La Renaissance Albert Elisabeth Club de Mons est un club de football belge basé à Mons qui évolue actuellement en Division 1 FFA.
Le surnom du club est l'Albert, et le surnom des joueurs est les dragons en référence à la ducasse de Mons (appelée également le « Doudou »).
Le RAEC Mons est le club ayant disputé le plus grand nombre de saisons au 3e niveau du football belge : 66 saisons.
Lors de la saison 2014-2015, l’Albert dispute une nouvelle saison en Division 2 avec un effectif complètement remanié. Malheureusement, le club souffre de problèmes financiers et le président Domenico Leone décide de se retirer et de déposer le bilan le . Le club centenaire du RAEC Mons est donc déclaré en faillite et ne trouvera pas de repreneur…
Il disputera son dernier match le contre l’Antwerp, une rencontre chargée en émotion pour tout le staff et les supporters montois.
Mais comme on dit toujours à Mons: « un dragon ne meurt jamais ». Grâce à la motivation, l’engouement et l’amour de ses supporters et anciens joueurs, le RAEC Mons renaît de ses cendres le presque 5 ans jour pour jour après le début de l’hibernation du dragon montois.
Origine du club Au début du XXe siècle, deux clubs coexistent à Mons : le Club Amateur Sportif, affilié en 1905 à l'UBSSA (Union Belge des Sociétés de Sports Athlétiques, devenue URBSFA le ), qui évolue sous les couleurs rouge et blanc, et le Stade Montois, qui porte les couleurs bleu et blanc.
Le Club Amateur Sportif devient par la suite le Cercle des Sports de Mons et s'établit à l’avenue du Tir. En , le Stade Montois fusionne avec le Cercle des Sports de Mons et Nimy-Sportif pour former un nouveau club : l’Olympic de Mons.
Parallèlement, en , quatre personnalités locales — René Tondreau, Maurice Van Pel, Henri Lebailly et Fernand Courtois — décident de fonder un nouveau club de football, sous la devise :
> « Entrée largement ouverte à tout joueur correct, quel qu’il soit. »
S'inspirant d'autres clubs belges tels que le Royal Léopold Club de Bruxelles, les fondateurs décident de solliciter l'autorisation du Roi Albert Ier, monté sur le trône le , pour donner au club le nom de Albert Elisabeth Club de Mons, en hommage au souverain et à son épouse la Reine Élisabeth. Par lettre datée du , transmise par le Baron Beyens, ministre de la Maison du Roi, l’autorisation royale est officiellement accordée.
Le club est officiellement fondé le . En mai de la même année, un bail est signé pour l’occupation d’un terrain d’un hectare situé à l’avenue du Tir, emplacement du stade actuel. Le cercle est affilié à l’Union belge le en tant que club adhérent.
Le , le nouveau terrain est inauguré lors d’un premier match officiel, disputé devant environ 300 spectateurs.
Repères historiques généraux
À la recherche d'un retour en D2 Après une période difficile lors de la saison 1995-1996, durant laquelle le club frôle la relégation en Promotion (quatrième niveau national), le RAEC Mons amorce une stabilisation. En 1996-1997, sous la houlette de Daniel Renders, le club termine à une modeste 7e place en Division 3, évoluant dans le milieu de classement..
La saison 1997-1998 marque un tournant important. Le club amorce une véritable ascension sportive et devient progressivement un habitué des tours finaux pour la montée en Division 2, qu’il avait quittée en 1986. Malgré deux échecs successifs lors des campagnes 1997-1998 (défaite 2-1 contre le RCS Visé) et 1998-1999 (double défaite contre le KMSK Deinze, 3-0 et 0-1), le RAEC Mons poursuit sa progression.
Le club parvient enfin à ses fins au terme d’un test-match mémorable, disputé sur le terrain du RWDM face au K. Beringen Heusden-Zolder SK. La rencontre se solde par un score de 3-3, avant que les Montois ne s'imposent 4-3 aux tirs au but, décrochant ainsi leur retour en Division 2.
