Les Forces de défense de l'Ambazonie (FDA ; en anglais : , ADF) sont un groupe armé séparatiste actif dans les deux régions anglophones du Cameroun, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les FDA prônent l'indépendance de ces régions et la constitution de la république fédérale d'Ambazonie, État autoproclamé dans ces zones. Ils sont créés par le Conseil de gouvernement de l'Ambazonie (AGovC) en ..
Histoire Les FDA mènent une guérilla contre l'armée camerounaise depuis .. Le , le gouvernement intérimaire de l'Ambazonie condamne les attaques des FDA qui tuent trois gendarmes..
Début 2018, la position non violente du gouvernement intérimaire évolue, ouvrant la possibilité d'une coopération entre lui et les FDA. Les FDA déclinent les offres d'intégration dans le Conseil d'autodéfense de l'Ambazonie (CAA), une organisation faîtière créée par le gouvernement intérimaire pour réunir tous les groupes séparatistes sous une même bannière. En , les FDA affirment avoir sous leur commandement, répartis dans à travers les régions anglophones. À la suite de la mort du commandant Ivo Mbah en , le président de l'Ambazonie, Samuel Ikome Sako fait l'éloge du séparatiste et exhorte tous les groupes à et à s'unir..
En , un dirigeant des FDA annonce qu'il exporterait la lutte armée dans les régions francophones du Cameroun. Une semaine plus tard, des séparatistes, potentiellement des membres des FDA, mènent une attaque à Penda Mboko, dans la région du Littoral, blessant trois gendarmes, au mépris de la politique du gouvernement intérimaire selon laquelle le conflit ne devrait avoir lieu que dans les régions anglophones.. Fin , les FDA annoncent un couvre-feu de six mois. Cette décision fait suite à la condamnation à perpétuité de Sisiku Julius Ayuk Tabe, premier président de l'Ambazonie, et de neuf autres leaders séparatistes..
En , des villageois en colère attaquent des camps séparatistes à la suite de cinq opérations les visant. Les FDA condamnent ouvertement les exactions commises par les éléments séparatistes. Les membres des FDA reçoivent l'ordre d'arrêter toute personne surprise en train de terroriser des civils, y compris les combattants séparatistes.. Plus tard dans le mois, les Forces de restauration de l'Ambazonie (FRA), dirigées par le général Chacha, enlèvent 40 combattants des FDA, dont six sont exécutés.. Lorsque les Forces de défense du Cameroun méridional (FDCM) déclarent un cessez-le-feu de quatorze jours à la fin du mois de , en raison de la pandémie de Covid-19, le Conseil de gouvernement de l'Ambazonie (AGovC) déclare que les FDA en déclareront également un à condition que l'armée camerounaise soit confinée dans sa base, pour la durée du cessez-le-feu.. En réponse à l'opération Bamenda Clean, les FDA appellent la population locale à se soulever contre l'armée camerounaise..
En , le général Efang des FDA présente ses excuses à la population pour les exactions commises par certains éléments séparatistes. Il affirme que les combattants séparatistes qui violent les civils sont souvent sous l'emprise de la drogue et déplore que cela ait conduit à la création de milices pro-gouvernementales.. Le , le Conseil de gouvernement de l'Ambazonie conclu officiellement une alliance avec le peuple indigène du Biafra (IPOB). Selon le chef adjoint de la défense des FDA, Capo Daniel, cette alliance implique des opérations militaires ainsi que des bases d'entraînement communes pour s'emparer des frontières de l'autre partie et assurer la libre circulation des armes.. L'alliance est dénoncée par le gouvernement intérimaire de l'Ambazonie ainsi que par d'autres groupes séparatistes biafrais..
En , Capo Daniel démissionne de l'AGovC et par extension des FDA afin de poursuivre un activisme indépendant. Le chef des FDA Lucas Ayaba Cho prend acte de sa démission et le remercie pour ses années de travail. En , à la suite du massacre de Bamenda, Lucas Ayaba Cho déclare que désormais, chaque fois que l'armée camerounaise tuera des civils anglophones, les FDA tueront des civils francophones. Il ajoute que .
Le , il est confirmé que l'armée camerounaise avait capturé le commandant en chef des FDA, le général Efang, qui avait été blessé au combat deux semaines plus tôt. C'est la deuxième fois que les FDA perdent leur principal commandant sur le terrain.
Stratégie Inférieurs numériquement et matériellement à leur adversaire, les FDA s'appuient sur du hit-and-run, des embuscades et des raids, profitant de leur familiarité avec le terrain. Leur objectif est de porter le coût de la présence militaire camerounaise dans les régions anglophones à un niveau supérieur aux bénéfices que le pays en retire..
Affaires judiciaires
Arrestations et inculpations de dirigeants en Occident Le , Lucas Ayaba Cho est arrêté en Norvège sur . En , il est désormais accusé de crimes de guerre.
Le , deux leaders des FDA, Benedict Nwana Kuah et Pascal Kikishy Wongbi, sont arrêtés dans le Minnesota, aux États-Unis, et inculpés de complot visant à tuer, kidnapper, mutiler et blesser des personnes au Cameroun ; et de complot visant à blanchir de l'argent. Benedict Nwana Kuah est également accusé d'avoir conspiré en vue d'utiliser des armes de destruction massive au Cameroun.
Le , quatre personnes sont arrêtées et trois d'entre elles sont incarcérées à la suite de perquisitions simultanées à Anvers et à Londerzeel, en Belgique, dans le cadre d'une enquête lancée à l'été 2025 par le parquet fédéral, en collaboration avec la Norvège et les États-Unis, sur des soupçons de crimes contre l'humanité et crimes de guerre visant les FDA.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
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