Historia calamitatum, connu en français sous le titre Histoire de mes malheurs, prend la forme d'une lettre adressée par l'auteur Pierre Abélard à un moine inconnu et peut-être fictif à l'Abbaye Saint-Gildas de Rhuys« Historia calamitatum ad amicum », fiche de l'ouvrage sur data.bnf.fr. Rédigée en 1132, l'œuvre appartient au genre littéraire de la consolationÉtienne Wollf, « Abélard et l’autobiographie », p. 41-48 dans Pierre Abélard : Colloque international de Nantes, dirigé par Jean Jolivet et Henri Habrias aux Presses universitaires de Rennes, 2003, en même temps qu'elle constitue un exemple d'autobiographie, influencée par Les Confessions d'Augustin d'Hippone « Medieval Sourcebook. Peter Abelard: Historia Calamitatum ».
L'authenticité du texte a pu faire l'objet de débats, mais la question apparait aujourd'hui tranchée John Marenbon, « Excursus 1: The Letters of Abelard and Heloise », p. 82-93 dans The Philosophy of Peter Abelard, 1997.
Titre L'œuvre a pu être désignée sous une diversité de titres en latin comme en français. On retrouve parmi les titres français Consolation à un ami, Lettre à un ami, Lettre à un ami, contenant le récit de ses malheurs ou encore Lettre d'Abélard adressée à un ami contenant le récit de ses malheurs.
Le titre latin d'Historia calamitatum est absent du manuscrit, mais utilisé déjà par Pétrarque dans De Vita Solitaria (1346).
Contenu
La lettre représente l'occasion d'une introspection de la part d'Abélard, qui y raconte sa castration et son amour pour Héloïse, mais aussi sa condamnation au concile de Soissons en 1121, la destruction de ses premières œuvres et l'échec du projet de l'abbaye du ParacletJacques Verger, « De l’école d’Abélard aux premières universités » dans Pierre Abélard : Colloque international de Nantes, dirigé par Jean Jolivet et Henri Habrias aux Presses universitaires de Rennes, 2003.
Éditions L'édition latine de référence est celle de Jacques Monfrin publiée aux éditions Vrin en 1978, selon le médiéviste Jacques Verger.
Références
Liens externes Histoire de mes malheurs dans sa traduction de 1859 par Octave Gréard, revue et corrigée en 2000 par Édouard Bouyé.
Catégorie:Œuvre littéraire médiévale en latin Catégorie:Livre paru au XIIe siècle Catégorie:Autobiographie