La Force intérimaire des Nations unies au Liban ou FINUL ( ou , ou UNIFIL) est mise en place par les résolutions 425 (1978) et 426 des Nations unies du 19 mars 1978, à l'initiative du général français Jean Cuq, à la suite de l'escalade de la violence le long de la frontière israélo-libanaise qui avait culminé avec une incursion israélienne dans le Sud-Liban sur une profondeur d'environ , l', du au . La FINUL est déployée à l'origine avec sur .
Avec la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies, il est décidé pour terminer le conflit israélo-libanais de 2006 de renforcer jusqu'à le contingent de la FINUL dans le Liban du Sud, dont la moitié seront des Européens. Sa mission sera d'appuyer les de l'armée libanaise, pour former une zone tampon entre le Liban et Israël. On peut remarquer que cette force n'a pas d'appui aérien à niveau dissuasif en cas de conflit.
Le commandant de la FINUL est le général italien Diodato Abagnara depuis le ..
Histoire En 1978, à la suite de l'opération israélienne Litani dans le sud du Liban, la FINUL est mise en place afin de créer une zone tampon entre les forces palestiniennes présentes au Liban et Israël. La Force multinationale de sécurité à Beyrouth est dissoute en à la suite du double attentat contre les contingents français et américain, le .
Le mandat principal de la Finul est de « confirmer » le départ des troupes d'occupation israéliennes du Liban conformément à la résolution 425 de l'ONU. Les soldats de la Finul sont visés par des attaques récurrentes de l’Armée du Liban sud (ALS), une milice créée en 1976 en vue de lutter contre les groupes palestiniens dans le Sud du Liban. Elle devient une milice supplétive d'Israël après l'invasion du Sud-Liban par Tsahal en 1978. Les attaques menées par l’ALS, en concertation avec l’armée israélienne, ont pour objectif de forcer le départ de la Finul, mais il n’est pas atteint. La présence de celle-ci permet, dans les villages où elle est déployée, d’assurer une relative sécurité aux habitants. Après l'invasion israélienne du Liban en 1982, la Finul est aussi parfois attaquée par le Hezbollah, qui considère certains contingents européens comme pro-israélienshttps://www.lemonde.fr/international/article/2024/10/14/la-finul-une-force-internationale-dont-l-histoire-s-entremele-aux-tragedies-du-sud-du-liban_6351510_3210.html. vignette|Entrée du camp des Casques bleus de Cana en 1992, où aura lieu en le massacre de . En 1996, au cours de l', menées par l'armée israélienne, un camp du contingent fidjien de la Finul où des centaines de Libanais ont trouvé refuge, est la cible d'une série de bombardements. Le bilan du massacre de Cana est de tués.
Après la fin de l'occupation israélienne en 2000, la mission onusienne est chargée d'aider le gouvernement de Beyrouth à restaurer son autorité dans la zone frontalière. Elle entame le marquage de la « ligne bleue », une délimitation qui fait office de frontière provisoire entre les deux pays. Après la guerre israélo-libanaise de 2006, la Finul est renforcée, passant de deux mille hommes à plus de dix mille, sous commandement européen. La Finul doit rendre compte au Conseil de sécurité des violations de la cessation des hostilités et accompagner le redéploiement de l’armée libanaise sur le terrain. Elle sert aussi d’outil pour désamorcer les tensions, faisant la courroie de transmission entre militaires libanais et israéliens.
Le la Finul évacue ses deux dernières tours d'observation. Avec l’adoption de résolution , et l'entrée en vigueur d'une mission d'interdiction d'entrée dans la zone à toute autre force militaire que l'armée libanaise, la Finul s'est renforcée au cours de l'automne 2006.
Le , par sa résolution n° 2749, en réponse à une demande du gouvernement libanais, le conseil de sécurité de l’ONU, réitère son exigence de voir appliquer la résolution n° 1701 de 2006 et proroge le mandat de la Finul jusqu’au ...
