Camille Perrichon, connu sous le nom de chevalier Camille PerrichonDescription de la pompe funèbre de Monseigneur le maréchal, duc de Villeroy [...], p. 15 https://bibliotheque-numerique.inha.fr/idviewer/60649/47, né le à Lyon et mort le dans la même ville, est un magistrat, négociant, mécène et homme politique français. Il dirige la ville de Lyon de 1730 à 1739 en tant que prévôt des marchands, charge anoblissante.
Famille Son père est noble Pierre Perrichon, né en 1645, Premier échevin de Lyon en 1700, avocat en Parlement et négociant fortuné.
Le peintre Hyacinthe Rigaud fit trois portraits de Pierre Perrichon. Il meurt en 1721 et il est inhûmé par François-Paul de Neuville de Villeroy.
Le maréchal-duc François de Neufville de Villeroy, dans son éloge funèbre de Pierre Perrichon, écrit : Il y a plus de trente cinq ans que j’ai travaillé avec lui dans les affaires les plus importantes et les plus secrètes de ma famille et de la ville. J’ai toujours trouvé en lui une droiture, un attachement et une fidélité à ses devoirs, dont il ne s’est jamais démenti un momentGarden, Maurice. « Formes de contrôle du pouvoir local ». Un historien dans la ville, édité par René Favier et Laurence Fontaine, Éditions de la Maison des sciences de l’homme, 2008, https://doi.org/10.4000/books.editionsmsh.9965..
Le frère cadet de Camille est André Perrichon (1681-1758), écuyer, avocat au Parlement, secrétaire de la ville de Lyon et du commerce, garde des archives et garde-scel du Consulat, chevalier de l'ordre du Roy. gauche|vignette|L'Archevêque et Primat des Gaules Camille de Neuville de Villeroy, parrain du chevalier Camille Perrichon et intime de la famille Perrichon. Camille Perrichon est baptisé deux jours après sa naissance par son parrain Camille de Neuville de VilleroyAcadémie_des_sciences,_belles-lettres_et_arts_de_Lyon, Dictionnaire historique des académiciens de Lyon. (Site officiel), archevêque de Lyon, primat des Gaules, gouverneur de Lyon, du pays lyonnais, du Forez et de Beaujolais, lieutenant général du Roi, propriétaire du château d'Ombreval.
Carrière A l'âge de 20 ans, en 1698, le chevalier Camille Perrichon est avocat au Parlement et succède à son père en ses charges « de secrétaire de la commune et de l’Hôtel-Dieu et à celle de greffier en chef de la Conservation (…) le tout à la recommandation expresse du maréchal de Villeroy »
En 1713, il est l'un des fondateurs de l'Académie des Beaux-Arts de Lyon dite Société du concert. Le , il convoque dans une salle de l’hôtel de ville une assemblée qui devient l’Académie des sciences, belles-lettres et arts de Lyon ; il en est nommé directeur en 1736.
De 1730 à 1739, alors qu’il est conseiller d’État, le chevalier Camille Perrichon occupe la charge de prévôt des marchands. A cette même époque, il est également commandant de la ville durant l’absence du duc de Villeroy.
En 1749, il aide Madame de Warens qui s'est lancée dans l'exploitation et la prospection minière et devient actionnaire des Mines de la Haute Maurienne. Par la suite, en 1757, il l'écarte de la direction de la mine.
Bibliophile, le chevalier Perrichon constitue tout au long de sa vie une importante collection de manuscrits, à l'instar de son frère et de son neveu l'abbé Perrichon. Il la vend aux enchères en 1762..
Il reste membre du consulat de Lyon en tant que secrétaire de la Ville jusqu’en 1766 et meurt en 1768 à l’âge de 90 ans. Il a marqué l'histoire de la ville de Lyon. Le Mercure de France écrit à son sujet : Camille Perrichon, Conseiller d'Etat, nom à jamais immortel dans le cœur des Lyonnois.
Mariage et descendance Le chevalier Camille Perrichon épouse, en 1701, Suzanne Olivier de Sénozan, fille de David Olivier, comte de Sénozan (1642-1722) banquier et négociant, "richissime seigneur de Senozan", propriétaire de l'Hôtel de Sénozan à Lyon (actuel Hôtel de l’Europe) construit en 1653 par Girard Desargues.
Dans le Mâconnais, il avait acheté les terres de Senozan (Saône-et-Loire), de Saint-Martin-Belle-Roche et de La Salle (Saône-et-Loire), et avait obtenu, par lettres patentes de , que ses terres soient érigées en comté de Senozan. Il y fit bâtir un château, détruit à la Révolution. Son parc immence contenait une allée de 430 tilleuls et une autre de 310 mûriers qui reliaient le château de Senozan à la Saône et à Saint-Martin-Belle-Roche.
Un chemin bordé de 120 marronniers d’Inde relait le château à l’église. L'église de Senozan existe encore et elle est ornée de boiseries d’époque Régence portant le monogramme des Olivier de Sénozan.
La famille Olivier de Sénozan a aussi achété au 3e duc de Villeroy les seigneuries d'Hallincourt, de Magny, de Saint-Gervais, d'Estrées, de La Chapelle, etc., et la jouissance du domaine royal engagé dans le bailliage de Magny.
Par son mariage avec Suzanne Olivier de Sénozan, Camille Perrichon augmenta sa fortune déjà considérable.
Ils eurent quatre enfants :
Suzanne Françoise Perrichon (1702-1778/) mariée le avec Antoine Joseph de Boësse (1684-1759), capitaine au régiment de Normandie, capitaine de la compagnie franche du Régiment lyonnais en garnison aux portes de Lyon (1738 à 1759) ; Françoise Perrichon, née en 1704, mariée le (cérémonie célébrée par François-Paul de Neufville de Villeroy, archevêque de Lyon) avec Christophe de La Frasse de Seynas, seigneur de Sury-le-Comtal, Saint-Romain-du-Puy, etc., conseiller en la cour des monnaies de Lyon, lieutenant général de police à Lyon ; David Perrichon, né en 1705 ; Suzanne Perrichon, née en 1706.
Armoiries Cette famille issue de Pierre Perrichon (1645-1721), écuyer, secrétaire de la ville de Lyon et premier échevin, s'est rapidement éteinte, dès la fin du XVIIIe siècle.
Pierre Perrichon (1645-1721) portait les armes suivantes :
blasonnement : Ecartelé en sautoir d'or plein, et vairé d'or et d'azur ; à la bordure componée d'argent et de gueulesF. Hernandez, Paire de plats aux armes de Camille Perrichon, Lyon, 2017, en ligne. casque : taré de face, orné de lambrequins. cimier : un lion issant. supports : deux lions.
Son fils Camille portait les mêmes armes, écartelées mais non écartelées en sautoir :
blasonnement : Ecartelé d'or plein, et vairé d'or et d'azur ; à la bordure componée d'argent et de gueulesJ. B. Rietstap, Armorial général, 1887, tome 2, p. 415. couronne : de comte. supports : deux lions.
Notes et références
Voir aussi Bibliographie
Liens externes
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