Jean-Paul Sac, né le à Mulhouse est un résistant français. Il est blessé, le , par les Allemands près de Bussang et meurt de ses blessures.

Biographie

Il est le fils de Georges Sac, instituteur, et de Germaine Lutringer, institutrice.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, sa famille refuse l'annexion de fait de l'Alsace. Elle se réfugie dans la commune du Thillot et Jean-Paul Sac fait ses études au collège de Vesoul.

Georges Sac et Jean-Paul aident activement la famille Lutenbacher dont la ferme au Drumont est située côté français près de la nouvelle frontière entre l'Allemagne et la France. Le père Nicolas et ses nombreux enfants (12 au total dont , mobilisés en 1939 dans l'armée française) sont en effet très impliqués, au sein de la Septième colonne d'Alsace, dans une importante filière d'évasion de prisonniers de guerre français (PG), évadés d'Allemagne. Les évasions sont particulièrement difficiles du fait du terrain montagneux et de la surveillance constante des douaniers allemands.

Jean Paul Sac intègre à les Forces françaises de l'intérieur (FFI) du secteur de Bussang. Durant l'année 1944, des maquis se sont formés à l'ouest du Drumont. Mais en été, deux miliciens, déguisés en résistants cherchant à bénéficier de la filière d'évasion, sollicitent Eugène Lutenbacher à Fellering, responsable d'un maquis, puis son père Nicolas.

Le , peut être à la suite de cette tentative d'infiltration, une formation composée d'Allemands et de miliciens cerne la ferme du Drumont et l'incendie. Tous les membres présents des familles Lutenbacher et Sac sont arrêtés. Jean Paul Sac et son père sont transférés dans une usine à Bussang où ils sont retenus captifs. Sa mère, est arrêtée, détenue à Thann, puis à Mulhouse, avant d'être déportée au camp de sûreté de Vorbruck-Schirmeck d'où elle sera libérée le .

Le , Jean-Paul Sac, son père, Nicolas et Paul Lutenbacher, ainsi que deux résistants vosgiens sont amenés au lieu-dit Steingraben, près de Urbès pour y être fusillés. En arrivant sur les lieux, Jean Paul Sac réussit à s'échapper, à se cacher dans la forêt puis dans la maison d'un garde-forestier à Bussang. Les cinq autres résistants sont fusillés et leurs corps poussés dans un cours d'eau.

Le , Jean-Paul Sac se propose spontanément pour guider dans le massif vosgien des éléments du corps franc Pommiès. Le , il est blessé grièvement par les Allemands au lieu-dit « Plain du Repos », près de Bussang. Il est évacué sur Saint-Maurice-sur-Moselle où il meurt, peu après, des suites de ses blessures.

Distinctions Il est reconnu « mort pour la France ». A titre posthume le avec la citation à l'ordre de l'armée suivante : . .

Reconnaissance Depuis le , la salle annexe de la médiathèque du Thillot porte son nom. Une stèle portant son nom se dresse à l'endroit où il est mort. Son nom figure également sur : la plaque commémorative de la ferme auberge du Drumont. le Mémorial National du Corps Franc Pommiés 49e Régiment d'infanterie érigé à Castelnau-Magnoac.

Notes et références

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Septième colonne d'Alsace Corps francs Pommiés

Liens externes

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