Bourama Diémé (ou Bourama Dieme), né le à Marsassoum en Casamance et mort le à Sarcelleshttp://www.aamtdm.net/images/stories/histoire/adjudant_bourama_dieme.pdfhttps://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/fr/_depot_mdh/_depot_front/articles/2404/dieme-bourama-_doc.pdf, est un militaire engagé par les tirailleurs sénégalais de l'armée française.. Héros de la Seconde Guerre mondiale, il est notamment commandeur de la Légion d'honneur.

Biographie Engagé dans l'armée française le , il est incorporé au de tirailleurs sénégalais. Il stationne en Alsace-Lorraine pendant la « drôle de guerre » et vit ses premiers combats dans la Sarre. En Lorraine à partir d' puis dans la Somme en , il est à Villers-Bretonneux en . Fait prisonnier, il est par chance non exécuté par les Allemands mais envoyé à Berlin puis dans les Landes (camp de Buglose) en . En , il parvient à s'évader et, via la zone libre, rejoint Dakar. et participe au débarquement en Provence en -. Il est promu caporal-chef en .

En , il prend part à la guerre d'Indochine où il est blessé par une mine. Lors d'une attaque ennemie à Bao Chuc, il fait preuve de bravoure, ce qui lui vaut d'être promu sergent. Il participe notamment à la bataille de Vĩnh Yên. Rentré au Sénégal, il est de nouveau volontaire pour repartir en Indochine en . Il y rencontre notamment une vietnamienne qu’il épouse et de leur union naissent dix enfants.

Après le retrait de l'Indochine, il prend part à la guerre d'Algérie et y devient sergent-chef, de nouveau manifestant sa bravoure au combat. En 1956, il est également envoyé en Égypte dans le cadre de la crise du canal de Suez.

Lorsque la fédération du Mali est dissoute en , il intègre l'armée sénégalaise, au sein de laquelle il participe à deux opérations de maintien de la paix au Congo belge. Réformé en , il reste au Sénégal.

Il s'installe à Sarcelles en banlieue parisienne en pour suivre ses enfants. Il est fait commandeur de la Légion d'honneur en , mais malgré cela vit dans un dénuement important avec sa pension d'ancien combattant. Après de longues démarches, il obtient la nationalité française en 1996 et sa pension est revalorisée. Il meurt le . Sa femme, qui n'obtient pas la nationalité française de son côté, meurt l'année suivante.

Récompenses et honneurs Il a reçu : la médaille militaire, la croix de guerre des Théâtres d'opérations extérieurs, la croix de la Valeur militaire (trois citations à l'ordre de l’armée, une citation à l'ordre de la division et une à l'ordre du régiment), la médaille des évadés, la médaille coloniale (Extrême-Orient), la médaille commémorative française de la guerre 1939-1945, la médaille commémorative de la campagne d'Indochine, la médaille commémorative des opérations de sécurité et de maintien de l'ordre (Algérie) et la médaille commémorative française des opérations du Moyen-Orient. Il est également commandeur de la Légion d'honneur. Il est le seul sous-officier de cette génération de tirailleurs sénégalais à être élevé à ce niveau de l'ordre..

Hommages En 2004-2005, Bourama Diémé est choisi comme parrain par les élèves sous-officiers de la promotion de l'École nationale des sous-officiers d'activehttp://lechevron.fr/images/articles/promotions/propatria/225_DIEME.pdf. C'est la première fois qu'un sous-officier africain des troupes coloniales est choisi pour parrain.

Le témoignage radiophonique de Bourama Diémé est présent dans Mémoires de tirailleurs, les anciens combattants d'Afrique noire racontent (2015) de Théogène Karabayinga.

Voir aussi

Bibliographie .

Notes et références

Catégorie:Tirailleurs sénégalais Catégorie:Militaire français de la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Naissance en Casamance Catégorie:Naissance en janvier 1919 Catégorie:Décès en juin 1999 Catégorie:Décès à 80 ans Catégorie:Commandeur de la Légion d'honneur promu en 1991 Catégorie:Décès à Sarcelles