L'Entrepôt, d'abord appelé Olympic-Entrepôt, est un complexe de salles de cinéma français, situé à Paris 14e (quartier de Plaisance) et ouvert en à l'initiative de Frédéric Mitterrand. Il comprend trois salles de projection, un restaurant, une salle de concert et une galerie d'exposition.

, reconnue d’utilité publique par un décret impérial du Bulletin des lois de la République française du 1er juillet 1870: https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k30726555/f216.image.r=%22orphelinat%20protestant%22paumier%20d%C3%A9cret%2225%20juillet%201870%22%20?rk=42918;4.

Historique

Les années Frédéric Mitterrand (1975-1986) En , Frédéric Mitterrand, exploitant depuis 1971 la salle de cinéma Olympic située rue Boyer-Barret Simon Liberati, « Frédéric Mitterrand Olympic Cinema 1971 », in: Purple, 28, — en ligne., décide de reprendre l'ancienne imprimerie BessandAnnonce Maison Bessand, La Publicité, Paris, , — sur Gallica. devenue un entrepôt de textile située 7-9 rue Francis-de-Pressensé pour en faire un centre culturel consacré au cinéma indépendant, mais pas seulement « 1981, Frédéric Mitterrand exploitant de cinéma et jeune cinéaste », reportage de Serge Richez, Antenne 2, archives INA..

Alors inconnu, David Rochline y monte dans la foulée son premier spectacle« L'artiste David Rochline est décédé le à l'âge de 64 ans » par Lucie Agache, dans Connaissance des arts, ., et s'ensuivent un défilé de mode du couturier Issey Miyake et le lancement du magazine FaçadeBenoît Sabatier, Nous sommes jeunes, nous sommes fiers, Fayard, 2013, — extrait en ligne., et de nombreux événements. Durant les premières années, les films programmés permettent de découvrir entre autres le travail de Marguerite Duras, Yasujirō Ozu, Werner SchroeterJacques Siclier, « Les surprises de l'Olympic-Entrepôt », Le Monde, — sur Gallica., Philippe Mora, Rainer Werner Fassbinder (), le cinéma New Wave (), le cinéma égyptien, Ulrike Ottinger ().

Une galerie d'art est inaugurée, « L'Éléphant rose », accueillant par exemple en les travaux de Frank Arnal, intitulés Documents épars sur une histoire du mouvement homosexuel à Paris, 1968 - 1978, participant activement à la fondation d'une reconnaissance des cultures LGBT en France ; plus tard, la revue Masques y organise des rencontres-projectionsYves Roussel, « Le Mouvement homosexuel français face aux stratégies identitaires» , in: Les Temps modernes, 582, , .. La librairie Atmosphère s'y installe, consacrée aux ouvrages de cinéma. L'Olympic-Entrepôt accueille aussi le prix Jean-EpsteinPrix Jean-Esptein, Bibliographie de la France, Cercle de la Librairie, , — sur Gallica. du meilleur livre de cinéma de 1975 à 1978, et les quatre premiers Festival international de l'avant-garde jusqu'en 1986, année durant laquelle Frédéric Mitterrand cesse ses activités d'exploitant de salles pour cause de faillite.

Direction de Carole Roussopoulos (1986-1994) Repris par la documentariste suisse Carole Roussopoulos, L'Entrepôt devient à partir de la deuxième partie des années 1980, un lieu consacré aux expériences audiovisuelles, permettant aux publics de rencontrer par exemple Delphine Seyrig ou Jean-Luc Godard et de voir des créations élaborées à partir de différents formats vidéo ici projetés dans de bonne conditions, constituant une sorte de laboratoire expérimental ouvert à des objets d'étude encore peu visibles comme la violences faites aux femmes, le viol conjugal, le combat des lesbiennes, l'excision, les études sur le genre. En , la publication Cahiers du cinéma y fête son . Carole Roussopoulos décide de repartir vivre en Suisse en 1994Hélène Fleckinger, « Une révolution du regard. Entretien avec Carole Roussopoulos, réalisatrice féministe », in: Nouvelles Questions féministes, 2009/1 (), — sur Cairn.info..

Période 1995-2017 : Patrick Compte, puis Philippe Brizon L'espace est repris par Patrick Compte qui en poursuit l'activité historique. Il parvient à acquérir un nouvel espace, une grande terrasse en fond de cour permettant de doubler la surface du lieu. En 1997, L'Entrepôt accueille le festival Chéries-Chéris..

En 2002, un ancien directeur du groupe Accor, par ailleurs photographe, Philippe Brizon« Philippe Brizon, directeur au bureau des présidents d'Accor », Les Échos, ., devient le nouveau propriétaire du lieu« Philippe Brizon - Des grandes entreprises à la tête d'une structure culturelle », entretien avec Kaizen-magazine.com, .Céline Carez, « Paris : l’Entrepôt a été vendu », Le Parisien, .. Il fait construire la grande verrière abritant le restaurant, un nouvel espace consacré à des expositions d'arts plastiques et fait équiper les trois salles de cinéma en 2011 d'un système de projection numérique. De nombreuses avant-premières permettent de découvrir entre autres le travail de Zoulikha Tahar, Šarūnas BartasSerge Kaganski, « La cité de la joie », Les Inrockuptibles, , ., Christophe Otzenberger, Soazig DaniellouSortie du film Lann Vraz au cinéma L'Entrepôt à Paris, Cinéma L'entrepôt, .. En 2013, le lieu s'associe à la du Festival de l'Europe autour de l'Europe.. En 2015, L'Entrepôt annonce un chiffre d'affaires de près de euros.

Depuis 2018 : Charles Gillibert et Stéphane Magnan En , le lieu est repris par le producteur Charles Gillibert et le galeriste et entrepreneur Stéphane MagnanJean-Charles, Cinéma L'Entrepôt à Paris, Salles-de-cinema.com, .. L'Entrepôt accueille pour son restaurant le collectif Fulgurances (Sophie Cornibert, Rebecca Asthalter et Hugo Hivernat)Marie Aline, « Resto : Fulgurances, touchantes retrouvailles », Le Monde, ., rénove la salle de concert et de conférences, et organise de nombreuses avant-premières de films, des rencontres autour d'ouvrages, des festivals : « L'Entrepôt : des films indés et de la food inventive en plein cœur de Paris », sur Cgcinema.eu..

Notes et références

Liens externes

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