Contre Attaque, anciennement Nantes révoltée, est un média en ligne francophone créé en à Nantes. Une revue au format imprimé paraît également depuis . Avec une ligne éditoriale classée parmi la gauche radicale, ce média documente et relaie les luttes sociales.

Historique

Nantes révoltée Nantes révoltée est initialement une page Facebook créée pendant la campagne de l'élection présidentielle française de 2012.. Un site internet est lancé en parallèle en 2019. La plupart des analyses et des reportages publiés ne sont pas signés.

En , lors du sommet du G7 à Biarritz, l'audience de la page Facebook chute de 90 %, de même que d'autres médias indépendants comme Lille insurgée, Groupe Lyon Antifa ou Cerveaux non disponibles. Les audiences reviennent à leur niveau antérieur après la fin du G7, sans raison fournie par Facebook. Une des explications possibles est que ces pages ont partagé un article d'Indymedia qui révèle l'identité d'une policière infiltrée dans le mouvement des Gilets jaunes. Le chercheur français Romain Badouard estime qu'il s'agit d'une , puisque le réseau social n'a pas informé les pages de leur sanction.

Le , le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, annonce à l'Assemblée nationale vouloir engager une dissolution de Nantes révoltée en tant que groupement de fait. Il appuie la demande de plusieurs élus (notamment des conseillers municipaux nantais et la présidente de la région Pays de la Loire Christelle Morançais) qui réclament la suppression du groupe à la suite d'une manifestation antifasciste à Nantes le pour laquelle le média avait relayé l'appel et durant laquelle deux vitrines sont brisées et deux personnes frappées dans un bar réputé accueillir des militants d'extrême droite.

Le projet de dissolution est contesté, notamment par des partis politiques, des médias, des associations, le Syndicat national des journalistes et la Ligue des droits de l'homme notamment au nom de la liberté d'expression. Face à la menace de dissolution, Nantes révoltée lance également une pétition qui recueille rapidement plus de .

Contre Attaque Le collectif revendique près de à ses différents comptes de réseaux sociaux en date du . Pour ses dix ans, ce média autonome et local est rebaptisé Contre Attaque afin d'assumer une portée plus nationale que la seule ville de Nantes.

Positionnement et ligne éditoriale Contre Attaque se revendique comme , relayant l'actualité des mouvements sociaux locaux et des appels à manifestation et mobilisation. Il est particulièrement actif en soutien de la lutte de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, pendant le mouvement de contestation contre la loi Travail de 2016 et durant la mort de Steve Maia Caniço, faisant de la dénonciation du comportement des forces de police l'un des axes principaux de sa ligne éditoriale. Le média publie notamment des vidéos de manifestations et de violences policières.

Contre Attaque s'inscrit parmi d'autres médias en ligne de la gauche radicale en France. Il revendique également un positionnement antifasciste.

En , le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin demande la dissolution de ce qu'il considère comme un . La députée de Loire-Atlantique Valérie Oppelt décrit Nantes révoltée comme . Le journal Le Monde le qualifie de . En réponse, Nantes révoltée récuse les appellations de « groupuscule », « structure », « groupement de fait » et « collectif d’ultragauche » et rappelle qu'il s'agit d'un média indépendant.

Diffusion papier Un premier numéro (numéro zéro) au format imprimé paraît à l'hiver 2017-2018, suivi de huit numéros jusqu'à l'automne 2020. Un hors série paraît en pour célébrer les dix ans d'existence du média.

Références

Liens externes

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