Saint-Césaire est une commune située dans le département de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine.
Géographie Localisation
La commune de Saint-Césaire se situe dans la partie orientale de la Charente-Maritime, en région Nouvelle-Aquitaine, dans l'ancienne province de Saintonge.
Faisant partie du midi de la France — on parle plus précisément de « midi atlantique »Louis Papy, Le midi atlantique, atlas et géographie de la France moderne, Flammarion, Paris, 1984, au cœur de l'arc atlantique, elle peut être rattachée à deux grands ensembles géographiques, le Grand Ouest français et le Grand Sud-Ouest français, et est limitrophe du département de la Charente à l'est.
Saint-Césaire est située à de Burie, de Saintes, de Cognac, de Royan et Rochefort et à de La Rochelle, au coeur de vallée du Coran.
Saint-Césaire est une des étapes des sentiers de grande randonnée balisés, le GR 360 et le GR 4 qui va de Royan à Grasse.
La commune se trouve dans l'aire d'attraction de Saintes, ainsi que dans la zone d'emploi et dans le bassin de vie de cette ville..
Communes limitrophes Malgré son petit finage, la commune est limitrophe de neuf communes, de trois anciens cantons (canton de Saintes-Nord, canton de Saintes-Est et canton de Saint-Hilaire-de-Villefranche).
Géologie et relief
La superficie de la commune est de ; son altitude varie de .
Hydrographie
La commune se trouve dans la vallée du Coran, un affluent en rive droite du fleuve côtier la Charente..
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique franc, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols) et des données couvrant la période 1971-2000. En 2020, le climat prédominant est classé Csb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais et sec. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique et est dans une zone de transition entre les régions climatiques « Poitou-Charentes » et « Aquitaine, Gascogne ». Elle est en outre dans la zone H2b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves.
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saintes à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de . .
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune, un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme Typologie Au , Saint-Césaire est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saintes, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire, qui regroupe , est catégorisée dans les aires de à moins de ...
Occupation des sols vignette|redresse=1.4|alt=Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.|Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC). L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (59,3 % en 2018), une proportion sensiblement équivalente à celle de 1990 (58,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (42,4 %), forêts (37,7 %), cultures permanentes (14,4 %), zones urbanisées (3,1 %), terres arables (2,4 %), prairies (0,2 %).. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)..
Habitat et logement En 2021, le nombre total de logements dans la commune était de 487, alors qu'il était de 461 en 2016 et de 459 en 2011..
Parmi ces logements, 85 % étaient des résidences principales, 7,2 % des résidences secondaires et 7,8 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 98,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 1,4 % des appartements.
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Saint-Césaire en 2021 en comparaison avec celle de la Charente-Maritime et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi la faible proportion des résidences secondaires et logements occasionnels (7,2 %) par rapport au département (22,3 %) et à la France entière (9,7 %).
+ Le logement à Saint-Césaire en 2021. Typologie Saint-Césaire. Charente-Maritime. France entière. Résidences principales (en %)8570,982,2 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)7,222,39,7 Logements vacants (en %)7,86,88,1
Voies de communication et transports Située à l'écart des grands axes routiers, la commune est traversée par deux petites routes départementales : la la relie à Saint-Sauvant, au sud, puis Burie à l'est via Saint-Bris-des-Bois ; la rejoint La Chapelle-des-Pots à l'ouest.
Risques naturels et technologiques Le territoire de la commune de Saint-Césaire est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations, mouvements de terrains et séisme (sismicité modérée). Il est également exposé à un risque technologique, le transport de matières dangereuses.. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle..
Risques naturels Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Coran. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2001, 2008 et 2010, chapitre Risque inondation..
vignette|redresse=1.4|Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Saint-Césaire. Les mouvements de terrains susceptibles de se produire sur la commune sont des affaissements et effondrements liés aux cavités souterraines (hors mines) et des tassements différentiels, chapitre Mouvements de terrain.. Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune..
Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 89,4 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (54,2 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les dénombrés sur la commune en 2019, sont en aléa moyen ou fort, soit 68 %, à comparer aux 57 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM...
Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune.
Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 1989, 1991, 2003, 2005 et 2011 et par des mouvements de terrain en 1999 et 2010.
Risques technologiques Le risque de transport de matières dangereuses sur la commune est lié à sa traversée par une ou des infrastructures routières ou ferroviaires importantes ou la présence d'une canalisation de transport d'hydrocarbures. Un accident se produisant sur de telles infrastructures est susceptible d’avoir des effets graves sur les biens, les personnes ou l'environnement, selon la nature du matériau transporté. Des dispositions d’urbanisme peuvent être préconisées en conséquence, chapitre Risque transport de matières dangereuses..
Toponymie Le toponyme provient de Césaire d'Arles, saint auquel la paroisse du bourg avait été dédiée..
Sous la Révolution française, la commune porte le nom de Cézaire, amie des lois.
En saintongeais, la commune se nomme Sent Assaire, sur Google Livres..
Histoire
Préhistoire La Roche à Pierrot est un site préhistorique qui a livré en 1979 un squelette néandertalien. nommé « Pierrette ».
C'est l'un des quatre sites connus où le Moustérien à denticulés est immédiatement sous-jacent au Châtelperronien (les trois autres sites sont la grotte du Renne (Arcy-sur-Cure, Yonne), Roc de Combe (Payrignac, Lot) et la grotte Morin (Cantabrie, Espagne))..
La Roche à Pierrot est avec la grotte du Renne à Arcy-sur-Cure l'un des deux sites sur lesquels repose l'attribution du Châtelperronien aux Néandertaliens. Mais en 2018 une étude taphonomique, spatiale et typo-technologique du niveau qui a livré les vestiges humains en cause, n'y a trouvé aucune preuve incontestable de cette association Néandertal-Châtelperronien..
Une autre étude récente (Galland et al. 2017) du matériel lithique de la couche châtelperronienne, notamment l'état des surfaces de ce matériel, avec un microscope bifocal, montre que d'une part les altérations de ces surfaces sont très variables, et d'autre part l'environnement local a similairement affecté les silex géologiques et le niveau châtelperronien ; ce qui indique des remaniements de la couche assez importants pour laisser leur empreinte. Ceci amène à « douter fortement de [l']intégrité archéostratigraphique et par conséquent chronoculturelle » de cette couche châtelperronienne, sur HAL (archive ouverte).. Le débat sur la question reste ouvert.
Révolution française et Empire La commune a fait partie du canton de Dompierre, relevant de l'ancien district de Saintes de 1790 à 1800, puis du canton de Burie créé en 1800 lors de la refonte de la carte administrative voulue par Napoléon Bonaparte pendant le Consulat.
Politique et administration
Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs La commune se trouve dans l'arrondissement de Saintes du département de la Charente-Maritime.
Elle faisait partie depuis 1801 du canton de Burie. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Chaniers
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la troisième circonscription de la Charente-Maritime.
Intercommunalité