Parinari campestris est une espèce de plantes à fleurs de la famille des Chrysobalanaceae. C'est l'espèce type du genre Parinari Aubl..
C'est un arbre.
En Guyane, on l'appelle Gris-gris, Gaulette blanc, Néflier de Guyane (créole), Koko, Foungouti koko, Foungouti (Nenge tongo), Fungu pau (Saramaka), Kupeshini (Kali'na), Ãnkiavunon (Palikur).
Au Suriname, on l'appelle Vonkhout (Hollandais du Suriname), Foengoe, Tajamama (Sranan tongo), Boehoeroedoe, Beherada, Behoerada, Bohowoda, Buirata (Arawak), Foengoe pau (Saramaka), Koepésienie, Koepensienoe (Karib).
On le nomme Pajura-grande au Brésil, Wild potato, Buhurada, Mahaicaballi au Guyana, et Guaray, Merecurillo, Pasita au Venezuela.
C'est aussi une des espèces que l'on appelle Bois Bandé dans les Caraïbes (Trinidad).
Description Parinari campestris est un arbre atteignant de haut. Les jeunes branches sont villeuses (pubescence courte et douce), devenant glabres et grisâtres avec l'âge.
Son bois dur et lourd (densité : 0,80 à 0,90), est de couleur brun rose plus ou moins clair, et contient généralement d'abondants gros corpuscules siliceux. Les vaisseaux sont rares (), plus ou moins bien disséminés (tendance à former des amas lâches ou de courtes files obliques), et très gros (), avec des thylles rares à abondants.
Les feuilles sont subsessiles, glabres dessus, tomenteuses dessous, à base arrondie à cordée, et à apex acuminé (acumen long de ). Les pétioles longs de , sont cylindriques, pubescents lorsqu'ils sont jeunes, et agrémentés de glandes discrètes. Ses stipules mesurant jusqu'à de long, sont larges, aiguës à l'apex, villeuses, acuminées, semi-amplexicaules (enserrant plus ou moins la tige), et persistantes (ou tardivement caduques). Les limbes mesurent de , sont de forme ovale. La nervure médiane est légèrement saillante sur le dessus, et les 14-16 paires de nervures secondaires sont proéminentes dessous.
Les inflorescences sont des panicules ou racèmes terminaux et axillaires. Le rachis et les axes portent une courte pubescence brune. On observe souvent deux glandes sur les jeunes branches sous le point d'abscission du pétiole.
Le réceptacle est subcampanulé-turbiné, couvert d'un tomentum brun à l'extérieur. Le tube du calice est tomenteux à l'intérieur et sur la marge, avec des poils hérissés, retorses. On compte 5 pétales blancs, glabres, plus courts que les lobes du calice. Les 7 étamines fertiles, d'un côté font face à 7-8 staminodes filamenteuses, à base connée et sans anthères. L'ovaire et la base du style sont densément velues, hirsutes.
Le fruit est glabre, de forme oblongue, de couleur brun foncé, avec de petites taches blanches, long de pour de large. L'épicarpe est lenticellé, le mésocarpe fin et charnu, et l'endocarpe épais et dur, densément tomenteux à l'intérieur .
Répartition Parinari campestris est présent au Venezuela, à Trinidad, dans les Guyanes (Guyana, Suriname, Guyane) et au nord de l'Amazonie brésilienne adjacente.
Écologie Parinari campestris pousse sur les berges inondables des cours d'eau et aux alentours des savanes et des milieux ouverts, autour de d'altitude au Venezuela.
Parinari campestris est une espèce dominante dans les forêts ripicoles des cours d'eau côtiers de la Malmanoury et de la Karouabo, dans les forêts sur cordons sableux anciens d'Awala-Yalimapo (Guyane) et les forêts marécageuses à Mauritia flexuosa à Trinidad.
Les fruits et graines de Parinari campestris et une des ressources végétales les plus communes dans le régime alimentaire de la tortue Peltocephalus dumerilianus
Utilisation Parinari campestris produit un bois dur et cassant. Il est initialement peu durable, mais peut convenir après traitement pour des usages en extérieur ou sous-marins (résistance aux tarets du fait de sa teneur en silice).
L'écorce de Parinari campestris est un aphrodisiaque populaire à Trinidad. L'extrait de cette écorce ne présenterait pas de toxicité particulière.
Chimie Ses composés chimiques ont été analysés.
On a découvert un dimère de diterpène kaurane original dans Parinari campestris: le 15-oxozoapatlin-13α-yl-10′α,16′α-dihydroxy-9′α-methyl-20′-nor-kauran-19′-oic acid γ-lactone-17′-oate.
Protologue vignette|gauche| Parinari campestris par Aublet (1775) Planche 206. 1. Stipules. - 2. Baies. - 3. Noyau. En 1775, le botaniste Aublet propose le protologue suivant :
Notes et références
Voir aussi Articles connexes Liste des plantes décrites par Fusée-Aublet
Liens externes
campestris Catégorie:Espèce de Chrysobalanaceae (nom scientifique) Catégorie:Arbre (nom scientifique) Catégorie:Dicotylédone de Guyane Catégorie:Arbre en Guyane Catégorie:Plante décrite par Aublet