Chaumontel est une commune française située dans le département du Val-d'Oise, en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Chaumontellois.
Géographie Description Chaumontel est située à la limite nord du Val-d'Oise, sur la RD 316, dans la vallée de l'Ysieux, entre la plaine de France et la forêt de Chantilly, à une trentaine de kilomètres au nord de Paris.
La commune fait partie du parc naturel régional Oise-Pays de France. vignette|centré|Vue sur le quartier des Coteaux depuis le chemin rural dit de la Paroisse, en venant de l'église de Luzarches. L'on constate que le mot mont paraît à juste titre dans le nom de la commune, mais qu'il n'est plus chauve.
Communes limitrophes La commune est limitrophe de Luzarches, et les deux bourgs sont pratiquement contiguës : ainsi, l'usine des engrenages Ribaut à l'entrée de Luzarches, à l'ouest du rond-point de la D 316, se situe sur le territoire de Chaumontel. Luzarches encercle Chaumontel sur les 80 % de sa circonférence (soit sur ). La première chapelle de Chaumontel de 1148, quand le village n'était pas encore un bourg, se situe sur l'actuel territoire de Luzarches. Transformée en écurie après la construction de l'église en 1232, elle subsiste toujours au sein de la ferme de Chaumontel-les-NonnainsCatherine Crnokrak, Isabelle Lhomel, Christian Olivereau, Agnès Somers et Jean-Yves Lacôte (photographies), En pays de France : Cantons de Luzarches, Gonesse et Goussainville. Images du patrimoine, Cergy-Pontoise, Association pour le patrimoine d'Ile-de-France et Conseil général du Val d'Oise, 1998, 104 p. ; ; .. À l'extrémité opposée de Chaumontel, soit au nord-ouest, se trouve curieusement un autre ancien écart de Luzarches, le moulin de Bertinval.
Outre Luzarches, Chaumontel ne compte qu'une autre commune limitrophe : Coye-la-Forêt, dans le département de l'Oise (Hauts-de-France). Sur la route forestière Chemin Noir, Chaumontel atteint les premières maisons de Coye, rue de Chaumontel. La distance jusqu'à l'église de Coye n'y est que de . Il mérite en outre d'être signalé qu'à l'extrémité nord-ouest du quartier Villa d'Ysieux, Chaumontel s'approche d'une centaine de mètres d'Asnières-sur-Oise, connue pour l'abbaye de Royaumont.
Hydrographie La commune est drainée par les bras de l'Ysieux, un affluent de la Thève, et donc un sous-affluent de l'Oise et du fleuve la Seine.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ().
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Saint-Witz à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . Les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022.
Urbanisme Typologie Au , Chaumontel est catégorisée petite ville selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle appartient à l'unité urbaine de ViarmesUne unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de entre deux constructions) et comptant au moins . Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie. , une agglomération intra-départementale regroupant cinq communes, dont elle est la ville-centreDans une agglomération multicommunale, une commune est dite ville-centre lorsque sa population représente plus de 50 % de la population de l’agglomération ou de la population de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Viarmes comprend quatre villes-centres (Asnières-sur-Oise, Chaumontel, Luzarches, Viarmes) et une commune de banlieue... Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Morphologie urbaine Le nom de la commune ne suppose pas la situation du village dans une vallée, et effectivement, le quartier Les Coteaux est situé en altitude sur les flancs de la colline connue comme les Côtes d'Orléans. Cette colline est majoritairement couvert par la forêt de Chantilly et plus précisément sa partie appelée forêt de Coye, occupant soit 28 % du territoire communal. Le point le plus bas de Chaumontel se trouve sur l'Ysieux, où la petite rivière quitte la commune près du moulin de Bertinval, à au-dessus du niveau de la mer. Le point culminant à se situe en forêt de Coye, au poteau des Brûlis sur la route forestière des BrûlisCf. la carte topographique 1 : 25000 de l'IGN, consultable sur le site ..
À l'instar de nombreuses communes du Val-d'Oise, l'étendue de la commune est faible en raison de la grande densité des villages : . De ce fait, et avec l'urbanisation de ces dernières décennies, ne reste que peu de surface agricole utile (moins de 80 haCf. , .). L'activité équestre de loisirs le remporte aujourd'hui largement sur l'agriculture. Chaumontel est membre à part entière du parc naturel régional Oise-Pays de France créé par décret du 13 janvier 2004Cf. ..
Occupation des sols
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de , alors qu'il était de en 2013 et de en 2008.
