Marie Reyland (née Nelly Van Moer) est une chanteuse belge qui se distingue dans les années 1940 en interprétant des chansons réalistes. Elle choisit son nom d'artiste en mémoire de sa grand-mère décédée au début de sa carrière et se produit essentiellement dans les Cabarets MontmartroisLes cabarets montmartrois ou cabarets de chansonniers à Bruxelles sous l'Occupation., Revue belge de Musicologie, vol. 69, musical life in belgium during the second world war / la vie musicale en Belgique pendant la seconde guerre mondiale / het muziekleven in belgië tijdens het tweede wereldoorlog (2015), (lire en ligne archive) de Bruxelles tels le Bœuf sur le Toit, le Corso ou encore La Nouvelle Belgique mais également à Liège et Charleroi ainsi qu'en France. Sa courte carrière prendra fin vers 1946.

Enfance et premiers tours de chant

Chansonnettes et crèmes glacées Née en à IxellesActe de naissance du établi le 14/10/1919 par la Commune d'Ixelles. Royaume de Belgique., sa mère est originaire de La Roche-en-Ardenne et son père de CharleroiHenri Daloze, « Marie Reyland, vedette belge en visite au "Journal" », Journal de Charleroi, 29 novembre 1943, .. C'est cependant à Bruxelles qu'elle grandit dans un milieu plus que modeste"Marie Reyland - Une belle artiste de chez nous". Gazette de Charleroi, 25 novembre 1943, . Son père est marchand ambulant de crèmes glacées et elle l'accompagne régulièrement lors de ses tournées. Dès l'adolescence, elle tente sa chance dans divers crochets« Marie Reylandt », Voilà, 23 juillet 1943, et gagne quelques prixRobert Bebronne, « Marie Reyland à la voix de métal », Cassandre, 7 novembre 1943, .

Début de carrière Lorsque la guerre éclate, elle quitte Bruxelles avec ses parents et séjourne un petit moment à Cadours, un petit village français de Haute-Garonne. Hébergés par les propriétaires d'un restaurant sur la place du village, elle y chante tous les soirs devant un public de soldats.

Elle revient ensuite à Bruxelles et, ayant quitté le cocon familial, elle vole désormais de ses propres ailes. Elle chante dans les cafés et « travaille à l'assiette » : à l'époque, c'est le terme employé lorsque l'on passe de table en table pour récolter de l'argent auprès du public après avoir chanté.

Le succès

En Belgique C'est au Bistrot du PortRobert Wangermée, Dictionnaire de la chanson en Wallonie et à Bruxelles. Editions Mardaga, 1995. . qu'elle gagne son premier cachet d'artiste et enchaîne ses premiers récitals, conseillée et soutenue par Yvan Fadel. Elle se produit également au Grillon« Au cabaret "Le Grillon" », Journal "Le Soir", 18 janvier 1941, . rue de l’Écuyer, au Bœuf sur le Toit« Le Bœuf sur le Toit », Journal "Le Soir", 20 octobre 1940, ., à La Nouvelle Belgique« A la Nouvelle Belgique », Journal "Le Soir", 4 septembre 1941, . rue des Fripiers à Bruxelles ou encore au Poulailler..

Elle chante régulièrement à Liège, notamment au Théâtre Royal où elle partage l'affiche en avec d'autres vedettes dont Claude Lagrange et Charles Trenet"Gala de la Chanson". La Legia, 7 juillet 1942, ..

En 1943 elle partage l'affiche au Corso, un cabaret près de la Gare du Nord, avec Simone Lallier et Berthe Coppi.

En France Marie Reyland effectue une tournée en France pendant l'été 1943. Elle se produit notamment à l'Ambassy à Marseille, au Perroquet à Nice et à Montpellier, Lyon, Toulouse, et Monte-Carlo.

Son répertoire Parfois comparée à Édith Piaf, elle se distingue par sa voix qualifiée de métallique.

Elle interprète les chansons de divers paroliers dont Raymond Asso, Léo Marjane, François Camille

Références

Catégorie:Naissance en octobre 1919 Catégorie:Naissance à Ixelles Catégorie:Chanson réaliste Catégorie:Chanteuse belge du XXe siècle