Vitrolles-en-Lubéron (officieusement Vitrolles-en-Luberon) est une commune française située dans le département de Vaucluse, dans la région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Localisé sur la , à au nord-est de Pertuis et de Manosque, le village occupe un point stratégique puisqu'il est le point de passage entre le versant sud et le versant nord du Luberon, juste avant le col de Vitrolles à .

Ses habitants sont appelés les Vitrollains.

Géographie 400 px Localisation Le village est bâti sur les contreforts sud du Grand Luberon et se blottit au cœur d'un cirque montagneux. Les GR 5, GR 9 et GR 97 s'y croisent.

Communes limitrophes

Voies de communication et transports Voies routières On y accède depuis la à partir de La Bastide-des-Jourdans () ou Céreste (, ) ou Grambois ().

Distance des grandes villes françaises

L'orientation et la localisation de Vitrolles-en-Lubéron par rapport à quelques grandes villes françaises sont données dans le tableau suivant. Distance à vol d'oiseau : Ville Marseille Nice Montpellier Lyon Toulouse Bordeaux Strasbourg Paris Nantes Rennes LilleDistance Orientation60 km (S)135 km (S-E)140 km (S-O)225 km (N)335 km (O)506 km (O)557 km (N-E)616 km (N)676 km (N-O)738 km (N-O)783 km (N)

Services autocars Lignes départementales Le village est desservi par 1 ligne départementale : + LigneTracé 17.2 Peypin-d'Aigues ↔ Vitrolles-en-Lubéron ↔ Pertuis

Transport ferroviaire Gares SNCF à Pertuis à vers Aix-en-Provence et Marseille et à Manosque - Gréoux-les-Bains à .

Gares TGV à Aix-TGV Arbois (55 min) ou Avignon-TGV (1 h 10).

Relief

Vitrolles se trouve dans le massif du Luberon à près de d'altitude. C'est le point de départ du GR 9 97 se dirigeant vers Mourre Nègre () et le Gros Collet.

Le point culminant de la commune se trouve à une altitude de et le plus bas à .

Géologie Le massif du Luberon compose la partie essentielle de la commune. Cette chaîne a commencé à se former au Crétacé inférieur, c'est-à-dire entre -135 et -95 millions d'années, pour finir de se plisser à partir de -15 millions d'années d'abord dans un axe nord-sud, puis de N.NE-S.SO entre -7 et -3 millions d'années. Ces compressions successives ont trouvé leurs termes au Pliocène.

Climat

En 2010, le climat de la commune est de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat méditerranéen et est dans la région climatique Provence, Languedoc-Roussillon, caractérisée par une pluviométrie faible en été, un très bon ensoleillement (), un été chaud (), un air très sec en été, sec en toutes saisons, des vents forts (fréquence de 40 à 50 % de vents > ) et peu de brouillards..

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « La Bastide des Jourdans », sur la commune de La Bastide-des-Jourdans à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .

Les paramètres climatiques de la commune ont été estimés pour le milieu du siècle (2041-2070) selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020. Ils sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en .

Catastrophes naturelles La commune a connu de 1982 à 1993 deux événements qui ont été reconnus catastrophes naturelles avec publication d'un arrêté de reconnaissance de catastrophe naturelle publiés au Journal Officiel. Type de catastrophe Début Fin Arrêté Parution au J.O. TempêteInondations et coulées de boue

Transports Vitrolles-en-Lubéron est desservie par un arrêt de la ligne de Trans Vaucluse -2 : Pertuis - Peypin-d'Aigues.

De plus il existe des transports scolaires du conseil général pour amener les élèves de primaire à La Bastide-des-Jourdans, les collégiens à La Tour-d'Aigues et les lycéens à Pertuis.

Urbanisme Typologie Au , Vitrolles-en-Lubéron est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine et hors attraction des villes...

