Aubigny (Aubegnàe ou Le Begnàe en poitevin.) est une ancienne commune française située dans le département de la Vendée en région Pays-de-la-Loire. Ses habitants sont les AubinoisDictionnaire des communes de Vendée, Ouest-France, Rennes, 1991 (ouvrage rédigé par les correspondants d'Ouest-France dans la Vendée)..
Avec Les Clouzeaux, elle devient une commune déléguée d’Aubigny-les-Clouzeaux au .
Géographie Le territoire municipal d’Aubigny s’étend sur . L’altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 33 et « Commune 31572 », Géofla, version 2.1, base de données de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2015 .« Aubigny », Répertoire géographique des communes, fichier de l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..
Aubigny est une commune située à au sud de La Roche-sur-Yon et est distante de de la mer : Les Sables-d'Olonne, Jard-sur-Mer, Longeville-sur-Mer, La Tranche-sur-Mer, sont les plages les plus proches.
Bornée au nord et à l’est par deux affluents de l’Yon qui la séparent des Clouzeaux, de La Roche-sur-Yon et de Nesmy, la commune d'Aubigny touche à l'ouest et au sud les communes de Nieul-le-Dolent et de La Boissière-des-Landes.
La commune s'étend sur et son altitude est de au-dessus de la mer.
Communes limitrophes
Toponymie Est issu de l'anthroponyme latin ou roman, Albinius suivi du suffixe -acumErnest Nègre, op. cit..
Histoire Dès le , les chartes retrouvées mentionnent qu'il existait une seigneurie et un prieuré à Aubigny ; celles de 1180 où il est question d'un certain Guillelmus de Aubigneio, seigneur de l'endroit, faisant don de la ferme de la Bigaudière à l'abbaye Sainte-Croix de Talmont.
L'église date de cette période : .
De cette époque ancienne, il n'y a guère de vestiges et il semble que différentes familles de seigneurs se soient succédé à Aubigny sans faits vraiment marquants, ce qui a permis à Henri Bourgeois d'affirmer que :
À défaut de parchemins historiques, le plan cadastral de la commune nous offre une particularité : c'est le nombre relativement considérable de « tonnelles », on en compte 8.
Qu'était-ce donc que ces fameuses tonnelles dont le nom se rencontre sur les cartes locales ?
D'après Benjamin Fillon, les tonnelles, dont l'origine remonterait à l'époque gallo-romaine, auraient été de simples signaux destinés à mettre la côte en communication avec l'intérieur des terres.
M.A. Bitton, conservateur de Benjamin Fillon, prétend au contraire que c'étaient de véritables moulins gallo-romains...
Un premier point bien certain : c'est que ces tonnelles étaient toujours situées sur des hauteurs.
En admettant que les moulins gallo-romains de M.A. Bitton aient jamais existé, il n'en coûterait pas davantage de les supposer encore debout à l'époque de la Révolution, auquel cas il serait permis d'affirmer qu'ils durent plus d'une fois servir de signaux aux habitants d'Aubigny qui se soulevèrent en masse, au mois de , et qui se battirent vaillamment dans l'armée du rude chirurgien de La Chapelle-Hermier : le fameux Joly.
(Extraits de la Vendée Historique - 1902)
Toute la paroisse d'Aubigny s'était soulevée avec, à sa tête, son curé Jacques Chabot, réfractaire au serment constitutionnel et qui avait refusé de se soumettre à l'ordre d'exil.
Les documents officiels nous le montrent, dès le début des combats, au nombre des ecclésiastiques donnant la bénédiction aux soldats de Joly en marche contre la ville des Sables.
À partir de ce jour, il se mêla de plus en plus activement à l'insurrection en assurant son organisation.
À la fin de la guerre proprement dite, le curé Chabot continua à se cacher dans le pays, principalement à la Routière d'où il surveillait la route de La Roche pour donner l'alerte à ses fidèles.
Le curé Chabot refusa tous les serments imposés jusqu'au Concordat où il reprit officiellement possession de sa cure.
Le curé Chabot mourut en 1815, à l'âge de 78 ans, alors que le « régent » d'Aubigny, Francis Roy, fut mis à mort comme royaliste aux Sables-d'Olonne et exécuté sur la plage le . Son nom ne fut peut-être pas étranger à son destin.
Héraldique
Même si Henri Bourgeois affirme en 1902 que les seigneurs d'Aubigny étaient de tout petits seigneurs, il convient de rappeler les plus anciens et préciser que leurs armes ont servi en 1983 à l'élaboration du blason de la commune selon les travaux de F. Bailly et G. Jolimay :
Politique et administration Liste des maires
Liste des maires délégués
Démographie Évolution démographique
Pyramide des âges La population de la commune est relativement jeune. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (18,2 %) est en effet inférieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). Contrairement aux répartitions nationale et départementale, la population masculine de la commune est supérieure à la population féminine (50,2 % contre 48,4 % au niveau national et 49 % au niveau départemental).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante : 50,2 % d’hommes (0 à 14 ans = 22,4 %, 15 à 29 ans = 16,7 %, 30 à 44 ans = 22,4 %, 45 à 59 ans = 20,9 %, plus de 60 ans = 17,5 %) ; 49,8 % de femmes (0 à 14 ans = 21,3 %, 15 à 29 ans = 14 %, 30 à 44 ans = 24,3 %, 45 à 59 ans = 21,5 %, plus de 60 ans = 18,9 %).
Lieux et monuments thumb|L'église paroissiale Saint-Laurent. Église Saint-Laurent, construite au 12e siècle et inscrite aux monuments historiques sauf la nef moderne, par arrêté du .
Personnalités liées à la commune
Yannick Jaulin, conteur, auteur, acteur, dramaturge, né le à Aubigny, s'exprimant notamment en poitevin-saintongeais dans sa forme poitevine, sa langue maternelle.
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Articles connexes Liste des communes de la Vendée Aubigny-les-Clouzeaux
Liens externes
Aubigny sur le site de l'Institut géographique national Aubigny sur le site de l'Insee
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