Villiers-le-Sec est une commune française située dans le département du Val-d'Oise en région Île-de-France.
Ses habitants sont appelés les Villierain(e)s.
Géographie Description Le village se situe au cœur de la plaine de France, près de Montsoult et de l'intersection entre la Francilienne et la RD 316, à une distance orthodromique de au nord de Paris. vignette|centré|Ambiance de la commune : la rue Georges-Pompidou.
Communes limitrophes
Géologie et relief vignette|Allée d'Ecouen, chemin rural qui suit l'ancien tracé de la RD 316 (ancienne RN 16) jusqu'au milieu du XVIIIe siècle, quand elle fut rectifiée comme de nombreuses autres grandes routes.
La commune est membre du parc naturel régional Oise-Pays de FranceCf. ., sans pour autant conserver un patrimoine naturel ou paysager notable. Au contraire, le paysage pratiquement dénudé est marqué par le passage d'un groupe de lignes de haute tension et la Francilienne, et l'on ne constate qu'un minuscule bois et un dernier verger.
L'allée d'Écouen, qui correspond à l'ancien tracé de l'actuelle RD 316 jusqu'au milieu du , a été replantée.
Comme le nom de la commune l'indique, les cours d'eau sont absents sur la commune.
Le relief est peu varié, mais l'on constate une augmentation successive de l'altitude du sud vers le nord, où l'on trouve le point culminant de Villiers-le-Sec à au-dessus du niveau de la mer. Le village lui-même est bâti à d'altitude.
Climat
En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Sud-ouest du bassin Parisien, caractérisée par une faible pluviométrie, notamment au printemps (120 à ) et un hiver froid ()..
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de , avec une amplitude thermique annuelle de . Le cumul annuel moyen de précipitations est de , avec de précipitations en janvier et en juillet. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune de Bonneuil-en-France à à vol d'oiseau., est de et le cumul annuel moyen de précipitations est de ... Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d'émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022..
Urbanisme Typologie Au , Villiers-le-Sec est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022.. Elle est située hors unité urbaine. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune de la couronneLa notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.. Cette aire regroupe ...
Voies de communication et transports La Francilienne traverse le territoire communal à l'extrémité sud, et dispose ici d'un connecteur permettant d'y accéder directement depuis le village. Trois routes départementales assurent les liaisons vers des communes voisines : la RD 26 vers Villaines-sous-Bois à l'ouest, la RD 85 vers Belloy-en-France au nord-ouest, et la RD 9 vers Mareil-en-France à l'est. Les deux autres communes limitrophes, Épinay-Champlâtreux au nord et Le Mesnil-Aubry au sud, sont accessibles via la RD 316.
La gare la plus proche est celle de Montsoult-Maffliers, à Communes limitrophes et autres renseignements topographiques selon la carte topographique 1 : 25 000e « TOP 25 » de l'IGN, consultable en 3D sur le site . Distances mesurées par l'outil proposé dans le mode de visionnage en 3D., sur la ligne H du Transilien. Les trains pour la Gare de Paris-Nord mettent entre 27 min et 33 min. Le village est directement desservi par une partie des services de la ligne 1304 du réseau de bus Haut Val-d'Oise Montsoult SNCF - Viarmes - Persan SNCF, à raison de six aller-retours du lundi au vendredi seulement.
Habitat et logement En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 83, alors qu'il était de 84 en 2013 et de 73 en 2008.
Parmi ces logements, 85,4 % étaient des résidences principales, 0 % des résidences secondaires et 14,6 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 86,4 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 10,4 % des appartements..
Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Villiers-le-Sec en 2018 en comparaison avec celle du Val-d'Oise et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0 %) inférieure à celle du département (1,3 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 84,7 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (71,4 % en 2013), contre 56 % pour du Val-d'Oise et 57,5 pour la France entière..
+ Le logement à Villiers-le-Sec en 2018. Typologie Villiers-le-Sec. Val-d'Oise. France entière. Résidences principales (en %)85,492,882,1 Résidences secondaires et logements occasionnels (en %)01,39,7 Logements vacants (en %)14,65,98,2
Toponymie vignette|Panneau à l'entrée du village. Villaris en 832, Villare sicum au Hippolyte Cocheris, Anciens noms des communes de Seine-et-Oise, 1874, ouvrage mis en ligne par le Corpus Etampois..
Le village doit son nom aux difficultés d'approvisionnement en eau, du fait de l'absence de cours d'eau ou de sources sur son territoire.
Histoire vignette|redresse|Lampe à huile suspendue, en verre, , trouvée à Villiers-le-Sec.
Plusieurs traces d'habitat néolithique ont été découvertes sur le territoire de la commune.
