La maison Egibi est une famille d'entrepreneurs ayant vécu à Babylone tout au long du , de la fin de l'empire néo-assyrien à la répression d'un soulèvement de Babylone par Xerxès Ier.

Les activités entrepreneuriales et commerciales de cette famille sont très bien connues de par la découverte de ses archives comprenant environ d'argile et recouvrant cinq générations. Ces archives permettent ainsi de lever le voile sur les activités d'une famille urbaine notable de Mésopotamie, proche du pouvoir royal (néo-assyrien puis néo-babylonien) et investissant dans plusieurs secteurs économiques de l'époque. Les documents nous renseignent sur les activités d'investissement (achat de plantations et de palmeraies), de transport de marchandise, de gestion de brasseries et de débits de boisson, ou encore d'activités d'entremise financière (presque bancaires). La maison Egibi partage ces activités avec d'autres familles mésopotamiennes.

Origine Le mot Egibi est une translittération du sumérien e.gi-ba-ti.la, forme longue trouvée occasionnellement dans les archives. Dans un texte sur les noms des ancêtres, les scribes babyloniens l'assimilent à Sin-taqisha-liblut, qui peut se traduire par "Ô Sîn, tu as donné (l'enfant), puisse-t-il maintenant vivre et prospérer". Le nom de famille apparait dans les archives babyloniennes vers le À partir du , plus de deux cents individus se réclament comme descendants d'Egibisee Tallqvist 1905: s.v..

Dans les études antérieures (Archibald Saycegiffordlectures Retrieved 2012-07-28 ; Friedrich DelitzschLady Ethel Stefana Drower - By Tigris and Euphrates - Hurst & Blackett, Limited, 1923 Retrieved 2012-07-28(secondary) "Friedrich" - text- Retrieved 2012-07-28), le fondateur de la famille était connu sous le nom de Jacob, donc d'origine juive, dont on pensait à un moment donné qu'il était actif au plus tôt à la fin du F. El Peiser (1897) pensait que la famille n'avait rien à voir avec Jacob et, après un réexamen ultérieur, Wallis Budge a estimé que la question de Jacob n'avait pas été prouvée de manière concluante. La famille serait active dès le (Boardman, Edward, Hammond 1991), et serait plutôt d'origine babylonienne et non juiveG Garbini citing an unknown author in History and ideology in ancient Israel 1988 - Retrieved 2012-07-28A. H. Sayce - Assyria: Its Princes, Priests And People, Kessinger Publishing, 30 avril 2004, Retrieved 2012-07-28 B Desborough - They Cast No Shadows: A Collection of Essays on the Illuminati, Revisionist History, and Suppressed Technologies iUniverse, 1 April 2002 Retrieved 2012-07-28 EA Wallis Budge p.117AF Rainey - A Study of Ecclesiastes (page 10 - referencing Olmstead) Concordia Theological Monthly 35 (1964) 148-57 Retrieved 2012-07-28MV AeG 2: 307, quoted in Peiser 1890-98: IV 22J Boardman, IES Edwards, NGL Hammond - The Cambridge ancient history. 3,2. “The” Assyrian and Babylonian Empires and other states of the Near East, from the eighth to the sixth centuries B.C., Volume 3 Cambridge University Press, 1991 Retrieved 2012-07-28 DS Landes, J Mokyr, WJ Baumol.

