Nicolas Florentin Lucien Boullangier, né à Fontenoy-le-Château le 11 vendémiaire de l'An XII, , et mort à Fontenoy le , est un ecclésiastique connu pour ses sermons et la restauration de la basilique Saint-Maurice d'Épinal.

Jeunesse Lucien Boullangier, septième enfant d'une fratrie de douze, naît dans une famille bourgeoise de Fontenoy, dynastie de notairesAnnuaire statistique du département des Vosges, pour l'an XI de la République, p. 167, éd. Haener Épinal, 1802., de greffiers et de commerçants. Son père installe une brasserie à Fontenoy, à l'emplacement de l'hôtel de ville actuel, et loge sa famille dans la maison qu'avait fait bâtir son père, notaire, en 1766. vignette|centré|Maison natale de l'abbé Boullangier, place Gilbert.

Ministère Après ses études au séminaire de Saint-Dié, il est nommé vicaire à Épinal, puis chanoine archiprêtre de la cathédrale de Saint-Dié en 1833.

En 1837, chanoine de Saint Dié, il publie, sous le pseudonyme de M. l'abbé Nouveau dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes, E.D. de Manne, p. 187, éd. Scheuring, Lyon, 1868.La jeune Marie, ou Conversion d'une famille protestanteLa jeune Marie, ou Conversion d'une famille protestante, éd. Mame, 1840..

En 1842, il assure l'administration spirituelle de la cure d'ÉpinalL'Espérance de Nancy, n° 121, 8 octobre 1842, p. 2. avant d'en devenir le titulaire l'année suivanteL'Espérance, courrier de Nancy, n° 56, 11 mai 1843, p. 2.. Il le reste jusqu'en 1855Le Journal des Vosges, n° 364, 1er aout 1873, p. 3. (lire en ligne). Outre la fondation de plusieurs œuvres : Les Dames de la charité, le catéchisme de la persévérance ou la confrérie de Saint Vincent de Paul. Son nom reste attaché à la restauration de la basilique d'ÉpinalDe l'Art religieux et monumental, à propos de la restauration et de la construction d'églises gothiques dans les Vosges, Louis Aimart, p. 25, éd. Vagner, 1847.. vignette|gauche|Portail néo-roman de Saint-Maurice.

En effet, à sa nomination comme curé d'Épinal, il trouve la basilique Saint-Maurice en très mauvais état et en impulse la restaurationHistoire d'Épinal des origines à nos jours, François Weymuller, ed. Horwath, 1985.. Assisté par l'architecte départemental, Léon Charles Grillot (nommé architecte diocésain en 1853) et par l'architecte Louis GahonDe l'Art religieux et monumental, à propos de la restauration et de la restauration et de la construction d'églises gothiques dans les Vosges, Louis Aimart, p. 24, éd. Vagner, 1847, il ouvre un portail dans la face ouest de la tour-beffroiAnnales de la Société d'émulation du département des Vosges, p. 588, éd. Gley impr., 1843.. L'église est classée monument historique en 1846.

Charles Chapiat a écrit à ce sujet dans son livre Voyage dans les Vosges :

L'intelligent abbé Boullangier, devenu curé d'Épinal, entreprit la restauration de son église dont il avait compris le mérite, et voulu rendre à cet édifice sa physionomie primitive.

En , lors d'une cérémonie pour célébrer l'avènement de la Deuxième République, sur la place de La République d'Épinal, devenue place des Vosges, où l'on plante un nouvel arbre de la Liberté, il est chargé de prononcer un discours après une bénédictionCharles Charton, Annales de la Société d'Émulation des Vosges, Souvenirs de 1814 à 1848, p. 148, Épinal, 1875..

Il est aussi désigné président du Conseil académique des VosgesManuel général de instruction primaire, Volume 2, p. 87, éd. Hachette, 1846. En 1858 il fait revenir à Épinal les Sœurs de la Congrégation Notre-DameDiocèse de Saint-Dié : Une page de l'histoire spinalienne se tourne, spécialisées dans l'éducation des filles qui y rouvriront en 1860 un établissement scolaire rue ThiersRobert Javelet, Epinal images de 1000 ans d'Histoire, p. 205, ed. Braun, Epinal, 1872.

Sa santé se détériorantL'Espérance courrier de Nancy, p. 3, 20 avril 1855, il quitte la cure d'Épinal pour être chanoine honoraire de Saint-Dié, y publiant : Règlements et statuts de la Confrérie des morts pour la paroisse Saint-Maurice d'ÉpinalRèglements et statuts de la Confrérie des morts pour la paroisse Saint-Maurice d'Épinal, éd. Cabasse, 1858..

Son état de santé le conduit à se retirer à FontenoyVoyage dans les Vosges, Abbé Chapiat, p. 117, éd. Henri Trembley, Genève, 1881. dans la maison paternelle où il décèdera. Il est enterré dans l'église Saint-Mansuy de Fontenoy-le-Château, et un service solennel est célébré à Saint-Maurice à ÉpinalLe Journal des Vosges, n° 367, 8 août 1873, p. 3..

vignette|droite|Annonce de vente mobilière au décès de l'abbé Boullangier.

Ses biens, notamment sa riche bibliothèque, sont vendus aux enchèresMémorial des Vosges 19/12/1873 n° 493, p. 4. le .

Sources Archives nationales, J. Charon-Bordas, Culte catholique : dossiers individuels des chanoines (1830-1905), page 81 Almanach du clergé de France pour l'année 1836, éd. Gauthier Frères, p. 368.

Notes et références

Annexes Liens externes

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