Morphologie urbaine Répartition des sols La répartition des sols de la commune est la suivante (donnée pour un total de) :

Type d'occupation Pourcentage Superficie (en hectares) Zones urbaines 1,00 % 16,26 Zones agricoles 12,34 % Zones naturelles 86,66 % Total 100 %

Les zones naturelles (presque 9/10 du territoire) sont principalement formées par les forêts méditerranéennes couvrant le Luberon. Les zones agricoles sont formées de vergers de fruitiers (oliviers, amandiers, etc), des champs de lavandin et des vignes (AOC Luberon).

Logement Vitrolles-en-Lubéron comptait 134 logements en 2007 (115 en 1999). Les constructions anciennes, mais également neuves, sont bien plus présentes que la moyenne française : en 2007, 25,0 % des résidences principales dataient de 1990 et plus contre 16,5 % en France et 27,8 % furent construites entre 1975 et 1989, par contre peu ont été achevées entre 1949 et 1974 (13,9 %).

Les résidences principales représentent 82 logements, soit 61,2 % du parc, réparties à 92,5 % en maisons individuelles (99,1 % en 1999) et à 7,5 % en appartements (0,0 % en 1999) (respectivement 56,1 % et 42,4 % en France métropolitaine). Les propriétaires de leurs logements constituent 69,5 % des habitants, contre 24,4 % qui sont locataires (respectivement 57,4 % et 39,8 % en France métropolitaine).

Toponymie Le village se nomme Vitrolles-d'Aigues en 1793, devient Vitrolles en 1801 puis est finalement nommé Vitrolles-en-Lubéron à partir du (décret du , publié au journal officiel du ), publié au JORF du ..

Histoire

Antiquité

Le nom de cette commune trouve son origine dans le latin « vitrolea » (verrerie). Si ce site n’a pas été encore identifié, par contre, au pied du Castellas, la présence de nombreux restes de tegulæ (tuiles plates romaines) suggère qu’une villa devait se trouver à cet endroit. Le Mont Piégros devait, quant à lui, être consacré à Minerve. On y a découvert une belle tête de la déesse de la sagesse qui est désormais déposée au musée Borely de Marseille.

Moyen Âge

Le village médiéval se situait alors au pied du Castellas et l’église romane dédiée à Saint-Étienne fut bâtie à cette époque. De nos jours, elle n’est plus orientée à la suite des agrandissements faits au cours du .

Au , ce fief dépendait du comté de Forcalquier . Lorsque ce comté perd son indépendance en 1209, à la mort de Guillaume II, un de ses neveux, Guillaume de Sabran tente de le relever. Après une lutte de dix ans, il passe un accord à Meyrargues le avec Raimond Bérenger IV, comte de Provence et lui aussi héritier du comté de Forcalquier. Par cet accord, la moitié sud du comté, dont Mirabeau, lui est donnée. Guillaume de Sabran conserve sa moitié de comté jusqu'à sa mort, vers 1250Mariacristina Varano, Espace religieux et espace politique en pays provençal au Moyen Âge (). L'exemple de Forcalquier et de sa région, thèse soutenue à l'université d'Aix-Marseille I, 2011, 486..

Vitrolles, qui relevait de la Viguerie d’Apt, fut totalement abandonné par ses habitants entre le milieu du et la fin du XV, sans doute à cause des épidémies de peste et du passage des troupes de Raymond de Turenne.

Temps modernes

La seigneurie déserte, fief de Jacques de Forcalquier, passa par héritage à son frère Gaucher, évêque de Gap. En 1483, ce dernier en fait hériter le fils de sa sœur, Georges de Castellane, avec une clause testamentaire spécifiant qu’à la mort de son neveu elle reviendra à son filleul Gaucher de Brancas, seigneur de Maubec. vignette|droite|250px|La bastide des Ferrayes ou château du Grand-Pré. Pour augmenter ses revenus, le , il passe un acte d’habitation avec neuf chefs de famille, exceptionnellement ils ne sont pas Vaudois mais originaires du diocèse de Gap. Le village actuel et l’église Saint-Siméon - transformée en ferme de nos jours – sont construits par ces nouveaux arrivants.