Parmi ces logements, 94 % étaient des résidences principales, 1,5 % des résidences secondaires et 4,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 92,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6,8 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Chaumontel en 2018 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (1,5 %) supérieure à celle du département (1,3 %) mais inférieur à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 89,3 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (88,2 % en 2013), contre 56 % pour le Val-d'Oise et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Chaumontel en 2018. Typologie Chaumontel. Val-d'Oise. France entière. Résidences principales (en %)9492,882,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)1,51,39,7 Logements vacants (en %)4,65,98,2
Voies de communication et transports L'ancienne route nationale 16 (actuelle RD 316) est l'unique route départementale qui traverse Chaumontel, dans un sens nord-sud, en provenance de Creil, Chantilly et Lamorlaye dans l'Oise, et en direction d'Écouen, Villiers-le-Bel, Sarcelles et Paris. Elle permet également l'accès à la Francilienne près de Mareil-en-France, et donc à l'aéroport de Paris-Charles-de-Gaulle.
La gare la plus proche est celle de Luzarches, l'un des terminus de la ligne H du Transilien. Cette gare n'est éloignée que d'un kilomètre environ de la mairie de Chaumontel. Certains habitants travaillant sur Paris préfèrent toutefois se rendre en voiture à la gare d'Orry-la-Ville - Coye, distante de par la route, et équipée d'un vaste parking-relais payant. De cette gare, les trains du TER Hauts-de-France sont sans arrêt jusqu'à Paris et ne mettent que 19 min, par rapport à 48 min au mieux pour la ligne H au tracé peu favorable.
Les transports en commun sont complétés par la ligne 12 du réseau de bus Roissy Est Goussainville RER - Chaumontel. Fonctionnant en période de pointe du lundi au vendredi, cette ligne a pour vocation de relier Chaumontel et Luzarches rapidement au RER D. Aucun arrêt n'est effectué entre Luzarches et Goussainville. Chaumontel est desservi en boucle, avec de nombreux arrêts sur toute la commune. À noter que cette ligne permet bien des aller-retours Chaumontel - Luzarches, mais pas le contraire. Finalement, la ligne express Roissypôle / Gare Aéroport Charles-de-Gaulle 1 - Persan SNCF peut également intéresser Chaumontel. Elle dispose d'un arrêt derrière la gare de Luzarches, et permet de rejoindre l'aéroport pour le prix d'un ticket « Bus-Tram », ou de se rendre à Seugy, Viarmes, Asnières-sur-Oise et Persan.
Toponymie vignette|Panneau à l'entrée du village. Les mentions anciennes de la localité sont : Capellam unam in Calvo monticulo, cum feudo Pagani Francebise 1147, Calidus Montellus, Chaumontel en 1202Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois., Calidus Montellus 1233GUERARD (B.) Cartulaires Notre-Dame de Paris (1850 ), t. 4, p. 458., Calvomonte 1525LONGNON (Aug.) Pouillés province de Sens (1904), p. 434E..
Histoire
Peu de traces tangibles d'une occupation avant le . Un seul site de l'époque mérovingienne mis au jour.
En 1004, donation d'une terre dénommée Outreville (le nom est resté pour désigner les dépendances, aujourd'hui propriété privée, du château de Chaumontel).
En 1147, le village, qui faisait partie du domaine primitif de l'abbaye de Montmartre, est dénommé dans une bulle d'Eugène III en ces termes : Abbé Lebeuf : Histoire de la ville et de tout le diocèse de Paris (1755), t. 4, 4 page 356. vignette|redresse|La poire Besi de Chaumontel. Au , une chapelle est érigée en église paroissiale « succursale de Luzarches ». Elle est placée sous le vocable de N. D. de la Nativité en 1528.
Les seigneurs de Chaumontel apparaissent dès le . Chaumontel appartient en partie aux seigneurs de Luzarches par acte de 1381.
Au , la seigneurie de Chaumontel (château et fief du Pralet et moulin de Glume de 1238, aujourd'hui disparu) est la propriété de la famille de Condé.
Le manoir de Chaumontel est le lieu de création par greffe, vers 1750, de la Besi de Chaumontel, poire beurré issue d'une poirée cultivée depuis 1670 (Agathe Pain).
Appelé Chaumontel-les-Nonains (en mémoire des religieuses de Montmartre), le bourg à vocation agricole jusqu'au , et a vu s'implanter tour à tour une industrie de dentelles de Chantilly, de tabletterie et de perles métalliques destinées à la passementerie, exportées en Angleterre et aux États-Unis, puis une industrie de matières plastiques, et aujourd'hui diverses industries métalliques.
Politique et administration Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Luzarches. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.