Roger Gicquel, né le à Thiers-sur-Thève dans l'Oise et mort le à Saint-MaloRelevé des fichiers de l'Insee, est un journaliste français. Il est connu pour avoir présenté le journal de 20 heures de TF1 de 1975 à 1981.

Biographie Roger Gicquel est le fils de petits commerçants. Son père, Alphonse Gicquel, est d'origine bretonne, à Quelneuc dans le Morbihan. À l'adolescence, il rêve de devenir écrivain.

Durant les années 1950, Roger Gicquel entreprend une carrière d'acteur. De 1953 à 1960, il est également steward de la compagnie aérienne UAT (la compagnie UTA sera fondée en 1963 par la fusion de l'UAT et de la TAI), avant de s'orienter vers le journalisme.

Il entre d'abord au Parisien libéré en Seine-et-Marne en 1961Christophe Decroix, « Sur RTL, Patrick Poivre d'Arvor rend hommage à Roger Gicquel », RTL, . et débute à Coulommiers. Le , il se marie à Boissy-le-Châtel, près de Coulommiers. Roger Gicquel effectue ses reportages en 2 CV. Il fréquente ses confrères de la presse locale, de la Liberté de Seine-et-Marne et du Pays briard qu'il retrouve à l'auberge « La Moderne » à Saint-Cyr-sur-MorinGérard Roger, « Nécrologie. Roger Gicquel a vécu la vie de la Brie », Le Pays briard, .. de créer Normandie-Matin, édition locale du Parisien en Haute-NormandieJosé Alcala, « Mort du journaliste Roger Gicquel », Caméra diagonale, . Il a entre autres à sa charge les rédactions locales d'Elbeuf et des Andelys, puis celles d'Évreux, Louviers et Vernon.

En 1971, il quitte Normandie-Matin pour devenir pendant deux ans consultant au service Information de l'Unicef « Roger Gicquel décède d'un infarctus »,Le Figaro, ., puis il occupe le poste de directeur de l'information de l'ORTF.

Encouragé à faire de la radio par Roland Dhordain, fondateur de France Inter, Roger Gicquel rejoint cette station et y crée une revue de presse, qu'il présente de 1968 à 1973. Il y est également grand reporter à partir de 1969.

En 1975, après l'éclatement de l'ORTF, Roger Gicquel devient présentateur du journal de 20 heures de TF1 malgré son manque total d'expérience. En concurrence avec Antenne 2, la chaîne lui demande d' pour mieux se différencier et fidéliser le public. Chaque soir, Roger Gicquel commence son journal par un éditorial dans lequel il donne son avis. Cette personnalisation, qui par la suite a semblé dépassée, marque le passage à l'antenne de Roger Gicquel, regardé chaque soir par des millions de Français. Inspiré par le journaliste Walter Cronkite, présentateur du journal de la chaîne américaine CBS News, il revendique son indépendance vis-à-vis du pouvoir politique et sa liberté de ton : « Je prétendais qu'on pouvait ouvrir le journal sur un raz-de-marée dans le delta du Gange même sans images plutôt que sur la naissance d’un baleineau dans un zoo aquatique de Tokyo ».. Ladislas de Hoyos, présentateur vedette des journaux de fin de semaine sur TF1 de 1990 à 1991 et prédécesseur de Claire Chazal, suivra la même démarche.

Il est resté célèbre pour sa phrase d'ouverture du journal de 20 heures le : Roger Gicquel : « La France a peur », INA, consulté le 8 septembre 2024., qui décrit l'émotion provoquée par la mort à Troyes du petit Philippe Bertrand, enlevé par Patrick Henry. Il ne précise qu'au bout d'une minute que cette peur est un sentiment auquel il ne faut pas s'abandonner car elle devient un appel à une justice expéditive. Comme cette minute, avec reprise en anaphore de l'ouverture est consacrée à l'inventaire des raisons d'avoir peur, dont sept rapts d'enfant en 1975, l'effet rhétorique (raté) fait que la formule reste dans les mémoires en attribuant à Roger Gicquel une opinion contraire à celle de son éditorial. Il était d'ailleurs contre la peine de mort. Cinq mois plus tard, le soir de l'exécution de Christian Ranucci, il déclarera dans le même journal télévisé : Roger Gicquel, la France en pleurs, Libération, consulté le ..

Quittant la présentation du journal télévisé en 1981, Roger Gicquel occupe ensuite plusieurs postes au sein de TF1. Il réalise et produit des grands reportages et documentaires d'actualité, tout en tenant une chronique sur Europe 1 jusqu'en 1982. Il revient à l'antenne de TF1 à partir de 1983, à la présentation et à la production de l'émission Vagabondages dans laquelle il reçoit notamment des personnalités du monde culturel. Il quitte la chaîne en 1986, à l'annonce de sa privatisation. De 1987 à 1994, il retrouve France Inter avec la revue de presse du week-end.

En 1994, il fait son retour à la télévision à la demande de Jean-Pol Guguen, directeur de la station régionale France 3 Ouest, où il anime et produit chaque samedi En flânant. À partir de 1995, il se retire progressivement du monde de la télévision, pour prendre sa retraite officiellement en 2003.

Il meurt à Saint-Malo le à l'âge de 77 ans, des suites d'un infarctus. Il est inhumé au cimetière de Plouër-sur-Rance (Côtes-d'Armor)« Roger Gicquel est mort », Le Parisien, ..

Vie personnelle et engagements Roger Gicquel choisit de s'installer en 1997 sur les rives de la Rance dans les Côtes-d'Armor. Revenu en Bretagne après sa carrière de journaliste, de producteur et de présentateur, il y écrit des livres où transparait sa passion pour cette région.

De à , il est l'auteur d'une chronique mensuelle dans Le Peuple breton, magazine d'opinion édité par l'Union démocratique bretonne (UDB). Tout au long des années 2000, il milite aux côtés de l'UDB et des Verts. Il s'engage également au niveau associatif, notamment avec Eau et rivières de Bretagne, association qui milite entre autres contre les algues vertes«Roger Gicquel est mort» AP, Associated Press .

Il est officier de la Confrérie des fins gousiers d'Anjou.

Présentateur de télévision 1975-1981 : Journal de 20 heures (TF1) 1983-1986 : Vagabondages (TF1)

Publications

Discographie J'aurais tant voulu, 45 tours, EMI, 1981.

Filmographie 1995 : Le bonheur est dans le pré d'Étienne Chatiliez : Charles, le présentateur de l'émission de téléréalité 1997 : Enquête d'audience (court-métrage)

Distinctions

Le , Roger Gicquel est nommé au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite, au titre de puis est fait chevalier de l'ordre le . Il est promu au grade d'officier le , au titre de , puis est fait officier de l'ordre en .

Notes et références

Annexes Articles connexes Christian Bernadac

Liens externes

Histoire du journal télévisé à la télévision française - Roger Gicquel - Interview du pour l'INA.

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