Venansault est une commune vendéenne du Centre-Ouest de la France située dans la région des Pays de la Loire. Elle appartient à l'aire urbaine et à l'agglomération de La Roche-sur-Yon (le chef-lieu du département). Ses habitants sont appelés Venansaltais et Venansaltaises.'La commune est traversée par deux petits ruisseaux, Le Guyon à l'est de la commune traversant le bourg et la rivière du Jaunay, qui y prend sa source pour se jeter dans le fleuve de la Vie. Géographie
Localisation et communes limitrophes La commune de Venansault se situe dans le département de la Vendée, en région Pays de la Loire. Elle fait partie de l'air urbaine et de l'agglomération de la Roche-sur-Yon, qui s'étend sur treize communes formant une superficie totale de . Historiquement la commune fait aussi partie du doyenné de Mareuil et à compter dans les paroisses de la principauté de la Roche-sur-Yon.
Venansault est une commune « entre ciel et terre ». En effet, elle est tout d'abord limitrophe du chef-lieu du département, La-Roche-sur-Yon (centre), mais aussi située à une demi-heure du remblai des Sables d'Olonnes (littoral). De plus, elle est à trois petits quarts d'heure de Luçon et de son marais poitevin (sud-Vendée), et à égale distance avec les Herbiers (bocage).
Sur le territoire communal, l'altitude maximale atteint , et la minimale est à . À l'inverse des idées reçues, la Vendée n'a pas un sol plat, bien au contraire, elle est formée de collines et de plaines. La superficie de cette commune est de .
Communes limitrophes Venansault est limitrophe de sept autres communes.
Hydrographie L'hygrophie fait partie des sciences de la géographie physique traitant des oceans, des mers, des lacs et des cours d'eau. L'hydrographie Venansaltaise se compose d'un petit ruisseau appelé le Guyon, qui traverse tout le bourg. A ce ruisseau s'ajoute la source du Jaunay, qui se jette par la suite dans le Fleuve de la Vie. Elle se compose aussi de lac artificiel comme celui des Trois Etangs, ou de La Zone Verte.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique franc, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans la région climatique Bretagne orientale et méridionale, Pays nantais, Vendée, caractérisée par une faible pluviométrie en été et une bonne insolation..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de La Roche-sur-Yon à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..
Urbanisme Typologie Au , Venansault est catégorisée bourg rural, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de VenansaultUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie., une unité urbaine monocommunale constituant une ville isolée.. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de La Roche-sur-Yon, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (92,1 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (97,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (51,7 %), prairies (25,9 %), zones agricoles hétérogènes (14,4 %), zones urbanisées (5,4 %), forêts (1,6 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (0,7 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui).. vignette|redresse=1.4|centre|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).
Toponymie
Saint Venant (Saint Venance Fortunat), homme de lettres originaire d'Italie, évêque de Poitiers, mort au tout début du , serait à l'origine du nom de la commune.
Une seconde hypothèse sur l'origine de ce nom, pourrait supposément provenir du mot latin« Venantisaltus », signifiant « défilé boisé ». Hypothèse toponymique plutôt cohérente avec les environs naturel de la commune.
Mais à vrai dire, le radical du nom est rare et unique dans la région, deux commune en France semble le partager : Venanson dans les Alpes Maritimes, ainsi que Saint-Venant dans le Pas-de-Calais. Outre atlantique, il constatable de retrouver Saint-Venant-de-Paquette au Québec.
Les formes anciennes du nom, relevées dans les archives médiévales, témoignent d’une grande variété de graphies, parmi lesquelles Venalceo, Venalcio, Venancayo (vers 1100), Venansau (1228) ou encore Venancau (1260). Malgré ces variations, la forme et la prononciation du nom sont restées relativement stables au fil des siècles.
En clair, l'étymologie du nom de la commune « Venansault » est encore incertaine et à découvrir.
Histoire
Monuments Historiques
L'église Saint-Pierre de Venansault L'église est dédiée au patronage de saint Pierre, apôtre de Jésus de Nazareth, et pilier central de l’Église de Jérusalem.
L'église Saint-Pierre a été mentionnée pour la première fois dans les années 1080. À l'époque, l'ancienne église comportait un chœur orienté, toujours présent avec une abside du , un portail du et un clocher dit bénédictin qui portait en l'intérieur de sa voûte les armes des Béraud de Monbail.
La famille de Monbail est la première maison noble de la commune, dont trois générations de comtes et dauphins d'Auvergne nommés tous Béraud se transmirent leurs armes (armoiries) en héritage. Ces armes finirent dans le clocher de l'église en hommage à cette première seigneurie.
Le , durant les colonnes infernales, l'église Saint-Pierre est incendiée par les républicains. Elle sera restaurée plusieurs fois tant bien que mal par les Venansaltais jusqu'en 1813, date à laquelle Napoléon va allouer pour reconstruire la Vendée détruite. Une partie de cette somme servira à la rénovation de l'église (800 F exactement). Depuis ce temps-là, l'église de Saint-Pierre de Venansault n'a connu aucuns travaux ni rénovation, ni même un incendie.