Frappes d’Israël contre la Finul
Le , des positions de la Finul sont visées par des tirs de l'armée israélienne qui est accusée de tirer délibérément sur les positions de la Finul blessant deux Casques bleus. Les autorités israéliennes avaient précédemment demandé à la Finul de se retirer de certaines de ses positions après le déclenchement de l’invasion israélienne du Liban de 2024https://www.lorientlejour.com/article/1430780/deux-casques-bleus-vises-par-des-tirs-dans-le-sud-du-liban-frontalier-disrael-finul.html. Deux autres Casques bleus sont blessés le lendemain lors d'une nouvelle attaque israélienne.. Le , un Casque bleu est blessé par des tirs israéliens au QG de la Finul à Ras al-Naqoura.. Le , des chars israéliens pénètrent de force dans un camp de la Finul.. Quinze Casques bleus auraient été blessés par du phosphore blanc tiré par Israël à proximité de leur position selon un rapport consulté par la pressehttps://www.lorientlejour.com/article/1432419/selon-un-document-confidentiel-15-casques-bleus-auraient-ete-blesses-par-du-phosphore-blanc-tire-par-israel.html. Le , la Finul déclare que les forces israéliennes ont volontairement détruit une tour d’observation et la clôture d’une de ses positions à Marwahin.. Le , six casques bleus sont blessés dans un raid aérien israélien, qui a aussi tué trois civils libanaishttps://www.lorientlejour.com/article/1434690/six-casques-bleus-blesses-au-liban-selon-la-malaisie.html. L'armée israélienne frappe à nouveau une position de la Finul au Liban-Sud le malgré le cessez-le-feu.
Les Casques bleus ne ripostent à aucune de ces attaques.. Alors que les premières attaques contre la Finul amènent à des protestations de nombreuses chancelleries — l’Italie parlant de possibles « crimes de guerre », une lettre, initiée par la Pologne et signée par trente-quatre États contributeurs de la Finul, réaffirme le soutien total à la Force dont le rôle est crucial dans la région, condamne fortement les récentes attaques contre les Casques bleus, exhorte les différentes parties du conflit à respecter la présence de la Finul, appelle au respect du droit international.
Tandis que Gérard Araud, ancien ambassadeur de France, indique dans un entretien que , les autorités israéliennes demandent un retrait au-delà de cinq kilomètres de ses soldats, ce qui est refusé par la Finul. Benyamin Nétanyahou accuse lui la Finul de ne pas remplir sa mission en ne procédant pas au désarmement du Hezbollah et en n’empêchant pas l’aménagement de tunnels. Le porte-parole de la mission répond que concernant les armes, le mandat de la mission est d’informer le conseil de sécurité des Nations unies des activités suspectes et de soutenir l’armée libanaise tandis que pour les tunnels, les autorités libanaises ne lui ont jamais permis de pénétrer les propriétés privées.. Plusieurs attaques israéliennes contre les Casques bleus sont signalées par la Finul en .
Fin annoncée Le , le mandat de la Finul est renouvelé jusqu'au , avant le retrait progressif de la Finul après cette date, sous la menace d'un possible veto des États-Unis au Conseil de sécurité des Nations unies..
Fin 2025, la Finul commence à retirer une partie de ses effectifs en raison des coupes budgétaires à l’échelle de l’ONU.
En , dans le cadre du conflit entre Israël et le Hezbollah de 2026, la Finul est la cible à nouveau de plusieurs incidents, dont certains meurtriers.. : le sergent-chef Florian Montorio et le caporal-chef Anicet Girardin.
Mission Son mandat est de : Confirmer le départ des troupes israéliennes du sud du Liban Rétablir la paix et la sécurité internationale Aider le gouvernement libanais à restaurer son autorité effective dans la région Le mandat de la FINUL ne lui impose pas de faire respecter la résolution 1701.
Déminage au Sud-Liban thumb|thumbtime=0:58|Opération de déminage du 3e régiment du génie français en 2012.
Déployés au Sud-Liban, des démineurs de la FINUL ont pour mission de déminer les abords de la ligne bleue pour pouvoir installer des piquets bleus matérialisant la ligne de démarcation entre Liban et Israël, et qui sert de frontière en attendant un règlement des différents litiges frontaliers subsistants.
