Jacopo Bonfadio est un écrivain italien du .

Biographie Jacopo Bonfadio est né en Gazano, Italie, proche le lac de GardeLes auteurs ne sont pas d’accord sur la patrie de Bonfadio. Les uns disent qu’il naquit à Salone sur ce lac ; Salonæ ad Benacum natus (Thuan., lib. XXVI, pag. 538.) ; les autres nomment sa patrie Gazani, luogo picciolo della Riviera di Brescia (Ghilini, Teatr., tom. I, pag. 70.).. Il fut secrétaire du cardinal de Bari, à Rome, pendant trois ans, après quoi, ayant perdu tout le fruit de ses services par la mort de son maître, il entra chez le cardinal Ghinucci, et lui servit de secrétaire, jusques à ce qu’une longue maladie le tira de cet emploi. Lorsqu’il fut guéri, il se trouva si dégoûté de la cour, qu’il résolut de chercher fortune par une autre voie. Il ne trouva rien dans le royaume de Naples, où il erra assez longtemps : il alla ensuite à Padoue, et puis à Gênes, où il fit des leçons publiques sur la Politique d’Aristote. On le chargea d’en faire aussi sur la Rhétorique ; et comme il y réussissait bien il eut un grand nombre de disciples qui allaient apprendre chez lui les belles-lettres. Sa réputation s’augmenta de jour en jour, de sorte que la république de Gênes le fit son historiographe, et lui assigna pour cette charge une fort bonne pension. Il s’appliqua de toutes ses forces à la composition des annales de cet état-là, et en mit au jour les cinq premiers livresLes annales Genuenses sont, comme le dit Joly, réimprimées dans le tome . du Thesaurus antiquitatum et historiarum Italiæ, de Grævius.On l’accusa d’assouvir cette brutale passion avec un de ses disciples. Fu calunniato, che indotto da smisurato e pazzo amore, che ad un bellissimo giovanetto suo scolare portava, con esso le sozze e impudiche sue voglie sfogasse ; sopra di questa imputazione fu subito carcerato ; e da testimonii di sì grave e enorme eccesso convinto, fu condamnato al fuoco, nel quale fini à suoi giorni l’anno 1551. Voilà le Ghilini qui reconnaît la justice de l’accusation. Le Cavalier Marin ne l’a pas moins reconnue : voyez les deux madrigaux de ses Ritratti, que M. Ménage rapporte. Paul Manuce la reconnaît pareillement dans le poëme qu’il adresse ad eos qui laborârunt pro salute Bonfadii. Voici comment il parle :. Ceci arriva l’an 1560.

Œuvres On a de lui quelques harangues ; quelques lettres, et des poésies latines et italiennes. Il écrivit un billet à Giovanni Battista Grimaldi le jour de l’exécution, afin de témoigner sa reconnaissance aux personnes qui avaient tâché de le servir. Il s’engagea à leur apprendre comment il se trouverait dans l’autre monde, si cela se pouvait faire sans les épouvanter. Il n’est pas le seul qui ait fait de telles promesses. Il leur recommanda Bonfadino, son neveu, qui est peut-être le Pietro Bonfadio dont on voit des vers dans le Gareggiamento poetico del confuso accademico ordito. C’est un recueil de vers, divisé en VIII parties, et imprimé à Venise l’an 1611.

Notes

Bibliographie

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