Parinari montana est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Chrysobalanaceae.

C'est un arbre.

En Guyane, on l'appelle Graine roche (Créole), Mutsengue tsengue, Ama nimba (Nenge tongo), pajura-grande (Portugais), Burada, Wild potato (Guyana : nom générique), Foengoe (Sranan tongo), Karapa porö (Kali'na), Pirivri (Palikur), Ɨwatà'ɨy (Wayãpi), Iwatàrîy (Teko), Bourada (Arawak).

Il est connu au Brésil sous les noms de Pajurâ, Paranary (Portugais), Básev Abi, Kórkor Sev (Cacoal), Kamô (Kayapó).

Description Parinari montana est un arbre atteignant . Les jeunes branches sont couvertes d'une pilosité roussâtre plus ou moins dense, devenant glabres et lenticellées avec l'âge.

Son bois est de couleur brun rose plus ou moins clair, dur et lourd (densité : 0,80 à 0,90), et contient d'abondants et gros corpuscules de silice.

Les feuilles simples, alternes, portent des stipules caduques, longues de (très grandes chez les jeunes individus). Le limbe mesure , et est très coriace, vert brillant et glabre sur le dessus, tomenteux blanc et avec des cavités stomatales en dessous, de forme oblongue à oblongue-lancéolées, à base arrondie à la sous-aiguë, et à apex acuminé long de . La nervure médiane est imprimée sur la face adaxiale, et pubescente en dessous. On compte 21-27(40) paires de nervures secondaires, parallèles, très saillantes sur la face inférieure des feuilles. Les pétioles sont de longs de , couverts d'une pubescence laineuse-arachnoïde, légèrement canaliculés, avec 2 glandes bien visibles sur la face supérieure.

L'inflorescence est composée de panicules terminaux et axillaires longs de , avec les rachis et les branches courtement tomentelleuses grisâtres. Les bractées sont caduques concaves, aiguës, et dépassent rarement de longueur. Le réceptacle floral est subcampanulé-turbiné, avec des poils jaune-brun à l'extérieur. La corolle comporte 5 pétales blancs, plus courts que les lobes du calice. On compte 7 étamines fertiles, avec 7-8 staminodes qui leur font face. L'ovaire et la partie inférieure du style sont hirsutes.

Le fruit de forme globuleuse, ovoïde, ellipsoïde à oblongue, est long de (le plus grand fruit parmi les Chrysobalanaceae amazoniennes). L'épicarpe est densément verruqueux, à surface souvent très irrégulière. Le mésocarpe est comestible, doux et odorant, charnu, oléagineux, charnu, mince ou épais, de couleur brun-jaunâtre clair, et à texture granuleuse. L'endocarpe dur et très épais, profondément strié et irrégulièrement et grossièrement épineux, en forme de cerveau, à l'un de ses deux locules à peine marqué, laineux à l'intérieur (rappelant celui de Saccoglottis verrucosa). La graine est comestible. Les fruits récoltés sous l'arbre sont rarement en bon état, et fermentent rapidement après avoir atteint leur pleine maturité.

Répartition Parinari montana est peu commun, mais largement réparti dans le nord de l'Amazonie brésilienne et en Guyane.

Écologie Parinari montana croît dans les forêts de terre ferme (non inondées), fleurit en septembre et fructifie en novembre en Guyane.

On a isolé des levures originales sur les fruits de Parinari montana

Parinari montana est pollinisé par des abeilles (Mellitophilie).

L'huile des graines de Parinari montana contient majoritairement de l'acide α-Eleostearique (environ 36%).

Les grosses graines de Parinari montana () étaient autrefois disséminées par la mégafaune aujourd'hui éteinte.

Utilisation Les fruits de Parinari montana sont comestibles, parfumés, consommés notamment chez les Kayapó (qui le cultivent et l'utilisent aussi pour le jeu). La collecte de ces fruits a été étudiée. Ses amandes sont consommées crues.

Dans le Rondônia chez les communautés Cacoal, l'écorce de racine de Parinari montana macérée constitue un remède contre les troubles de la digestion (diarrhée).

Protologue vignette|gauche| Parinari montana par Aublet (1775) Planche 204. - 1. Stipules. - 2. Bouton de fleur s garni de deux écailles. - 3. Calice. Style. Stigmate. - 4. Fleur épanouie. - 5. Corolle ouverte. Piſtil. Étamines fertiles. Étamines ſtériles. - 6. Calice ouvert. Pétales. - 7. Deux étamines, une vue de face, l’autre par le dos. - 8. Ovaire. Style. Stigmate. - 9. Pétale ſéparé. vignette|gauche| Parinari montana par Aublet (1775) Planche 205. - 12. Baie. - 13. Noyau. - 14. Baie couple horiſontalement. En 1775, le botaniste Aublet propose le protologue suivant :

Notes et références

Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet

Liens externes

montana Catégorie:Espèce de Chrysobalanaceae (nom scientifique) Catégorie:Arbre (nom scientifique) Catégorie:Arbre en Guyane Catégorie:Dicotylédone de Guyane Catégorie:Plante décrite par Aublet