La Mothe-Achard est une ancienne commune française et une commune déléguée de la commune nouvelle Les Achards située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire.
Le statut de commune déléguée est supprimé à compter du D28082023_-01_-Suppression des communes déleguées a compter du 1 janvier 2024.
Géographie L’ancien territoire municipal de la Mothe-Achard s'étend sur . L'altitude moyenne de la commune déléguée est de , avec des niveaux fluctuant entre 17 et « Commune 33928 », Géofla, version 2.2, base de données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Auzay », Répertoire géographique des communes, fichier de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..
Localisation La Mothe-Achard se situe à l'extrémité ouest du bocage vendéen, à mi-chemin entre La Roche-sur-Yon et Les Sables-d'Olonne, sur la rivière l'Auzance.
Communes limitrophes
Voies de communication et transports Voies routières La Mothe-Achard est desservie par plusieurs axes routiers : la RD 12 : Bretignolles-sur-Mer ↔ La Mothe-Achard ↔ Nieul-le-Dolent, Curzon ; la RD 21 : La Mothe-Achard ↔ Grosbreuil, Talmont-Saint-Hilaire, Le Bernard ; la RD 160 (ex-RN 160) : Les Sables-d'Olonne ↔ La Mothe-Achard ↔ La Roche-sur-Yon, Cholet, Angers ; la RD 760 (ex-RN 160) : Les Sables-d'Olonne ↔ La Mothe-Achard ↔ La Roche-sur-Yon ; la RD 978 : La Mothe-Achard ↔ Aizenay, Legé.
Transports ferroviaires
La Mothe-Achard est reliée par voies ferrées aux villes des Sables-d'Olonne et de la Roche-sur-Yon.
Elle est desservie par les lignes de TER Pays de la Loire 8 (Les Sables-d'Olonne ↔ La Roche-sur-Yon ↔ Nantes) et 14 (Les Sables-d'Olonne ↔ La Roche-sur-Yon ↔ Bressuire ↔ Saumur).
Toponymie La commune de La Mothe-Achard doit son nom à deux origines possibles. Selon la première version, le nom provient du seigneur féodal Mathieu Achard, originaire de Normandie, qui aurait construit un plessis sur une butte au IXe siècle. Ce plessis est ensuite devenu un château-fort aux XIe et XIIIe siècles.
La seconde version attribue l'origine du nom à son premier seigneur, Acardus de Mota, qui aurait érigé une motte castrale vers 1090. Le nom « Acardus » se serait transformé en « Achard », tandis que « mota » fait référence aux mottes féodales, des buttes de terre sur lesquelles étaient élevées des fortifications en bois.
La commune a définitivement adopté le nom de La Mothe-Achard au XIXe siècle.vignette|redresse=1.3|La Mothe-Achard, gravure de Thomas Drake, vers 1850.
Histoire
Préhistoire et Antiquité Le site des Achards a vraisemblablement été peuplé au Néolithique, comme en témoignent de nombreuses haches polies découvertes à Plessis Gatineau, la Renollière, la Secondinière et l'Auzaire..
À l'époque gauloise, le chemin des Poissonniers traversait la commune en passant par la Barre. De cette même période datent les souterrains refuges identifiés à la Méronnière et devant l’église de La Chapelle-Achard.
Les vestiges romains sont limités à ceux de la voie Bélesbat-Déas, reliant Saint Vincent sur Jard à Saint Philbert de Grand Lieu, passant à 700 mètres à l'est du bourg de La Chapelle en direction de La Mothe-Achard. Un camp romain se trouvait près du village de L’Auzaire. Dans le même secteur, au Champ de la Pointe, près de la voie ferrée et sur le tracé de la voie Bélesbat-Déas, de nombreux vestiges ont été découverts, attestant la présence d'un atelier de fabrication de poteries et de tuiles à rebords, ainsi qu'une forge.
