Loïk Le Priol né le , est un militant d'extrême droite français.
Pour avoir torturé un ancien président du Groupe union défense (GUD) en , il est condamné en à quatre ans de prison, dont deux avec sursis. Il est jugé en 2026 dans l'affaire du meurtre du rugbyman argentin Federico Martín Aramburú le à Paris et condamné à 26 ans de réclusion criminelle pour meurtre.
Biographie Famille et enfance Loïk Le Priol est né le à Athis-Mons, d'une famille d'extrême droite : son père, Denis Le Priol, ancien parachutiste au régiment du génie parachutiste de Montauban, responsable de l'Union nationale des parachutistes et propriétaire d'une boutique de réparation de Jeep militaires, est proche de la Fédération d'action nationale et européenne (FANE) ; l'une de ses sœurs est responsable Île-de-France du Renouveau français, mouvement national-catholique..
Il est le cadet d’une famille de quatre enfants. Il a trois grandes sœurs, avec qu'il joue aux barbies. Il réalise une scolarité qualifiée de médiocre. Un enseignant évoque un . Selon sa mère, Florence, le décrit comme . En échec scolaire, il s'engage dans la marine..
Il reçoit une jeep de la part de son père pour son 18ème anninversaire.
Carrière, militantisme et premières affaires de violence Carrière dans l'armée Loïk Le Priol s'engage à l'école des mousses en 2010 à l'âge de . À la sortie de cette école, il est affecté dans les fusiliers marins.
En , la Direction du renseignement et de la sécurité de la Défense (DRSD) , émis un avis « restrictif » à son engagement dans la marine, du fait de . L'institution passe outre dansle cadre de sa politique de seconde chance.
Désireux d'intégrer les forces spéciales de la Marine nationale, il obtient certificat d'opérateur commando ainsi que le béret vert et devient commando marine en 2012. En , à la fin de sa formation commando, différents services du ministère des armées apprenent ses liens avec le Groupe union défense (GUD) ainsi que ses actes de violences et propos racistes commis un an plus tôt. Il est convoqué par sa hiérarchie, devant laquelle il juge avoir coupé tout lien avec la mouvance. Quelques mois plus tard, il était habilité « confidentiel défense » malgré l’avis défavorable de la DRSD.
Il est affecté au commando de Montfort, une unité d’élite contre-terroriste, spécialisée dans la libération d’otages et les éliminations de combattants ennemis, ce qui l'amène à participer à des opérations extérieures à partir de 2013 : six mois au Niger et au Mali (dans le cadre de l'), deux mois au Burkina Faso, puis cinq mois à Djibouti.. Selon Le Point, il aurait participé à des opérations d'élimination de chefs djihadistes au Mali entre 2013 et 2015.. Sa participation aux combats au Niger lui vaut d'être récompensé par deux citations.. Il est récompensé de la Croix de la valeur militaire pour , une distinction régulièrement attribué aux commandos de marine. Il n'est cependant pas très bien noté par la hiérarchie militaire qui s’inquiéte de ses « excès de confiance », de son « manque de maturité et de respect de l’institution militaire ». Il change plusieurs fois d'unité en raison de son intégration difficile et de rejet par ses frères d'armes.
Son casier judiciaire mentionne une condamnation pour violences en 2013.. Il écope par ailleurs de deux sanctions disciplinaires en 2014 et 2015 pour avoir commis une négligence dans l’observation d’une consigne ou d’une prescription, puis pour avoir enfreint sciemment un règlement militaire ou une consigne..
En , avec son ami Romain Bouvier, il agresse deux jeune de 19 ans qui montent dans sa jeep.
Acte de violence à Djibouti Selon Marianne, en mission à Djibouti, il frappe et étrangle une prostituée à Arta dans la nuit du 4 au 5 juin 2015, ce qui conduit la France à verser francs Djibouti (environ ) en guise de réparation, à l'État djiboutien.... Selon Mathieu Molard, rédacteur en chef de StreetPress, ..
Retour en France et militantisme Il est rapatrié le en raison d'un trouble de stress post-traumatique, selon Var-Matin, avant d'être placé en position de arrêt maladie ordinaire à compter du puis en congé de maladie de longue durée, renouvelé du au . Il est disagnostiqué à un taux d'invalidité de 60 %. Le , alors qu'il arrive à la fin de son congé maladie, la Marine nationale met définitivement fin à son contrat d'engagement et il est rendu à la vie civile. L'enquête interne de l'armée lui vaut de perdre son contrat militaire en .. Il en est renvoyé après deux années d'arrêt maladie, . Il quitte la Marine avec le grade de quartier-maître de ..
Sa famille acquière un domaine à Draguignan (Var) pour qu'il s’investisse dans l’oléiculture.