Son fils, Gaucher II de Brancas, délaisse le Castellas pour s'installer au village neuf dans la « Grande Maison ». Elle ne sera pas du goût de Françoise de Brancas, née Cambis, qui la revendra en 1676 pour aménager dans sa nouvelle bastide des Ferrayes ou « château du Grand Pré ».

Puis le fief est vendu, en 1753, par Louis II de Brancas à Jean d’Ailhaud, le riche médecin de Lourmarin. Le contrat prévoyait qu’il verserait livres plus livres d’épinglesLes épingles et les aiguilles à coudre avaient jadis une valeur monétaire importante, à cause de la difficulté de les fabriquer à la main(!). C’est lui qui fera réaménager le « château des Ferrayes ». Il fut le dernier seigneur de Vitrolles.

Époque contemporaine L'adhésion de la commune au parc naturel régional du Luberon a donné à celle-ci des atouts touristiques et économiques importants. Le taux de chômage en 2007 était de 19 %, alors qu'il atteignait 19,3 % en 1999. Ce qui implique un taux d'activité de 62,2 % toujours en 2007, contre 58,8 % en 1999. Pour la même période, les retraités et les préretraités sont passés à 31,8 % au lieu de 28,3 %.

Politique et administration Tendances politiques et résultats L'électorat vitrollain est plutôt ancré à gauche. Lors de chaque élection, on peut noter le sens civique des citoyens avec des taux de participation supérieurs de 10 à 20 % aux taux de la circonscription, du département ou de la nation.

Élections locales Cantonales Vitrolles-en-Luberon est une commune du canton de Pertuis qui fait partie de la seconde série des cantons et a été renouvelé lors des élections cantonales de 2008. L'élection a eu lieu les 9 et en même temps les élections municipales. Six candidats se sont présentés Maurice Lovisolo (PS), conseiller général sortant et maire sortant de La Tour d'Aigues, Marie-Ange Conté (UMP), Stéphane Fabresse (MoDem), Pierre Goubert (FN), Remy Grangeon (PCF) et Thierry Liotard (DVD).

Le lors du premier tour il y a eu 134 votants pour 175 inscrits soit une participation de 76,57 % (64,20 % pour le canton). Maurice Lovisolo (PS) est arrivé très largement en tête avec 59,70 % des voix (43,66 % au niveau du canton), devant Marie-Ange Conté (UMP) avec 16,42 % (21,74 % pour le canton) et Remy Grangeon (PCF) avec 11,94 % (15,49 %).

Le second tour a eu lieu le . Il y a 108 votants pour 175 inscrits soit une participation de 61,71 % (58,99 % pour le canton). Maurice Lovisolo (PS) est largement réélu avec 86,41 % des voix (62,31 % au niveau du canton) au détriment de Marie-Ange Conté (UMP) qui obtient 13,49 % des voix (38,69 % au niveau cantonal).

Législatives Aux élections législatives de 2007 pour la deuxième circonscription de Vaucluse, le premier tour a vu Jean-Louis Joseph (PS) avec 40,83 % devancer de peu Jean-Claude Bouchet (UMP) avec 39,17 %, viennent ensuite Nicole Bouisse (UDF) avec 5,00 % et Maurice Giro (Divers droite) avec 4,17 %, aucun autre candidat ne dépassant le seuil des 3,5 % (à noter que quatre candidats n'ont eu aucune voix et quatre autres une seule). Le second tour a vu arriver en tête d'une voix (59 contre 58) avec 50,43 % Jean-Louis Joseph (résultat circonscription : 44,72 %) contre 49,57 % pour Jean-Claude Bouchet (résultat circonscription : 55,28 %). Abstention nettement plus faible à Vitrolles-en-Lubéron avec respectivement 27,22 % et 28,99 % aux deux tours que dans la circonscription (37,93 % et 38,68 %).

Élections nationales