Le château de Monbail Au remontent les origines de Monbail, la première maison noble et seigneurie Venansaltaise, à laquelle sera rattaché le titre de Marquis à la fin du .
Le château de la Boursière Le château de la Boursière est mentionné pour la première fois vers 1224. Durant cette période on parle alors d'un chevalier, Hugues Primaut, propriétaire d'un moulin nommé « Borceria » qui paye ses taxes et revenus à l'abbaye des Fontenelles.
Vers 1365, une transaction est faite, la propriétaire de l'époque, Madame Marguerite du Puy-Du-Fou, veuve et remariée à Nicolas Robineau, décide de céder à sa nièce Catherine Robineau l'ensemble de Borceria excepté le moulin.
Par la suite, Catherine Aymon, fille de Catherine Robineau et femme de Jean Jaillard, devient la propriétaire, c'est sûrement par cette alliance que Borceria passa entre les mains de la famille Jaillard. Plus tard, dans plusieurs actes entre 1540 et 1554, Jean I Jaillard, descendant de Jean Jaillard, et son épouse Jeanne Templerie sont qualifiés de seigneur et dame de la Bourcère. Au fil du temps, les descendants Jaillard se succèdent à la tête de la propriété et sont eux aussi qualifiés de Seigneur ou Dame de la Bourcère. La famille Jaillard sera présente à la tête du domaine de la Boursière de 1390 à 1785.
À la suite d'un mariage entre Marie-Anne Jaillard, dame de la Boursière, et Charles-Baptiste de Morais, seigneur de la Boucherie, la propriété sera transmise à sa mort en 1785 à Monseigneur de la Bobinière. Marie-Anne Jaillard aura deux filles, Marie-Henriette de Morais et Charlotte-Foy de Morais. Marie-Henriette se mariera avec Louis-Charles de Gazeau, seigneur de la Benastonnière, qui lui ramènera la Boursière. Et la seconde, Charlotte-Foy, se mariera avec Henri-Aimé de la Forest-Groizardière. Tous deux résidèrent pendant la Révolution Française à la Boursière. Marie-Henriette survécut à la Révolution mais, hélas, pas son mari qui fut exécuté.
Par la suite, la Boursière devient propriété de leur fille, Henriette-Charlotte de Gazeau, qui épousa Antoine Rousselot de Saint-Géran. Ensemble, ils eurent un fils. Malheureusement Henriette-Charlotte de Gazeau mourut et fut suivie six jours plus tard par leur fils. Antoine Rousselot de Saint-Géran hérita donc de la Boursière, il se remaria et vendit le château de la Boursière le à Constantin-Joseph de Chabot.
Marie de Chabot reprit le château de la Boursière en partage avec son mari, Henri-Augier de Moussac. Celui-ci devint maire de Venansault et mourut en 1879. Parmi les sept enfants qu'ils avaient eu, c'est Fernand de Moussac qui devint propriétaire de la Boursière, puis son frère Henry, qui n'ayant pas d'enfant le légua à son neveu, Christian de Moussac l'actuel propriétaire depuis 1959. Entre-temps, la Boursière fut occupée par les Allemands en 1942 et 1943 pour y installer un hôpital militaire.
Les Hermitans En 1854, un troisième château est construit à Venansault, Les Hermitans. Le magistrat et fils de Jean Joseph de Bonnegens des Hermitans, Henri-Joseph de Bonnegens des Hermitans, humble héritier de sang du domaine des Hermitans venu de Saint-Jean d'Angély, fait construire le château des Hermitans. Il est aujourd'hui occupé par la Maison des Familles rurales qui porte son nom, et cela depuis 1937.
Le chemin de Fer A la fin du XIXe siècle, l’extension du réseau ferroviaire français est elle que des petites communes comme celle de Venansault, ont leur propre halte. Au alentour des années 1880, une halte ferroviaire est créée à Venansault, sur la ligne secondaire, reliant La Roche-sur-Yon à Commequiers. C’est le premier arrêt après La Roche-sur-Yon.
Pendant des décennies entière, cette gare, devient un point névralgique du village, facilitant l’acheminement humain et matérielle, notamment les récoltes agricoles. La gare de Venansault devient un pilier économique important pour les habitants.
Toutefois, victime de la concurrence grandissante de l'automobile, le transport de voyageurs s'est définitivement arrêté à l'aube de la Seconde Guerre mondiale. En 1970, c’est l’arrêt du transport commerciale.
Aujourd’hui, il ne reste pas grand-chose de ce temps. Les rails ont disparu, et la plateforme à été réaménager pour laisser place à un paysage plus résidentiel. Cependant, la commune en conserve un héritage toponymique symbolique : la "rue de la Gare", qui rappelle encore aux Venansaltais l'emplacement de cet ancien centre névralgique.
Les guerres de Vendée
La troupe de Venansault