Lors de la saison 1999-2000, le RAEC Mons se distingue également en Coupe de Belgique. Le club atteint les quarts de finale, où il affronte le Standard de Liège à Sclessin. Environ 5 000 supporters montois font le déplacement vers la Cité ardente pour soutenir leur équipe, témoignant de l'engouement populaire grandissant autour du club.
À la conquête de l'élite Pour sa première saison en Division 2, lors de l'exercice 2000-2001, le RAEC Mons réalise une performance solide en terminant à une méritoire 5e place du classement final. Cette position lui permet de disputer le Tour final pour la montée en Division 1, où il échoue de peu.
Lors de la saison suivante (2001-2002), le club affiche clairement ses ambitions de promotion. Après une lutte serrée en tête du classement, le KV Mechelen est sacré champion de D2, lors d’un match décisif joué au stade Tondreau. Mais les espoirs montois ne sont pas anéantis pour autant : les Rouge et Blanc remportent le Tour final, grâce à une victoire décisive face à Ingelmunster à domicile.
Ce soir-là, plus de 10 000 supporters assistent à l’événement, tant dans le stade qu’aux abords. La Grand-Place de Mons est envahie dans une ambiance de liesse, donnant lieu à un véritable second "Doudou" dans la cité du Hainaut.
Après près de 15 ans d'absence en Division 2, le RAEC Mons ne met que deux saisons pour décrocher son billet vers l'élite. Après 92 ans d'existence, le club accède pour la première fois de son histoire à la Division 1, concrétisant enfin le rêve de plusieurs générations de supporters.
Les premiers pas au sein de l'élite
Pour sa première saison en Division 1, en 2002-2003, le RAEC Mons réalise un parcours remarquable en terminant à la 9e place du classement général. Cette performance est en grande partie due à l’efficacité de son attaquant Cédric Roussel, auteur de 22 buts, ce qui en fait l’un des meilleurs buteurs du championnat.
La saison suivante, 2003-2004, est beaucoup plus compliquée pour le club. L’équipe lutte longuement pour assurer son maintien et termine finalement à la 16e place, à seulement six points du Royal Antwerp FC, dernier au classement. Le club parvient à se sauver in extremis, avec la volonté de ne plus revivre un tel scénario.
Cependant, lors de la saison 2004-2005, la situation se détériore à nouveau. Dès la trêve hivernale, les difficultés sportives laissent présager une nouvelle lutte pour le maintien. Le président et la direction tentent de redresser la situation en changeant d’entraîneur et en intervenant activement sur le marché des transferts. Malgré ces efforts, le RAEC Mons ne parvient pas à inverser la tendance. À l’issue d’un second tour tendu et décisif, le verdict tombe : le club est relégué en Division 2, mettant un terme à son premier passage dans l’élite du football belge.
Une courte désillusion Après la relégation en 2005, le RAEC Mons se fixe pour objectif une remontée rapide en Division 1. Une nouvelle politique sportive est instaurée, avec la nomination de José Riga au poste d’entraîneur principal. Ce dernier parvient rapidement à instaurer une dynamique collective solide, en tirant le meilleur de son effectif et en formant un groupe soudé.
Dès les premières journées de championnat, Mons s'impose comme l’un des candidats majeurs au titre. Bien que largement considéré comme la meilleure équipe de Division 2, il faut attendre l’ultime journée, disputée sur le terrain du KFC Dessel Sport, pour que le club valide officiellement son titre de champion et sa remontée en Division 1.
La montée donne lieu à de grandes célébrations populaires. Après le coup de sifflet final, le terrain est envahi par les supporters, et les festivités se poursuivent lors du retour à Mons, avec une affluence importante sur la Grand-Place, où joueurs, staff et supporters célèbrent ensemble cette saison réussie.
Retour en D1 pour 3 saisons Lors de la saison 2006-2007, le RAEC Mons réalise un parcours solide en terminant à la 9e place du classement général, confirmant son statut d’équipe compétitive au sein de l’élite belge.
