août 2007.
Homme d'affaires James Ah Koy est le directeur de plusieurs dizaines d'entreprises, implantées aux Fidji, en Australie, en Nouvelle-Zélande, en Papouasie-Nouvelle-Guinée, aux Samoa, aux Tonga et au Vanuatu "Fiji's Jim Ah Koy gets knighthood with PNG's support", Radio New Zealand, 20 juin 2006 "James Michael Ah Koy", PNGi, juin 2021. Il est multi-millionnaire.
Ce sont ses activités d'entrepreneur qui lui valent se voir conférer en 2005 un titre d’ali'i (chef coutumier samoan) par le gouvernement samoan de Sailele Malielegaoi pour ses contributions à l'économie des Samoa, et en 2006 d'être fait chevalier commandeur de l'ordre de l'Empire britannique par la reine de Papouasie-Nouvelle-Guinée, Élisabeth II, à la demande de son Premier ministre Sir Michael Somare, pour ses contributions au monde de l'entreprise. En 2020, il est fait compagnon de l'ordre des Fidji "Sir James Ah Koy receives Companion of Order of Fiji medal", ''FijiVillage, 24 novembre 2020.
Références
Catégorie:Personnalité fidjienne du monde des affaires Catégorie:Personnalité politique fidjienne du XXIe siècle Catégorie:Ministre fidjien des Finances Catégorie:Diplomate fidjien du XXIe siècle Catégorie:Chevalier commandeur de l'ordre de l'Empire britannique Catégorie:Naissance à Lautoka Catégorie:Naissance en novembre 1936