L'occupation devient permanente à partir de la Tène moyenne (200-150 av. J.-C.). Le village se situe à l'intersection de deux voies romaines reliant de Paris à Amiens et reliant Meaux à Beauvais via Beaumont-sur-Oise. Un vicus s'y implante.
Au , le village est la propriété de l'abbaye de Saint-Denis. Le bourg est possédé au par les ducs de Gesvres et au par le comte de Molé.
La commune a été le centre d'activités de fermage depuis le Moyen Âge jusqu'au . Des dynasties de riches laboureurs ont affermés des terres auprès des religieux du chapitre de St Germain des Près : on compte, en particulier les familles Ste Beuve, Chartier, Delions, Collot qui ont permis aux terres de la paroisse de demeurer prospères.
Politique et administration Villiers-le-Sec fait partie de la juridiction d’instance de Gonesse (depuis la suppression du tribunal d'instance d'Écouen en février 2008Décret du 15 février 2008 publié au Journal Officiel du 17 février 2008), et de grande instance ainsi que de commerce de PontoiseSite du Conseil général - Administration du Val-d'OiseMinistère de la justice - Conseil Départemental de l'Accès au Droit du Val-d'Oise.
Rattachements administratifs et électoraux Rattachements administratifs Antérieurement à la loi du 10 juillet 1964Loi 64-707 du 10 juillet 1964 portant réorganisation de la région parisienne, JORF 162 du 12 juillet 1964, 6204–6209, fac-similé sur Légifrance., la commune faisait partie du département de Seine-et-Oise. La réorganisation de la région parisienne en 1964 fit que la commune appartient désormais au département du Val-d'Oise et à son arrondissement de Sarcelles après un transfert administratif effectif au .
Elle faisait partie de 1793 à 1967 du canton d'Écouen de Seine-et-Oise. Lors de la mise en place du Val-d'Oise, la ville intègre le canton de Luzarches. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.
Rattachements électoraux Pour les élections départementales, la commune est membre depuis 2014 du canton de Fosses
Pour l'élection des députés, elle fait partie de la neuvième circonscription du Val-d'Oise.
Intercommunalité vignette|Panneaux d'entrée de communes, à l'époque de la communauté de communes du pays de France. Villiers-le-Sec était membre de la communauté de communes du pays de France, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé fin 1993 et auquel la commune avait transféré un certain nombre de ses compétences, dans les conditions déterminées par le code général des collectivités territoriales.
Dans le cadre des dispositions de la loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015, qui prévoit que les établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre doivent avoir un minimum de , cette intercommunalité a fusionné avec sa voisine pour former, le , la communauté de communes Carnelle Pays de France dont est désormais membre la commune.
Liste des maires
Population et société Démographie
Culture locale et patrimoine vignette|L'église Saint-Thomas-de-Cantorbéry de 1567. Lieux et monuments Villiers-le-Sec compte un monument historique sur son territoire : Église Saint-Thomas-Becket, à l'ouest du carrefour au centre du village (inscrite Monument historique en 1970.) C'est un petit édifice de style Renaissance, qui a été consacré en 1558. Depuis la rue, l'on aperçoit notamment son chevet aveugle ; et l'élévation nord, transformée lors d'une réparation ancienne, ainsi que la façade et le clocher sans aucun style, ne sont pas très engageants. Seule la corniche au sud montre encore que les finitions étaient soignées à l'origine. L'intérieur révèle une construction de qualité, marquée encore par l'influence gothique flamboyante, notamment en ce qui concerne les voûtes. En revanche, les piliers avec leurs chapiteaux font référence aux modèles antiques, et assez curieusement, les trois principaux ordres (dorique, ionique et corinthien) sont présents sur l'unique niveau d'élévation. L'église est également intéressante pour son plan à double nef, très rare dans la région malgré sa simplicité...
On peut également signaler : vignette|L'ancienne maison forte. vignette|La mare-abreuvoir.
L'ancienne maison forte, rue Georges-Pompidou, près de l'église Tour d'habitation carrée et fortifiée de 1557, remaniée et intégrée dans le nouveau logis de la ferme quand cette dernière fut reconstruite au . L'épaisseur des murs et le peu d'ouvertures, ainsi que la volumétrie, renvoient encore au caractère défensif initial du bâtiment. Toutefois, plusieurs fenêtres supplémentaires ont été percées ultérieurement, et l'on ne constate plus d'autres traces de l'architecture d'origine. En tant que ferme traditionnelle du , le complexe bien conservé avec logis, porche, grange et écuries relève d'un grand intérêt patrimonial. L'abreuvoir, rue de Paris, à l'angle avec la rue du Saule, à l'extrémité sud du village