André Bouéry, né à Luchon le de Jean-Louis Bouéry capitaine en retraite et Marie-Jeanne Barrère, au numéro 13 de la rue Germès et mort à Pamiers le , est musicien et poète gascon. Son corps repose à Nestier.

Biographie

François-Clément-André-Dominique Bouéry est le fils de Jean-Louis Bouéry, capitaine puis tanneur et maire d'Aspet, et de Marie-Jeanne Barrère. Sa sœur Victorine-Thérèse, est de dix ans sa cadette. Il passe son enfance et sa jeunesse à Aspet, ville de ses ascendants paternels à laquelle il vouera la plupart de ses chansons en gascon.

Il entre au séminaire à Polignan (aujourd'hui Polignan-Montréjeau), où sa sensibilité littéraire est remarquée. Vers 1844, il est nommé surnuméraire de l'Enregistrement, à Aspet, où il fonde et dirige la fanfare et l'orphéon, qui lui survivront jusqu'en 1914. Il épouse Marie Refouil, fille d'un percepteur, en 1851, à Nestier. De leur union naissent trois enfants : deux décèdent à l'âge de vingt ans.

Il termine sa carrière administrative comme conservateur des hypothèques, à Pamiers. Il est inhumé à Nestier, en 1879. Un monument en sa mémoire est érigé à Aspet le .

Œuvre Son œuvre poétique et musicale comprend trois ensembles distincts : l'adaptation ou imitation d'œuvres classiques, notamment de Mozart, Beethoven ou Schubert, qu'il complète de paroles en langue française ; des noëls et cantiques qu'il fait rimer pour les cérémonies de la paroisse d'Aspet tenue par le père Alexis Castex ; des compositions personnelles, dont beaucoup sont rédigées en gascon pyrénéen.

Bouéry adapte les airs qu'il compose aux carillons diatoniques de l'église d'Aspet, à l'installation desquels il a fortement contribué.

Il publie quelques poèmes pour la première fois, à compte d'auteur en 1872 sous le titre « Cansous d'éd campanè d'Aspet = Chansons patoises du sonneur d'Aspet : Avec la traduction en vers français similaires ». Ses chansons intègrent des manuels recommandés aux établissements scolaires et sa renommée devient alors nationale, avec la chanson « pour enfants » d'abord, puis environ une chanson sur trois au sein de plusieurs manuels tel que « Premiers chants de l'enfance ».

Le mont Cagire, emblématique des vallées du Ger et du Job, inspire son œuvre dès le séminaire :

in Ave, Cagire !

in Arrénoulat

Bibliographie

Principales références

Liens externes

Catégorie:Littérature gasconne Catégorie:Naissance en février 1821 Catégorie:Naissance à Bagnères-de-Luchon Catégorie:Décès en avril 1879 Catégorie:Décès à Pamiers Catégorie:Décès à 58 ans Catégorie:Écrivain de langue d'oc du XIXe siècle