Bilitis est une prétendue poétesse grecque de l'Antiquité qui aurait vécu au temps de Sappho et serait l'autrice de poèmes publiés en français sous le titre de Chansons de Bilitis. En réalité, elle est une invention littéraire due à l'écrivain Pierre Louÿs.

Bilitis est devenue un symbole érotique de la Grèce antique, mais aussi de sensibilité à la beauté de la nature omniprésente.

Biographie Sa biographie est rédigée par l’écrivain français Pierre Louÿs dans Vie de Bilitis, qui ouvre Les Chansons de Bilitis, publiées en 1894-1895 et présentées comme une traduction du grec de poèmes de Bilitis.

Bilitis serait une jeune Grecque du siècle originaire de Pamphylie, fille d'un Grec et d'une Phénicienne. Passant sa jeunesse à Pamphylia, où elle connaît ses premières expériences amoureuses, elle s'installe ensuite à Mytilène, sur l'île de Lesbos, où elle est proche de Sappho et est l'amante de Mnasidika, dont le nom nous est effectivement connu par une mention véritable de Sappho. Vers la fin de sa vie, Bilitis devient courtisane à Chypre. C'est là-bas, à Amathonte, que son tombeau aurait été découvert par un certain professeur G. Heim, archéologue allemand.

D'une , et sa passion amoureuse, notamment envers Mnasidika, . Même si c'est une création littéraire, on peut souligner qu'elle représente parfaitement une .

Œuvre vignette|Bilitis, illustration de George Barbier. Dans la table des matières des Chansons, Pierre Louÿs fait aussi figurer une douzaine de titres censés correspondre à des chansons « non traduites ».

Parmi les chansons de Bilitis prétendument traduites, le linguiste Jean-François Jeandillou sélectionne dans la partie Le Tombeau de Bilitis :

Autre exemple, dans les Bucoliques en Pamphylie :

Postérité

Réception À l'origine, l’œuvre de Bilitis est considérée comme authentique.

Jean Bertheroy publie ainsi en 1896 dans la Revue pour les jeunes filles une traduction nouvelle de six bucoliques de Bilitis choisies parmi les plus innocentes.

Le Dictionnaire-manuel illustré des écrivains et des littératures de Frédéric Loliée et Charles Gidel consacre à Bilitis une notice, qui précise qu'.

Une réédition au Mercure de France en 1898 des Chansons propose un portrait de Bilitis dessiné par Paul Albert Laurens, et fait figurer une copieuse bibliographie en fin d'ouvrage, mentionnant notamment des traductions allemande, tchèque et suédoise.

Hommages Claude Debussy, avec Trois chansons de Bilitis (1897-1898), a composé des mélodies d'une , ainsi que la compositrice Rita Strohl, elle-même amie de Pierre Louÿs (création en 1898).

Le personnage de Bilitis est devenu un symbole du lesbianisme. Son nom est notamment adopté en 1955 par les Daughters of Bilitis, l'une des premières organisations lesbiennes de l'histoire.

Bibliographie

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Notes et références

Notes

Références

Liens externes

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