Entre temps, de retour en France, il milite dans le syndicat d'extrême droite Groupe union défense (GUD), dont il serait devenu l'un des dirigeants selon le site antifasciste du Réseau d'étude, de formation et de lutte contre l'extrême droite et la xénophobie (REFLEXes). D'après Le Point, depuis son retour de mission en 2015, il fréquente les milieux d'extrême droite et poursuit pendant un temps une relation avec l'une des filles de Frédéric Chatillon, ancien militant du GUD proche de Marine Le Pen.
Entrepreneuriat En , il lance avec sa compagne de l'époque la marque de vêtements visant un public identitaire..). Des personnalités d'extrême droite comme Julien Rochedy ou Christian Piquemal en font la promotion. L'entreprise est radiée du registre national du commerce et des sociétés en . Le Priol se lance ensuite comme revendeur indépendant pour une société de ventes multiniveaux, puis rejoint l'entreprise de réparation et de location de Jeeps militaires de son père..
En , il apparaît aux côtés de son ami Romain Bouvier au volant d'un véhicule de l'avant blindé de l'armée française dans le clip La Zone du rappeur Ninho.
Affaires judiciaires Condamnation pour violences En , son ami Romain Bouvier et lui, ivres, agressent à coup-de-poings américains et de gaz lacrymogène deux personnes de dix-neuf ans qui se prenaient en photo dans la Jeep de Le Priol. L'une des victimes se voit prescrire six jours d'incapacité temporaire de travail. Bouvier et Le Priol sont condamnés en 2017 ...
Affaire Édouard Klein Le , avec quatre complices , il humilie, tabasse et menace de mort Édouard Klein, ancien président du GUD. Dans la vidéo de la scène de violence, qu'il filme, il déshabille la victime, la frappe et la menace de sodomie en brandissant un couteau... Pour ces actes de torture, Le Priol et Logan Djian sont mis en examen et placés en détention provisoire.. Après dix jours d'incarcération, une caution de est versée pour leur libération par la société Financière Agos d'Axel Loustau, un ancien du GUD et par ....
Les cinq hommes sont renvoyés devant le tribunal correctionnel pour pour trois circonstances : en réunion, sous la menace d'une arme et avec préméditation. Le procès, maintes fois reporté, s'ouvre le ... Le , il écope de quatre ans de prison dont deux fermes.. ; ses complices Bouvier et Djian sont condamnés à cinq années de prison dont trois avec sursis, Vidal à trois années de surveillance électronique dont une avec sursis et Le Noir à deux années de prison avec sursis.
Conduite sous l'emprise de l'alcool En 2015 également, Le Priol est impliqué dans un accident de voiture où l'une de ses passagères est grièvement blessée. Il écope pour ces faits en 2017 d'une peine de prison avec sursis pour conduite en état d'ivresse.
Meurtre de Federico Martín Aramburú
Le , au petit matin, Loïk Le Priol et Romain Bouvier, alors tous deux sous contrôle judiciaire, se battent dans un bar du boulevard Saint-Germain à Paris avec l'ancien rugbyman argentin Federico Martín Aramburú et son ancien coéquipier Shaun Hegarty. Séparé du groupe par les videurs, Le Priol quitte les lieux en menaçant de tuer Aramburú et en exhibant un pistolet.. Peu après, les deux hommes, arrivés dans une Jeep conduite par la compagne de Le Priol, Lyson Rochemir, retrouvent les rugbymen à la sortie d'un hôtel : Bouvier puis Le Priol ouvrent le feu sur Aramburú, qui meurt sur place.. Des injures et un mobile racistes sont évoqués..
Le Priol prend la fuite et est interpellé dans la nuit du 22 au à la frontière entre la Hongrie et l'Ukraine, à Záhony ; il déclare vouloir combattre en Ukraine contre l'invasion russe.. Remis à la France, il est mis en examen pour assassinat et placé en détention provisoire, comme Romain Bouvier..
Renvoyé avec trois coaccusés devant la cour d'assises de Paris., il est jugé à partir du .. Le , la cour, qui écarte la préméditation, le condamne à vingt-six ans de réclusion criminelle pour meurtre ; Romain Bouvier est condamné à dix-neuf ans pour tentative de meurtre, Lyson Rochemir à trois ans d'emprisonnement dont trente mois avec sursis, et Antony Sorrentino à trois ans avec sursis...
Distinctions (2 citations)
Notes et références
Catégorie:Naissance en juin 1994 Catégorie:Personnalité française de la mouvance identitaire Catégorie:Personnalité du Groupe union défense Catégorie:Titulaire de la croix de la Valeur militaire Catégorie:Affaire criminelle en Île-de-France Catégorie:Force maritime des fusiliers marins et commandos