Saint-Sulpice-en-Pareds est une ancienne commune française située dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire. Le , la commune fusionne avec Cezais et Thouarsais-Bouildroux pour former la commune nouvelle de Rives-du-Fougerais. Géographie Localisation Le territoire municipal de Saint-Sulpice-en-Pareds s'étend sur . L'altitude moyenne de la commune est de , avec des niveaux fluctuant entre 63 et « Commune 17763 », Géofla, version 2.2, base de données de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la France métropolitaine, 2016 .« Saint-Sulpice-en-Pareds », Répertoire géographique des communes, fichier de l'Institut national de l'information géographique et forestière (IGN) sur les communes de la Métropole, 2015..

Située au sud-ouest du canton de La Châtaigneraie, Saint-Sulpice-en-Pareds est une petite commune typique du bocage vendéen, traversée par trois routes départementales : la RD 31 de la Chaize-le-Vicomte à Saint-Hilaire-des-Loges, la RD 63 de la Chapelle-Thémer à la Châtaigneraie et la RD 89 de Chavagnes-les-Redoux au Busseau. La commune est sillonnée par trois cours d'eau : le Petit Fougerais, le Vézeron et le Thouvron (ou ruisseau de la Mare des Trembles).

Évolution du territoire Le , les communes de Cezais, Saint-Sulpice-en-Pareds et Thouarsais-Bouildroux fusionnent sous le régime de la commune nouvelle, pour former la commune de Rives-du-Fougerais.. Les trois anciennes communes deviennent communes déléguées. Le chef-lieu est fixé à la mairie l'ancienne commune de Thouarsais-Bouildroux.

Urbanisme Typologie Saint-Sulpice-en-Pareds est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'InseeSelon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.....

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de la Châtaigneraie dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de moins de ...

Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (98,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (98,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (66,1 %), prairies (20 %), zones agricoles hétérogènes (12 %), forêts (1,8 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie

Durant la Révolution, la commune porte le nom de La Fertile.

Pareds : Le « pays » qui porte ce nom est un plateau accolé (au N.-E.) aux hauteurs de la Gâtine vendéenne, chaîne d’un relief assez faible, mais très net (orienté N.-O. — S.-E.) au nord-est du département et dominant, plus loin au nord-est, la vallée de la Sèvre Nantaise et la plaine de Cholet. Le nom de la micro-région est attesté sous les formes Alperium vel Alparedum (vers 1060) ; De Alpe-trensi (vers 1060) ; De Auparesio (1137) ; Aupereis (1150) ; De Alperusio, Auperées, De Alperusio (1231) ; De Paredo (1468) ; ln Paredo (1533).. Pareds est issu du pré-latin *Alp-iccum, formé sur le radical pré-latin alp- et le suffixe -ĭccum.. Le mot semble gaulois alb- désignant originellement la couleur blanche, puis le monde d'en haut, le ciel. Ce mot est passé en latin sous la forme alp-Xavier Delamarre, Dictionnaire de la langue gauloise, éditions Errance, Paris, 2003, ., « hauteur », avec déglutination de au- pris pour l'article contracté., vieux mot qui a donné Alpes et qui désigne les mouvements ascendants de la terre..

Histoire C'est à l'époque gallo-romaine que remonte la fondation du domaine appelé Barabin (du nom de son premier propriétaire) d'où est issu le bourg actuel de Saint-Sulpice. La bourgade portera ensuite successivement les noms de la Barabinière, la Barabinerie, la Court Barabine, avant de devenir Saint-Sulpice (ou Suplice) jusqu'au .

Au Moyen Âge, plusieurs seigneuries se partageaient son territoire : le Pally, la Mothe-Boislève, la Mothe-Chevalier, le Puy-Viault, la Chervinière. Toutes dépendaient de la baronnie de Vouvant, qui en recevait hommage-lige et revenus. En 1317, à la suite du redécoupage des diocèses promulgué par la bulle Salvator Noster du pape Jean XXII, la paroisse s'appelle Saint-Sulpice-d'Antigny, puis en 1685, Saint-Sulpice-Sous-Vouvant (par affiliation à ses voisines), et encore Saint-Sulpice-d'Abeille en 1698.

Relativement épargnée par les guerres de Religion, la commune a été le théâtre de plusieurs exactions durant la période révolutionnaire (pillage et incendie du château de la Mothe par les colonnes infernales du général Dufour, massacre de l'intendant du marquis de Saint-Sulpice, Philippe-Quentin de Lingier, et de 18 défenseurs, assassinat du notaire M. Blaizot). Le château a été rebâti à neuf au cours du d'après le style Renaissance.

Le , la commune fusionne avec Cezais et Thouarsais-Bouildroux pour former la commune nouvelle de Rives-du-Fougerais..

Politique et administration Liste des maires

Liste des maires délégués

Population et société Démographie Évolution démographique

Pyramide des âges

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à s'élève à 32,3 %, soit au-dessus de la moyenne départementale (31,6 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à est de 30,2 % la même année, alors qu'il est de 31,0 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait pour , soit un taux de 52,30 % d'hommes, largement supérieur au taux départemental (48,84 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Culture locale et patrimoine Lieux et monuments L'église Saint-Sulpice, édifiée aux , fut détruite en partie à la Révolution, puis restaurée au . Elle s'inspire de l'architecture gothique. À côté de son clocher monumental, elle possède, sur un de ses piliers sud, un cadran solaire.

Le château de la Mothe, construit aux , abrite au cœur de son parc ombragé un if âgé, que la légende date millénaire.

Personnalités liées à la commune Christophe Claveau, dit le « Capitaine Puyviault », seigneur de ce lieu, célèbre chef huguenot au temps des guerres de Religion, compagnon d'armes d'Henri de Navarre, Soubise et Coligny ; il fut l'une des premières victimes du massacre de la Saint-Barthélémy à Paris, le 24 aout 1572. Léonce Gluard, né à Saint-Sulpice-en-Pareds en 1884 et mort en 1953 à La Roche-sur-Yon, croix de Guerre 14-18 et maire du chef-lieu de la Vendée de 1945 à 1953. Alphonse de Châteaubriant, écrivain qui passa sa jeunesse au château de la Mothe, au début du , auteur de romans La Brière et Monsieur des Lourdines. Henri Gault, journaliste gastronomique et créateur du célèbre guide Gault et Millau, propriétaire du château de la Motte (en 1973), où il est décédé le .

Héraldique

Notes et références Notes

Cartes

Références

Voir aussi

Articles connexes Liste des communes de la Vendée

Liens externes Saint-Sulpice-en-Pareds sur le site de l'Institut géographique national Saint-Sulpice-en-Pareds sur le site de l'Insee

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