La doctrine Clinton est une doctrine non officielle du gouvernement américain issue de l'interprétation des priorités de politique étrangère sous la présidence de Bill Clinton aux États-Unis entre et . vignette|268x268px|Anthony Lake, Bill Clinton et Leon Panetta dans le Bureau Ovale de la Maison-Blanche, le .
Cette doctrine est caractérisée en particulier par la notion d'. développée par Anthony Lake, conseiller à la sécurité nationale. Cette notion s'oppose à celle d'endiguement () en vigueur pendant la guerre froide. Par celle-là, Clinton souhaite inclure le plus de pays possibles dans le giron américain de la démocratie et de l'économie de marché (les deux étant vus comme liés).
C'est aussi sous cette doctrine que les États-Unis sont qualifiés de .
Contexte
Bill Clinton prend le poste de président en 1993, deux ans après la chute de l'URSS, c'est-à-dire la fin de Expression utilisée par les gouvernements américains successifs depuis Truman jusqu'à Bush à propos de l'URSS et des nations communistes qui était l'axe majeur de politique étrangère depuis 1947 et la doctrine Truman.
De même, le monde se mondialise, a un accès de plus en plus large à l'information par les nouvelles technologies et les États-Unis, prospères économiquement., entrent donc dans une nouvelle ère. Dans ce cadre inédit, Bill Clinton estime alors qu'il faut (.).
Déclarations de Bill Clinton Plusieurs discours de Clinton peuvent être considérés comme énonçant doctrine.
Discours de San Francisco le : explications du rôle des États-Unis dans les conflits
Devant le conseil des affaires internationales, dans le Grand Hyatt Hotel de San Francisco, Bill Clinton exprime sa vision de l'interventionnisme américain. D'abord, il assume que les interventions des États-Unis ne sont pas pour le bénéfice direct de la nation américaine.
Et il développe le rôle que doivent tenir les États-Unis dans les conflits du monde.
Stratégie de sécurité nationale de l'an 2000 : ajout de la notion d' Publiée en , la septième (et dernière.) Stratégie de sécurité nationale de Clinton explicite les objectifs visés par la stratégie d'. Il détaille ainsi dans quels cas les États-Unis se doivent d'intervenir militairement en marquant la différence entre trois types d'intérêts nationaux américains : les intérêts vitaux, les intérêts importants et les intérêts humanitaires..
D'abord, il détaille ce que sont les intérêts nationaux vitaux :
Puis, il décrit les intérêts nationaux importants comme ceux qui :
Enfin, Clinton décrit les , nouveaux types d'enjeux. qui forcent la nation américaine à agir.
Enfin, le président estime que ne pas intervenir militairement doit être une priorité, qui est meilleure tant pour éviter les pertes humaines que pour des pertes d'argent massives.
Critiques de la doctrine
Un interventionnisme à géométrie variable
La posture interventionniste forte des États-Unis (lors des guerres de Yougoslavie, ou lors de l'opération Serpent Gothique) fut critiquée pour ne pas être assumée lors du génocide rwandais de 1994 qui fit en un mois.. Bill Clinton réagit aux critiques en assumant que ...
Un délaissement des institutions internationales Certains spécialistes estiment que les Américains ont usé de leur leadership (l' américaine) afin de s'imposer dans les institutions internationales en assignant leurs propres intérêts nationaux aux intérêts globaux de paix et d'équilibre..
Divergences des intérêts Pour certains spécialiste, dont Samuel Huntington., la chute de l'URSS a fait perdre aux États-Unis un élément de cohésion national fort qui guidait la politique étrangère. Ainsi, sous Clinton, le pays serait fragmenté entre intérêts divergents face au manque de menaces réelles..
Notes et références
Articles connexes Présidence de Bill Clinton Endiguement Liste de doctrines géopolitiques
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