Le climat de la France est la distribution statistique des conditions de l'atmosphère terrestre sur le territoire national de la France, État transcontinental dont le territoire métropolitain s'étend en Europe de l'Ouest et dont le territoire ultramarin s'étend dans les océans Indien, Atlantique et Pacifique, ainsi qu'en Antarctique et en Amérique du Sud, fondée sur les moyennes et la variabilité de grandeurs pertinentes pendant une période donnée, la période type de référence définie par l’Organisation météorologique mondiale étant de . La caractérisation du climat est effectuée à partir de mesures statistiques annuelles et mensuelles sur des données atmosphériques locales : température, pression atmosphérique, précipitations, ensoleillement, humidité, vitesse du vent. Sont également pris en compte leur récurrence ainsi que les phénomènes exceptionnels.

Positionnée entre les latitudes 41° 19' N et 51° 04'N, la France métropolitaine est dans la zone tempérée, se caractérisant par des étés chauds et des hivers froids mais de façon modérée. On distingue dans cette classification les climats océanique (étés frais, hivers doux, fortes précipitations), continental (étés chauds, hivers froids, faibles précipitations), méditerranéen (étés chauds et secs, hivers doux, précipitations d’automne), montagnard (plus froid et plus humide que dans les plaines environnantes) et océanique altéré (une zone de transition entre le climat océanique et les climats de montagne et le climat semi-continental). Les températures extrêmes enregistrées en France métropolitaine sont à Vérargues le et à Mouthe le .

Les climats de la France d'Outre-mer sont multiples et variés et dépendent de la position des territoires sur le globe, allant par exemple du type océanique froid pour les îles subantarctiques, au type maritime tropical pour les Antilles françaises, au type équatorial pour la Guyane ou au type maritime polaire pour Saint-Pierre-et-Miquelon. La Polynésie française, qui s'étend sur de latitude se décompose quant à elle en .

Ces climats ont beaucoup varié dans le passé, connaissant des périodes chaudes (les optimums) et froides (les âges glaciaires). Les paléoclimats, qui remontent aux temps géologiques, ont été marqués par une alternance de périodes glaciaires ( environ) et chaudes ( environ) selon une périodicité de l'ordre de . La dernière période glaciaire est une période de refroidissement global, ou glaciation, qui caractérise la fin du Pléistocène sur l'ensemble de la planète. Elle commence il y a et se termine il y a , quand commence l'Holocène, qui constitue la période interglaciaire actuelle. Cette dernière est caractérisée par l'optimum climatique romain (−300 à +200), l'optimum climatique médiéval (900-1300), le Petit âge glaciaire (1300-1860). La période contemporaine (1860 à aujourd'hui) est marquée par la fin du petit âge glaciaire alpin (de 1860 à 1900-1910) puis par le début du réchauffement climatique.

Le sixième rapport d'évaluation du GIEC affirme avec certitude l'origine anthropique du réchauffement climatique déjà observable. La France métropolitaine actuelle est supérieure de par rapport aux températures mesurées entre 1900 et 1930. serait à attribuer uniquement à l’activité humaine. L’analyse de données de températures plus précises entre 2010 et 2019, montre que sur cette courte période, la France se réchauffe de tous les . Pour respecter les deux objectifs de l'accord de Paris sur le climat (réchauffement bien en dessous de et de préférence limité à ), une réduction forte et immédiate des émissions de est indispensable, jusqu'à atteindre la neutralité carbone, seule à même de stopper le réchauffement. Diminuer les émissions des autres gaz à effet de serre, en particulier le méthane, est également pertinent. Pour répondre à cet objectif, la France, à travers sa politique climatique, déploie différentes stratégies d'atténuation et d'adaptation, avec des objectifs spécifiques comme la réduction des émissions de gaz à effet de serre de 40 % entre 1990 et 2030 (20 % en 2019) ou la réduction de la consommation énergétique finale de 50 % en 2050 par rapport à la référence 2012 en visant un objectif intermédiaire de 20 % en 2030.

Paléoclimats Cycles de Milanković

vignette|redresse=1.2|Évolution des températures et de la quantité de glace pendant les années (données recueillies dans l'Antarctique). La vie est apparue sur Terre il y a 3,8 à d’années, sous forme des premières cellules. Ce sont les premiers organismes vivants capables de récupérer le carbone du atmosphérique dissous dans l'eau et d’enrichir progressivement l’atmosphère en oxygène (photosynthèse) qui ont mis en route la dynamique cycle de l'eau et du climat. Les premiers hominidés ont vu le jour, il y a environ d’années. Les enregistrements dans les carottes de glace permettent une bonne connaissance du climat sur le dernier million d’années. Il est marqué par une alternance de périodes glaciaires ( environ) et chaudes ( environ) selon une périodicité de l’ordre de . Depuis l’apparition de l’homme, la température moyenne à la surface de la Terre est relativement constante, variant seulement de quelques degrés par rapport à une moyenne d’environ , durant les périodes chaudes interglaciaires, comme l’actuel Holocene.

