Joseph-Louis Metzger, né le à Saint-Louis, et guillotiné le à la prison Roter Ochse de Halle-an-der-Saale, est un résistant français.
Biographie Joseph-Louis est le fils de Philibert Metzger et de Louise Mangold.
Après avoir abandonné sa formation d'apprenti dans l'imprimerie, il exerce pendant une dizaine d'années le métier de monteur en chauffage.
En 1925, il fait son service militaire au 4e régiment de zouaves à Tunis.
En 1930, il épouse Anne Charpillet. Le couple a deux enfants.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale éclate, il est mobilisé, le , au régiment régional de Montbéliard. Le , il est muté au régiment régional dans le Haut-Rhin. Lors de la campagne de France, son unité est repoussée vers le sud du département et il est interné en Suisse.
Le , il s'évade de Suisse et rejoint sa famille à Saint-Louis où il trouve du travail dans la société Kraepflé.
Résistance En 1942, Joseph-Louis Metzger est contacté par un agent de renseignement britannique, par l'intermédiaire de bateliers du Rhin. Travaillant près de la ligne de chemin de fer Bâle-Mulhouse, il accepte de comptabiliser le trafic ferroviaire à la gare frontière de Saint-Louis. Puis il transmet des informations sur la production d'usines de métallurgie légère du sud du Haut-Rhin à Saint-Louis, Mulhouse, Willer-sur-Thur et Altkirch. Il informe aussi son agent que le secteur du Hartmannswilllerkopf dans les Vosges est désormais interdit aux civils car on y installe des fortifications.
Arrestation, jugement Le , à la suite d'une dénonciation, Joseph-Louis Metzger est arrêté à Saint-Louis par la Gestapo. Il est emprisonné à la prison de Mulhouse puis transféré, le , à celle d'Offenburg et enfin à celle de Alt Moabit à Berlin.
Les 26 et , il comparait, pour espionnage, devant le Sénat du Reichskriegsgericht, présidé par le juge Biron. Il est condamné à la peine de mort pour espionnage, ainsi qu'au paiement de 450 Reichsmarks devant servir à récompenser le ou les dénonciateurs. Le , il rencontre pendant une demi-heure son frère. Le , le recours en grâce est rejeté..
Le , il est guillotiné, par le bourreau Ernst Reindel, à la prison Roter Ochse de Halle-an-der-Saale en même temps que les bateliers Charles Lieby, Emile Wendling et Lucien Jacob qui transmettaient ses informations en Suisse..
Il est incinéré le . Le , l'urne est déposée au cimetière Sainte-Gertrude. Elle est détruite lors d'un bombardement aérien. Une stèle, portant son nom, est posée dans le cimetière après la guerre.
Distinctions Il est reconnu « mort en déportation » et « déporté résistant ».
En 1959, il est décoré à titre posthume:
avec palme ; par décret du .
Notes et références
Voir aussi
Bibliographie
Articles connexes
Bateliers du Rhin Charles Lieby Emile Wendling Lucien Jacob Liste de résistants alsaciens Chronologie de l'Alsace annexée (1939-1945)
Liens externes
Catégorie:Résistant en Alsace Catégorie:Résistant alsacien Catégorie:Alsace pendant la Seconde Guerre mondiale Catégorie:Titulaire de la médaille militaire Catégorie:Condamné à mort exécuté en Allemagne au XXe siècle Catégorie:Naissance dans le district de Haute-Alsace Catégorie:Naissance en décembre 1905 Catégorie:Décès en septembre 1943 Catégorie:Décès à 37 ans