Le Grand dialogue national (GDN ; en anglais : ) est un évènement politique qui se déroule du au à Yaoundé au Cameroun, visant à résoudre la crise anglophone.
Contexte
Depuis , les régions anglophones du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du Cameroun sont confrontées à une grave crise socio-politique. Fin 2017, la situation dégénère en conflit armé entre les forces gouvernementales et des séparatistes qui luttent pour la création d'un État indépendant. En 2019, les combats et les atrocités commises par les deux camps font plus de , selon Human Rights Watch (HRW), et poussent plus de à fuir leur domicile, selon l'ONU.
Prélude Le , le président Paul Biya annonce la convocation d'une vaste consultation nationale sur le conflit. Le chef d'État indique que le Premier ministre Joseph Dion Ngute mènera de et . Mi-, le gouvernement camerounais invite seize leaders séparatistes exilés à participer à l'évènement. Parmi eux, Ebenezer Akwanga et Lucas Ayaba Cho, qui ont tous les deux refusé de participer.
Déroulement
30 septembre Le Grand dialogue national s'ouvre à Yaoundé. Une vingtaine de jeunes ex-séparatistes, vêtus aux couleurs du drapeau camerounais montent sur scène pour souligner . Le Premier ministre Joseph Dion Ngute propose aux participants d'être , qualifiant de les qui opposent les deux parties.
octobre La question de la forme de l'État est évoquée et fait débat entre partisans du fédéralisme et ceux de la décentralisation.
3 octobre Le président Paul Biya ordonne la libération de liés à la crise anglophone. L'annonce est faite par le Premier ministre Joseph Dion Ngute au Palais des congrès de Yaoundé. Les participants du GDN recommandent qu'un soit octroyé aux régions anglophones.
4 octobre L'évènement se clôture avec une réaffirmation de la décentralisation et l'octroi d'un statut spécial aux régions anglophones.
Réactions internationales
Organisations internationales : Le , le secrétaire général de l'ONU, António Guterres salue l'annonce du Grand dialogue national et . Le , lors d'une session du Conseil de sécurité, le chef du Bureau régional de l'ONU pour l'Afrique centrale (UNOCA) François Lounceny Fall souligne que la mise en œuvre rapide des recommandations du Grand dialogue national pourrait contribuer de manière significative à résoudre la crise politique et humanitaire dans les régions anglophones. : Le , la secrétaire général du Commonwealth Patricia Scotland déclare : . : Le , la porte-parole du président de la Commission Ebba Kalondo déclare : .
États : Le , la porte-parole du ministère de l'Europe et des Affaires étrangères, Agnès von der Mühll, déclare : . Elle ajoute que Paris . : Le , le pape François déclare : .
Conséquences Le , l'Assemblée nationale se réunie en session extraordinaire afin d'adopter d'ici la fin de l’année un projet de loi sur la décentralisation, dont le statut spécial aux régions anglophones.
En , le gouvernement camerounais lance le Plan de reconstruction et de développement des régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest (PPRD-NO/SO) afin de permettre la réhabilitation des infrastructures et le développement socio-économique de ces régions.
Notes et références
Catégorie:2019 au Cameroun Catégorie:Processus de paix Catégorie:Crise anglophone au Cameroun Catégorie:2019 en politique Catégorie:Septembre 2019 Catégorie:Octobre 2019