L’alternance régulière de périodes chaudes et glaciaires s’explique par l’astronomie. En 1924, le géophysicien serbe Milutin Milanković démontre que trois paramètres indépendants caractérisent l'orbite de la Terre autour du soleil et modulent la quantité d'énergie solaire selon les saisons : l'excentricité, l'obliquité, l’inclinaison de l’axe de rotation de la Terre sur elle-même par rapport au plan de rotation autour du soleil ( proche de 23°) et la précession climatique, terme définissant les variations de l’axe de rotation de la Terre. Chacun de ces paramètres varie au cours du temps avec des périodes indépendantes et leur conjonction rend plus ou moins favorable la construction, ou la disparition, de calottes glaciaires dans l'hémisphère nord, calottes qui jouent un rôle déterminant dans le climat. En France, le bassin du Sud-est, considéré comme faisant partie du domaine alpin, se démarque des autres bassins géologiques français par la très grande épaisseur de sa couche sédimentaire. Les dépôts alternants marne-calcaire sont particulièrement bien exposés dans le bassin vocontien, où notamment les formations du Crétacé inférieur se présentent majoritairement sous forme d'alternances de bancs calcaires et d'interbancs marneuxLe bassin vocontien est constitué de dépôts sédimentaires marno-calcaires (alternance selon les variations d'apport des boues argileuses des continents, l'apport calcaire provenant de la décarbonatation de ces boues et de l'activité des micro-organismes à test calcaire), provenant du Massif central et du domaine germanique de la chaîne hercynienne, et qui se sont accumulés dans une vaste cuvette sous-marine de la Téthys alpine, cf. .. Ces successions sédimentaires alternantes reflètent parfaitement l'emboîtement des cycles de Milanković, ce qui constitue une des meilleures preuves d'un contrôle astroclimatique de la sédimentation, .

Dernière période glaciaire (- à -) Dernière période glaciaire (- à -) La dernière période glaciaire est une période de refroidissement global, ou glaciation, qui caractérise la fin du Pléistocène sur l'ensemble de la planète. Elle commence il y a et se termine il y a , quand commence l'Holocène.

Des changements abrupts d'un cycle de mille ans caractérisent cette dernière période glaciaire et ont un impact fort sur les écosystèmes terrestres, marins, ainsi que la composition et la température de l'atmosphère.

Le maximum glaciaire est atteint il y a environ . Ce refroidissement a notamment pour conséquence une régression marine (une baisse généralisée du niveau des mers) d'environ à son maximumFrançois Michel, Roches et paysages, reflets de l’histoire de la Terre, Paris, Belin, Orléans, brgm éditions, 2005, , et l'établissement d'un climat périglaciaire en Europe, en Asie du Nord, et en Amérique du Nord, entrainant de profondes modifications de la faune et de la flore. La calotte polaire arctique recouvre alors le nord de l’Europe, les glaciers des Alpes descendent jusqu’à Lyon et ceux des Pyrénées jusque dans les Pyrénées-Atlantiques. Le niveau de la mer est à environ en dessous du niveau actuel et le rivage était repoussé à ~ au large..

Tardiglaciaire (- à -) vignette|redresse=1.5|De droite à gauche : maximum glaciaire ; terres basses émergées au milieu du Tardiglaciaire ; submersion du Doggerland vers Le Tardiglaciaire est la période qui sépare le dernier maximum glaciaire, qui s'achève il y a environ , du début de l'Holocène, il y a , et durant laquelle se produit une remontée irrégulière des températures, entrecoupée par des rechutes. Le début du Tardiglaciaire en Europe est marqué par la disparition sous nos latitudes de certaines espèces animales dites « archaïques » (mammouths, rhinocéros laineux, ours des cavernes). Rennes et chevaux (Equus caballus gallicus), associés parfois à des Bovinés (bisons ou aurochs) deviennent les espèces dominantes du début de l'Interstade, si l'on en juge d'après le tableau de chasse des sociétés humainesBoris Valentin, Pierre Bodu, Michèle Julien. Habitats et peuplements tardiglaciaires du Bassin parisien. Projet collectif de recherche 2003-2005. Rapport d’activité pour 2004. [Rapport de recherche] CNRS-UMR 7041. 2004, , page 88-94 lire en ligne.

L'Alleröd ( à ) est caractérisé par une progression du couvert arboréen. Dans le Bassin Parisien et en Belgique, les analyses polliniques permettent de distinguer deux phases dans cet épisode : la première se caractérise par l'installation d'une forêt claire à bouleaux (taux de boisement de l'ordre de 45 %) ; la seconde, qui en est peut-être séparée par un léger recul du couvert arboréen, voit l'expansion d'une forêt claire à pins dominants. Les espèces arctiques laissent en partie la place à des espèces de milieu boisé : à l'aurochs et au cheval – occasionnellement présents – sont associés le cerf, le chevreuil, le sanglier, l'élan et le castor ..

Les grottes ornées peuvent également donner quelques indices sur le climat, mais qui doivent être interprétés avec précaution. Les végétaux sont rares dans l'art des cavernes, mais les animaux dessinés peuvent aider à connaître le climat extérieur, même si les espèces représentées sur les parois des grottes n'en représentent qu’une sélection. Les compositions ne forment pas une photographie du paysage extérieur. Certains dessins fournissent cependant quelques informations : la présence d'une antilope saïga sur une paroi de Rouffignac (Dordogne) trahit des conditions steppiques, froides et sèches. Qu'il n’y ait qu'un seul renne et aucun mammouth représenté à Lascaux indique peut-être des températures plus douces (ou alors, ces bêtes n’intéressaient pas les artistes)..