Les mines sont à majorité israéliennes et ont été posées ou larguées pendant la guerre de 2006.
Organisation en 2005
Au , elle comptait et civils. Son quartier général est à Naqoura, dans le sud du Liban ; y sont stationnés, les , essentiellement Chinois, Ghanéens et Indiens, mais aussi français, répartis dans le long de la frontière.
Elle est assistée par l'Organisme des Nations unies chargé de la surveillance de la trêve (ONUST) composée d'une cinquantaine d'observateurs dont 3 Français.
Elle est structurée en : 1 bataillon d'infanterie ghanéen dans la partie ouest du Liban du Sud ; 1 bataillon d'infanterie indien dans la partie est ; 1 détachement de génie chinois ; 1 détachement logistique polonais ; 1 détachement hélicoptère italien ; 1 détachement français de .
Le détachement français se compose quant à lui de : l'état-major France ainsi que celui de la Force du de soutien (DetSout) armé par le depuis le mois de septembre 2006 ( de la FINUL) pour une durée de quatre mois.
Mission du : Protection de l'état-major de la Force à Naqoura Soutien de véhicules tactiques de la Force Assistance médicale gratuite à la population
Le PC est toujours stationné à Naqoura et les unités déployées sont les suivantes : Brigade Ouest un bataillon d'infanterie Italie un bataillon de cavalerie légère Italie un bataillon d'infanterie mécanisée France avec notamment des Leclerc un bataillon d'infanterie Ghana Brigade Est un bataillon d'infanterie motorisée Espagne un bataillon d'infanterie Inde un bataillon d'infanterie Népal un bataillon d'infanterie Indonésie 6 compagnies de Génie (France - Belgique - Portugal - Chine - Turquie - Irlande/Finlande) une compagnie d'infanterie mécanisée en QRF (Quick response force) ( pour la France) un détachement d'infanterie motorisée France un détachement d'hélicoptères Italie un bataillon de soutien logistique Pologne une unité médicale Belgique
La FINUL ne possède pas de force de dissuasion aérienne.
Effectifs thumb|300px|Un Sisu XA-180 de la FINUL.
Ses effectifs ont énormément varié depuis 1978, augmentant ou diminuant suivant la situation sur place ; ainsi alors qu'en 1999, ils étaient de , ils atteignirent en 2000 lors du retrait israélien du Sud-Liban.
Au , les effectifs de la FINUL atteignent les , provenant de .. Le degré de contribution de chaque État est cependant très variable, et fluctuant au fil du temps et des besoins. thumb|Casques bleus sud-coréens de la FINUL en 2011À cette date, les dix principales nations contributrices regroupent l'Indonésie (1 232 soldats), le Népal (874), l'Inde (893), le Ghana (870), la Malaisie (833), l'Espagne (663), la France (652), la Chine (418), l'Irlande (338) et la Corée du Sud (281).
D'autres nations contribuent significativement avec des forces dépassant la centaine d'hommes : la Pologne, la Finlande, le Cambodge, la Serbie, l'Autriche, la Turquie, la Grèce, la Tanzanie, le Sri Lanka et le Bangladesh. La Moldavie, l'Allemagne, Brunei et l'El Salvador fournissent quant à elles quelques dizaines de troupes.
Quant aux autres pays, leur participation s'élève à un seul représentant militaire, ou à une équipe réduite.
Liste des pays participants Voici les pays qui ont participé à la FINUL renforcée (UNIFIL Plus en anglais) :
: des unités d'appui naval, aérien et logistique côtière (Deutsche Marine).
: 302 puis ; : 200 ; : une équipe de médecins et ;
: 472 soldats, Moyen génie chargé des opérations déminages ; : met ses infrastructures à la disposition de la force ; : trois corvettes pour lutter contre la contrebande d'armes ; : , dirige le secteur Est ; : aide logistique et de planification uniquement ;
: une frégate et des aéronefs (deux AWACS et six Jaguar stationnés à Akrotiri) ; : une frégate, un hélicoptère et des forces spéciales amphibie ; : dont ;