Moyen-âge Au XIe siècle, trois églises existaient : deux à La Mothe-Achard, Saint-Jacques et la chapelle du château, et Sainte Marie, qui devint un prieuré au XIIIe siècle. À la même époque, une léproserie de fondation royale était en activité. Sainte Marie fut probablement incendiée durant les guerres de religion. L’église Saint-Jacques échappa à l’incendie de 1794 pendant les guerres de Vendée, servant de dépôt de munitions et d’écurie. Menacée d’effondrement en 1898, elle fut démolie puis reconstruite quelques années plus tard.
Un plessis (château entouré d’une palissade en bois) construit au IXe siècle fut remplacé par un château fort en pierre, avec murailles et tours fortifiées. Au XIVe siècle, la famille Achard s’éteignant, l’héritage revint au petit-fils du châtelain, Gilles de Rais, maréchal de France et compagnon de Jeanne d’Arc, qui fut pendu et brûlé à Nantes en 1440. En 1420, le château fut démoli par les troupes royales de Charles VI. En 1773, la famille de Brandois fit construire l’actuel Vieux Château sur l’emplacement du château fort démantelé en 1420.
Epoque contemporaine Lors de la Révolution, le bourg de La Mothe-Achard fut incendié par les Colonnes Infernales de Turreau, ne laissant que 150 habitants. Seuls l’église Saint-Jacques et le château, utilisés par les garnisons, furent épargnés. Le combat notable eut lieu à la Grassière le , où le Général Républicain Boulard força les retranchements des insurgés et ouvrit la route vers La Mothe-Achard.
Au , la déforestation et la construction de nouvelles fermes marquèrent une période de croissance commerciale pour La Mothe-Achard après l’achèvement de la route Saumur - Les Sables-d’Olonne en 1825 (après la route Nantes - Les Sables-d’Olonne en 1750) et la construction de la gare en 1866. Un marché à bestiaux fut aménagé sur l’actuelle place de l’Hôtel de Ville de La Mothe-Achard, et les foires mensuelles étaient réputées au-delà des limites du canton.
Le 29 décembre 1870 le ballon monté Bayard s'envole de la gare d'Orléans à Paris alors assiégé par les Prussiens et termine sa course à La Mothe-Achard après avoir parcouru Ballon : « Le Bayard ».Les renseignements concernant l'atterrissage étant contradictoire, il convient de se porter à l'image de l'article ballons sortis pendant le Siège de Paris..
La Première Guerre mondiale n’épargna pas la commune, avec 46 soldats tombés au combat.
Le , La Mothe-Achard devient une commune déléguée de la commune nouvelle Les Achards après fusion avec La Chapelle-Achard.
Politique et administration Liste des maires
Liste des maires délégués
À la suite du renouvellement du , le premier conseil municipal des Achards fait le choix de ne pas nommer de maire délégué dans la commune déléguée de la Mothe-Achard. Ainsi, depuis le , le poste de maire délégué est vacant.
Jumelages .
Démographie Évolution démographique
En 2010, La Mothe-Achard comptait . La commune occupait le rang au niveau national, alors qu'elle était au en 1999, et le au niveau départemental sur .
Pyramide des âges La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (27,2 %) est en effet supérieur au taux national (21,6 %) et au taux départemental (25,1 %). À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,5 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %).
La répartition de la population de la commune par tranches d'âge est, en 2007, la suivante : 48,5 % d'hommes (0 à 14 ans = 16,9 %, 15 à 29 ans = 20,6 %, 30 à 44 ans = 20,7 %, 45 à 59 ans = 17 % et plus de 60 ans = 24,8 %) ; 51,5 % de femmes (0 à 14 ans = 16 %, 15 à 29 ans = 16,9 %, 30 à 44 ans = 19,3 %, 45 à 59 ans = 18,4 % et plus de 60 ans = 29,4 %).
Culture locale et patrimoine Lieux et monuments Halles de 1924. Église Saint-Jacques du . Château de Brandois.
Personnalités liées à la commune Baudouin de Champagne, seigneur de La Mothe-Achard, baron d'Anjou et du Maine, mort en 1560.
Héraldique, devise et logotype
Notes et références Notes
Références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes Liste des anciennes communes de la Vendée
Liens externes
La Mothe-Achard sur le site de l'Institut géographique national
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