Personnalités Le chef de la maison en était Itti-Marduk-balatu, actif à Opis à cette époque (Darius Ier a commencé à régner en K Moore, D Lewis, The Origins of Globalization Taylor & Francis, 16 avril 2009, Retrieved 2012-07-27 ). L'héritage de la maison a été réparti entre les fils de la famille en Itti-mardu-balāțu (fils de Nabū-Aẖẖē-iddinMT Roth - publication within the Journal of the American Oriental society (Volume 3, Number 1 (Jan-March 1991) Retrieved 2012-07-28) transmet son héritage à trois fils. L'aîné, Marduk-nāṣir-apli, reçoit la moitié, Nergel-ušēzib et Nab-(a)ḫḫē-bulliț le reste divisé entre eux. Marduk-nāșir-apli était vraisemblablement le chef pendant la période allant de 521 à Dans la chronologie de Moore et Lewis, la maison Egibi est contemporaine d'IranuMA Dandamaev, VG Lukonin, PL Kohl - The Culture And Social Institutions Of Ancient Iran Cambridge University Press, 11 November 2004 Retrieved 2012-07-27 K Rhea Nemet-Nejat - Daily Life in Ancient Mesopotamia Greenwood Publishing Group, 1998 Retrieved 2012-07-27 RN Frye - Handbuch der Altertumswissenschaft, Part 3, Volume 7 C.H.Beck, 1984 Retrieved 2012-07-27 BA Levine, R Chazan, WW Hallo, LH Schiffman - כי ברוך הוא Eisenbrauns, 1999 Retrieved 2012-07-28 MT RothSE Holtz - Neo-Babylonian Court Procedure BRILL, 2009 Retrieved 2012-07-27 K Moore, D Lewis - The Origins of Globalization Taylor & Francis, 16 avril 2009 Retrieved 2012-07-28 .

Activités Les maisons d'affaires de la Babylonie néo-babylonienne et achéménide, les plus anciennes connues de l'archéologie, étaient impliquées dans la vente, l'achat et l'échange de maisons, de champs, d'esclaves, de gestion de commerces et d'opérations bancaires. En tant que créanciers, elles acceptaient des dépôts pour les conserver, finançaient le commerce international et fondaient des sociétés commerciales. Tous les fonds utilisés par les membres de la famille à ces fins provenaient des fonds propres de la maison, et non de l'argent provenant de dépôts effectués par d'autres personnes. Ils acceptaient des dépôts, accordaient des prêts, remboursaient les dettes des clients et permettaient l'acquisition de biens en vue d'un paiement ultérieur en accordant des crédits. La famille a connu un grand succès dans le commerce des produits agricoles, ce qui lui a permis d'acquérir de vastes étendues de terre, et certains de ses membres sont devenus des fonctionnaires de premier plan à BabyloneO Lipschitz, J Blenkinsopp - Judah and the Judeans in the Neo-Babylonian Period, Eisenbrauns, 2003, Retrieved 2012-07-28 MA Dandamaev, VG Lukonin, PL Kohl - The Culture And Social Institutions Of Ancient Iran Cambridge University Press, 11 Nov 2004 Retrieved 2012-07-27 .

La famille est impliquée dans la gestion des terres entre 518 et pour le trésorier du roiPierre Briant, From Cyrus to Alexander: A History of the Persian Empire Eisenbrauns, 1 mai 2006, Retrieved 2012-07-28 .

Nabuchodonosor II (vers 605 - ) est un souverain néo-babylonien qui a favorisé la maison Egibi. Il a formé son armée en concédant des terres aux combattants, ce qui leur permettait de les louer à des fermiers et d'en tirer des revenus. Les hommes qui possédaient des terres pouvaient ainsi aller combattre dans l'armée pour les besoins de Nabuchodonosor.

Certains membres de la maison Egibi ont été employés par les rois successifs, qu'ils soient néo-assyriens, néo-babyloniens ou perses (par exemple Nebo-akkhi-idin en tant que juge).

Archives familiales Les archives sont constituées de tablettes documentant cinq générations, rédigées par ses membres entre 602 et Les premières générations Egibi tiraient leur richesse de la propriété foncière plutôt que d'un emploi public. Le roi Nūr-Sin (577-480) est documenté dans les archives Egibi.

Les archives Egibi ont été découvertes entre la fin du et le début du . Le plus grand nombre d'artéfacts archéologiques (la plus grande source existante de Néo-Babylonie) se rapporte à l'entreprise à l'époque d'Ashur-ahu-iddina (680-669).

Les archives s'interrompent soudainement en l'an 4 du règne de Xerxès Ier (), après la révolte de Babylone contre le pouvoir perse. Une autre famille, la maison Murashu, dont les archives documentent le , prend alors le relai de la description des activités d'une famille notable mésopotamienne.

Références

Voir aussi Bibliographie complémentaire

Articles connexes Babylone Empire néo-babylonien Achéménides

Egibi