La saison suivante, 2007-2008, s’avère plus difficile. Le club lutte à nouveau pour le maintien et ne parvient à se sauver qu’en toute fin de championnat, grâce à une 16e place, juste devant le KSVV Saint-Trond et le FC Brussels. En Coupe de Belgique, le parcours montois s’achève en huitièmes de finale, après une élimination face au KAA La Gantoise.
La saison 2008-2009 est marquée par une réforme importante du championnat belge, qui prévoit une réduction du nombre de clubs en Division 1, passant de 18 à 16 pour la saison suivante. Cette décision augmente considérablement la pression sur les équipes du bas de classement, avec trois relégations prévues au terme de la saison.
Cette réforme s’avère fatale au RAEC Mons, qui termine dernier du championnat. Le club est relégué en compagnie de l’AFC Tubize et du FCV Dender EH, ce dernier ayant échoué lors du tour final de Division 2. Cette relégation marque la fin d’un cycle difficile pour l’Albert, confronté à une élite de plus en plus resserrée et concurrentielle.
Descente en D2 La saison 2009-2010 voit le RAEC Mons manquer de peu la montée directe en Division 1. Le club ne parvient pas à remporter le championnat de Division 2, mais obtient toutefois une place pour le tour final, qu’il ne parvient pas à remporter. Le passage en D2 est donc prolongé pour une saison supplémentaire.
Lors de l’exercice 2010-2011, les Montois terminent à la troisième place du championnat et accèdent une nouvelle fois au tour final, en compagnie de Waasland-Beveren, Lommel United et le KAS Eupen. Au terme des rencontres, Mons et Waasland-Beveren se retrouvent à égalité parfaite, avec le même nombre de victoires.
Un test-match est alors organisé pour départager les deux clubs, une situation inédite pour une montée en Division 1 depuis la saison 1965-1966. Cette rencontre décisive se joue sur terrain neutre, au stade Leburton de Tubize. Dans une ambiance tendue et un match très disputé, le RAEC Mons s’impose 2-1, décrochant ainsi son retour parmi l’élite du football belge.
2011- 2012: Saison en montagnes russes
De retour en Division 1 lors de la saison 2011-2012, le RAEC Mons débute de manière remarquable. Le club rivalise avec les ténors du championnat, décrochant des matchs nuls face au RSC Anderlecht et au Standard de Liège, tout en restant longtemps invaincu à domicile. Cette belle dynamique est portée notamment par les performances de Jérémy Perbet, meilleur buteur du championnat, qui contribue largement à l'efficacité offensive des « Dragons ».
Cependant, la seconde moitié de saison est plus difficile. Les résultats en baisse conduisent au limogeage de l'entraîneur Dennis van Wijk, remplacé en cours de saison par Enzo Scifo, site e-k.tv, le 29 février 2012..
Malgré ces turbulences, Mons termine à une honorable 10e place au classement général, ce qui lui permet de participer aux play-offs 2. Reversé dans le groupe B, le club y affronte le KSC Lokeren, le SV Zulte Waregem et le K Beerschot AC. L’équipe montoise entame cette phase avec trois victoires et un nul lors des quatre premières journées, affichant de claires ambitions de stabilité en Division 1.
En parallèle, Mons réalise également un beau parcours en Coupe de Belgique. Après avoir éliminé successivement
2012-2013 : meilleur classement en championnat
Lors de la saison 2012-2013, le RAEC Mons confirme sa solidité en Division 1 en réalisant une phase classique de championnat convaincante. Le club termine à une honorable 7e place, ratant de peu l’accès aux play-offs 1. Parmi les faits marquants de la saison figurent des victoires de prestige contre le Standard de Liège (3-1 à domicile et 0-1 à l’extérieur), ainsi que des succès face au KV Courtrai et au SV Zulte Waregem.
Reversés en groupe A des play-offs 2, les Montois n’arrivent pas à s’imposer dans leur poule malgré un bilan de trois victoires, un match nul et deux défaites, insuffisant pour terminer en tête du groupe.